27 décembre, 2006

Le nouvel an en brousse

Nous nous apprêtons à partir pour la brousse, vers un village Touareg à quelques 700 km de Niamey. Il s'agit du lieu d'origine de mon gardien. Il nous accompagnera d'ailleurs. Ce sera aussi une immersion en langue Tamasheq.
Je vous en donnerai des nouvelles au retour.

Daniel

PS Finalement, il y a un autre sens à Tabernak en Tamasheq. C'est une vieille femme qui me l'a appris: visage très laid, défiguré même.

Notre vie à Niamey (version de Sophie)

À la découverte du Niger.
Enfin on commence a respiré car on connaît mieux notre environnement. Nous avons trouvé un marchand qui a toujours de beaux légumes et quelques variétés de fruits. Il se trouve près de l’école des enfants et l’on préfère son kiosque à l’ambiance du marché. Selon lui, nous sommes ses meilleurs clients, cela peut être vrai car je cuisine beaucoup les légumes et on mange des fruits pour collation. Alors à chaque semaine, il m’offre de la salade gratuitement et tout le monde est content.
Je commence, parfois, à me demander si je devrais changer quelques habitudes alimentaires lorsque nous serons déménagés en brousse, mais on verra rendu là. Bon quand même, bientôt je veux essayer quelques recettes d’ici et commencer par préparer la bouillie africaine. Il s’agit d’un choix de différentes sortes de farines, cuit dans l’eau ou du lait, ici, je crois qu’on aime bien au maïs ou au mil. Pas si bizarre que ça, c’est comme notre gruau, mais je sais qu’on va lui ajouter un peu de saveur avec du sucre ou du sel.
En fait, c’est vrai que nous sommes dans un pays pauvre, mais maintenant, nous avons découvert plein de petites boutiques. Tout le long de la route, nous ne trouvons que ça, mais elles reviennent toutes à la même chose. Ah oui! Il n’y a qu’un seul bon endroit pour trouver du bon gros pain croûté et tant qu’à être là, ils ont de bonnes pâtisseries (Daniel en a acheté pour mon anniversaire. Je crois qu’ils ne font pas de gâteau, alors nous avons mangé des milles feuilles). Tranquillement, nous avons trouvé les boutiques qui nous conviennent tel qu’une papeterie (ou librairie) et si quelques choses brises dans la maison, nous savons maintenant où se rendre.
Je suis contente maintenant de notre maison. Les soucis de notre installation sont terminés. Pour ceux qui ne le savent pas, ici en ville, pour ceux qui en ont les moyens comme nous, il y a des maisons bien construites et solides. Je ne peux pas dire qu’elle ressemble à chez nous, mais presque, avec ses portes, ses fenêtres, plancher en céramique, salle de bain complète, l’eau courante et potable que nous pouvons boire sans problème, puisqu’elle est traitée. Nous avons aussi l’électricité et l’eau chaude. Ce qui est difficile c’est de voir nos voisins dans des huttes de pailles et qu’ils vivent dans une « ferme » en ville. Toutefois, nous avons eu le souci de voir les fourmis entrer dans la maison en se creusant des tunnels à travers les murs. Nous avons résolu ce problème en traitant le contour de la maison, mais nous aurons sûrement à recommencer dans deux ou trois mois. Tout cela afin d’éviter le désagrément de se faire piquer les orteils par de si petites bêtes.
Pour l’instant, on sait que nous sommes privilégiés par la ville, mais on se sent tous prêts à vivre dans d’autres conditions. Il nous faudra aussi quitter les endroits qu’on apprécie tous, comme le club Américains avec sa piscine et son petit restaurant fast food (ils font de bonnes patates frites) et la bibliothèque (régulièrement, elle présente des films gratuits dans l’auditorium avec l’air climatisé). Mais on pourra apprécier ces divertissements quand nous serons en ville.
Bon, qu’en est-il de notre travail, à part qu’on doive apprendre une langue difficile. Notre professeur est une femme Tamajeq et elle nous aide à traduire les mots ou phrases que nous avons préparées. Nous devions avoir aussi un autre professeur qualifié, mais nous ne réussissons pas à le contacter. Donc notre tâche est de monter notre cours en fonction de nos besoins. Tranquillement, on nous a offert quelques livres (tous en anglais que Daniel doit me traduire au fur et mesure de sa lecture) qui nous ont orientés sur notre apprentissage de la langue. Donc ça avance. Selon un livre, nous devrons passer 3 à 6 mois sur le thème de survivre : connaître les chiffres, les parties du corps, les phrases pour demander ce dont on a besoin et surtout salutations et au revoir (et ils en ont beaucoup en Tamajeq). On a passé à travers tout ça, mais ce qui nous manque c’est de la pratique. Sur papier et avec le prof, ça va bien. Mais quand on parle avec les gens, on réalise qu’on ne sait pas grand-chose et qu’en fait, on a rien compris à la conversation. C’est pourquoi nous avons bien hâte d’apprendre davantage. Alors, pour nous aider à avancer, nous comptons aller dans les villages, régulièrement, les fins de semaines. Ainsi, on prépare mentalement les enfants à nous suivre dans cette aventure et de notre côté, on s’informe des préparatifs que cela nécessite. Pour l’instant, toute la famille est enthousiaste à ce projet et elle espère vivre de belles aventures pour répéter l’expérience régulièrement.

Joyeuxn Noel (en retard)

Il semble que Noël arrive à la même date partout sur la terre. Ce n’est pas le cas de toutes les fêtes religieuses. Chez les musulmans, il compte le calendrier lunaire, alors les dates font leur rotation dans chacune des saisons d’une année à l’autre. (Le calendrier lunaire compte les mois selon les cycles de la Lune, de son apparition à sa disparition.)
Ce sera notre premier Noël hors Québec, hors hiver, hors neige.
Déjà, la clarté nous trompe car il fait toujours jour jusqu’à 18h30.
Il y a peu de musique et de décoration de Noël.
Il fait un peu froid, à cause du contraste avec le jour (hier 40C à l’ombre).

N’empêche que ce sera Noël dans 3 jours. Alors comment allons nous le fêter?
Non, on n’aura pas d’atocas. Malheureusement, mon oncle en faisait d’excellents.
Nous sommes en train de préparer des paniers de Noël pour nos employées de maison, nos pauvres les plus proches. Ainsi, nous ferons notre tournée le 24 décembre après la sieste chez eux pour leur distribuer ces vivres. Nous ne pouvons pas poser la boîte et partir. Pour toutes les visites chez les Africains, il faut savoir s’asseoir, saluer, donner des nouvelles. Il s’agit d’une des formes de communication que nous devons apprendre : être avec les gens, perdre son temps avec eux. Bien sûr, dans notre cerveau nous sommes capables de s’argumenter et de se dire, ce n’est pas perdu. Mais, dans notre conditionnement culturel, c'est-à-dire que pour un Nord Américain, rester assis avec rien à dire ni à faire c’est pénible :
15 minutes, ça va.
Une demi-heure, ça se « toffe ».
45 minutes, la torture.
L’heure, je n’ai pas encore réussi l’exploit.

Ainsi, la veille de Noël nous distribuerons des paniers de Noël à nos employées, (un jour, je vous ferai part de mes réflexions sur la générosité).
En soirée, nous irons réveillonner chez un ami Français, mon co-voiturier pour l’école, car son fils est dans la classe d’Antoine. Je suis heureux d’avoir un réveillon, car c’est notre coutume de fêter le 24 au soir.
Et le 25 au dîner, nous mangerons avec nos collègues chez nous et nous aurons un échange de cadeaux modestes (2500 F).
Après, les vacances des enfants pour 2 semaines. Nous souhaitons être créatifs car Sophie et moi devons poursuivre l’apprentissage de la langue. Nous envisageons faire du camping – malgré le froid (!) – près des camps et des villages où nous serons presque immergés dans la langue.
Au milieu de cela, nous trouverons le temps de donner les cadeaux aux enfants. Ils ne sont pas dupes du climat. Ils savent que Noël arrive et ce que cela veut dire.

Sinon, cela va. Il y a toujours des petits bobos et de la fatigue.
On pense quand même au Soleil d’hiver, à la tendresse des manteaux doublés en plume d’oie, à la chaleur des foyers à bois et à la luminescence de la neige, sans compter les gens, nos parents et parentés, nos amis, nos frères, nos sœurs.
Mais je ne pense pas souvent à Stéphane Dion.


Igida.
Har Assarat!

Daniel

15 décembre, 2006

Qu'est-ce qu'on mange?

Je suis désolé, mais on n’y a pas pensé.
En effet, on n’a pas pensé de prendre le temps de dire ce que nous mangeons.
Pourtant, on mange trois fois par jour. Alors, manger devient tellement routinier que c’est comme oublié qu’on dort. Pourtant, on dort. Je vous concède que j’ai parlé des toilettes, c’est probablement parce que les allers et venus étaient moins routiniers à notre arrivée.
En ce qui concerne la nourriture, ce n’est pas parce que c’est vert avec des morceaux orange et rouge que cela vaut d’être mentionné. Il est vrai que les odeurs qui nous entourent ont évolué. Disons que la vie africaine sent quelque chose. Mais, pour la nourriture, il n’y a pas d’odeurs particulières à dire ou à dédaigner.
Je ne suis pas en mesure de vous dégoûter avec nos repas, parce qu’on mange presque comme ici. Je peux davantage dire ce qu’on ne mange pas, car, dans les épiceries, on trouve presque tout. Sauf que ce tout dépend des arrivages de marchandises. Par exemple, les céréales du matin, quand il y en a, il faut les prendre car on ne sait pas quand, ni si, il en arrivera d’autres. Il y a des Corn Flakes de marques étranges en masse. La boîte de 375g coûte 1200 fcfa (2.80$). La boîte Kelloggs coûte 4000 fcfa (9.00$). Si on ajoute du chocolat ou de la couleur dans les boîtes, le prix augmente vertigineusement (autour de 6300 fcfa – 14.00$ pour 375g).
On n’achète jamais les fruits et légumes à l’épicerie, toujours au marché.
On y trouve :
Tomates
Patates
Piments, mais pas tout le temps
Chou en saison
Concombre (il faut bien prononcer les 2 sons « on »)
Oignons
Carottes
Zuchinis
Laitue
Petites fèves vertes
Et des courgettes inconnues qu’on n’ose pas goûter encore
Et même plus d’inconnus.
Aussi les fruits :
Bananes
Oranges
Ananas
Dattes
Mangues
Goyaves
Melons d’eau
Cantaloups
Citrons
Et des pommes d’Afrique du Sud
Et même plus.

Les autres choses, nous les trouvons en conserves à l’épicerie
Maïs
Pêches
Compotes de pommes
Poires
Abricots

Alors, on mange du riz, du couscous et des pâtes.
Il y a des charcuteries, mais on a eu notre leçon, on surveille les dates. Sophie a été malade 3-4 jours : intoxication alimentaire. Antoine aussi, mais il s’est remis à courir beaucoup plus vite que sa mère. Il y a aussi du fromage et nous avons acheté une yaourtière ici pour nous faire notre yogourt.
Pour le lait, on se le fait avec de la poudre. Il y aurait bien l’éleveur d’à côté qui vend son lait, mais on ne sait pas ce que ses vaches mangent vraiment en ville. La rue est leur étable.
On ne se plaint pas, sinon que la crème glacée coûte 10$ le litre.
Par contre, on anticipe avec crainte le retour au Canada et tout le sucre qu’on y retrouvera.
Ah oui, je bois du café tous les matins, mais pas moyen de trouver du café non moulu. Je paye le prix du café équitable, mais tout passe dans le transport (il pousse en Afrique, à 700 km d’ici. Il part en Europe pour être torréfié, moulu et empaqueté. Puis, il revient ici…)
Nous sommes donc reconnaissants à Dieu de ce qu’on a. Pas si mal n’est-ce pas?
Et l’on ne va pas maigrir dramatiquement. Sophie cuisine trop bien : repas, biscuits, gâteaux, etc.
Est-ce que j’oublie quelque chose?
Demandez. Nous répondrons.

Daniel

12 décembre, 2006

Construire une maison


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Originally uploaded by gzutem.
Il faut associer la photo avec le texte des allures de maison.

NOEL chez les Marineau


NOEL chez les Marineau
Originally uploaded by gzutem.
Le temps des fêtes arrive aussi chez les Marineau. Alors, le 2 décembre, j’ai sorti des décorations de Noël et monté un petit sapin. Cela a bien aidé, avec cette nouvelle ambiance, de sentir que Noël arrive très bientôt. Les enfants ont beaucoup apprécié décorer la maison et d’y ajouter quelques bricolages. Daniel m’a offert une crèche qu’on fabrique ici, avec les personnages bibliques. J’ai réalisé qu’elle a une connotation africaine avec un berger typique à la culture d’ici avec sa vache (elle a une bosse sur son dos) et son chameau.
On va passer notre premier Noël au chaud, mais le plus important, c’est que nous sommes contents de fêter la venue de notre Sauveur Jésus-Christ.
Les enfants profitent beaucoup de leur trampoline et surtout que cette saison est la saison froide pour ici. Justement Daniel et moi avons appris a dire en Tamajeq, le froid d’ici est notre chaleur chez nous. Il y a quelques matins que nous avons froid et nous avons sorti nos vestes et nos bas. Et le soir, si on garde les fenêtres ouvertes, il faut de bonnes couvertures.

Sophie

08 décembre, 2006

Le lavement des pieds

Lorsque je pense aux pieds, il me vient le souvenir d’une boutique qui n’existe plus : Transcanada chaussures « Transcanada. Chaussez chacun! ». Étrangement, j’associe à ce magasin l’idée négative que l’on pouvait avoir des vendeurs de chaussures, surtout des hommes, vêtus avec un zeste d’élégance à bon marché, qui se devaient de vous déchaussez le pied gauche, si ma mémoire est bonne, et vous lassez le soulier neuf en vous appuyant sur le gros orteil.
À tous les anciens employés de Transcanada, il faut pardonner l’imaginaire et la mémoire de l’enfant que j’ai été. Il faut rappeler qu’aujourd’hui, l’immense majorité des magasins de chaussures sont libre-services. Le représentant, jeune, beau, à la chevelure bien pêle-mêle, nous tend le soulier à distance dédaigneusement raisonnable, toujours debout, attendant qu’on essaie le soulier, gauche ou droit, selon sa sélection. Les anciens vendeurs de chaussures avaient au moins la mine d’être des spécialistes du pied chaussé, alors que les nouveaux paraissent pour des experts de la technologie du confort et de la performance pédestre.
Néanmoins, qu’est-ce qui suscitait se sarcasme et le dédain envers les vendeurs de chaussure – et qui provoqua la mutation des représentants d’aujourd’hui?
Le parfum des orteils, voilà l’odieux qui humilia ces pauvres hommes et femmes. Toujours, de voir ces humbles travailleurs du pied se prosterner devant nos pieds, soit s’exposant, nez devant, aux odeurs que Dieu a lui-même placées à l’extrémité inférieure du corps. Si on moquait alors les vendeurs s’est bien à cause de l’angoisse qui nous agrippait aux trippes quand nous voyions celui-ci retirer notre vieux soulier sans savoir si on puait des pieds.
Cette vision des pieds influence ma lecture de l’Évangile de Jean et de l’épisode où Jésus, la veille de sa crucifixion, lave les pieds de ses disciples. N’est-ce pas pour vous aussi une image d’humiliation? C’est pire que d’être au service des autres, c’est de l’humiliation, presque du masochisme. Si vous essayiez de vous voir le faisant, ou si vous l’avez déjà fait, à quelqu’un qui est capable de se laver, je veux dire que vous ne prenez pas soin d’un malade, vous devez percevoir l’humiliation que vous en ressentiriez. Toutefois, vous en ressentiriez autant le malaise si on vous lavait les pieds seulement pour le rite. Celui qui se fait laver les pieds ressent la même angoisse que celui qui essaie des souliers chez Transcanada chaussures : est-ce que mes pieds vont puer?
Étrange expérience! Désagréable malaise, dont seul l’idée d’obéir à Dieu peut atténuer.
Mais venez passer quelques semaines en sandales au Niger et vous aurez une nouvelle relation avec vos pieds et avec le texte biblique de Jean. Il faut marcher dans le sable, la poussière, la saleté et la chaleur pour voir ses pieds se transformer. Ils passent de pieds qui pus à pieds sales et secs. S’ils puent encore, on ne les perçoit plus comme cela.
Se laver les pieds est devenu nécessaire. L’avertissement « ne mets pas tes pieds sur le sofa » a pris une nouvelle signification. Les pieds sont vraiment sales, comme on dit : tout ce qui traîne se salit.
Se laver les pieds est obligatoire.
Se laver les pieds est ordinaire.
Se laver les pieds est sanitaire.
Par conséquent, le geste de Jésus n’est pas un geste d’humiliation mais de service. Il s’agit d’un exemple d’humilité et non d’humilié. Je n’étais pas troublé par cette image de Jésus lavant les pieds, je n’y pensais pas, simplement parce que cela ne fait pas partie de notre paysage culturel québécois. Mais, maintenant, je le vois, il prend un sens pour moi. Jésus a fait quelque chose d’utile pour ses disciples. Disons que je me vois aussi comme quelqu’un qui vient faire quelque chose d’utile pour les tamasheqs (même si je n’en suis qu’à apprendre leur langue), et non pas comme quelqu’un qui vient s’humilier de façon incompréhensible devant eux. À ceci, j’ajouterai que la demande de l’apôtre Pierre paraît absurde dans un contexte de pieds sales. En effet, l’apôtre demande à Jésus de lui laver aussi les mains et la tête, ce dont refuse Jésus parce que ce n’est pas utile, ni sur le plan terre-à-terre ni sur le plan symbolique.
Le passage en question se trouve dans l’Évangile de Jean au chapitre 13. 1-17.

PS. On ne s’est jamais autant lavé les pieds… soi-même.

30 novembre, 2006

Des allures de maison!

Pour notre part, la maison est bien installée. Il ne nous manque plus de meubles. Le ménage se fait régulièrement. Car il faut le dire, nous sommes dans la saison sèche. Qui dit sèche dit poussière et sable. Et puisque nous n’avons pas encore assez froid pour garder toutes nos fenêtres fermées, et puisque nous n’avons pas non plus l’air climatisé, alors, nos fenêtres sont ouvertes, avec seulement les moustiquaires comme barrières. Néanmoins, on se sent chez nous, avec nos photos de famille sur les murs et nos rideaux aux fenêtres.
Mais voici que je suis allé aider mon gardien à construire sa maison. Je me rappelle un collègue, François, qui me demandait si je saurais faire un cabanon avec toutes les facettes de la construction dont cela sous-entend. J’avais dit oui à François, mais tout cela n’est pas nécessaire. Ce que nous avons fait m’a plus rappelé les scouts que la construction. Nous avons attaché des branches ensembles, de différentes grosseurs selon leur place. Là-dessus, nous avons placé des nattes de paille, couvert avec des toiles de plastique ( du gros polythène) et encore d’autres nattes de paille.
Vous comprenez que mon gardien est pauvre. Mais, il y a tout un marché pour ce type de matériaux de construction. Ce travail est à refaire après chaque saison des pluies.
Le plus difficile pour moi était de mettre de côté ce qui était de mes jeux d’enfants dans le bois pour construire ce qui est véritablement un chez soi d’une famille. Il faut savoir que les gens vivent dehors. La cuisine est dehors. La toilette est dehors. Le salon est dehors. Et quand il fait chaud, les chambres sont aussi dehors.
Il y a des choses qui sont tellement différentes mais il y en a d’autres qui sont toujours pareilles. En fait, mon gardien a déménagé pour avoir plus grand, surtout parce que sa belle-mère habite avec eux. Or, il voulait qu’elle puisse avoir sa case à elle. Nous n’avons pas tous des problèmes avec notre belle-mère, mais ça me fait rire de penser que ce n’est pas seulement un cliché de chez nous. Mais, pour ici, imaginez-vous qu'il y a des polygames. Or, ils n’ont pas seulement plus qu’une femme…

Daniel

Que se passe-t-il de nos Alouettes?

Tristesse à distance.
Un vendredi matin, une collègue de Colombie-Britannique m’annonce la triste nouvelle que nos Allouettes se sont faites plumer. Maintenant je comprends pourquoi je rencontre autant d’Anglais qui connaissent la chanson :
Allouette, gentille allouette
Allouette, je te plumerai…

Je ne connais pas encore les détails, mais il faudra changer quelque chose ou quelqu’un.
Je suis un peu loin pour avoir du poids sur les décisions de l’équipe. but Jim Popp, Do something!

Daniel

Remerciements

Notre fond pour un véhicule augmente. Je tiens à dire merci publiquement à un monsieur ou à une femme du nom d’anonyme. Peut-être est-ce une communauté de gens anonymes. Je l’ignore, mais nous vous disons merci. Nous sommes à peu près à la moitié des fonds pour un 4X4 selon les vieilles nouvelles du mois d’octobre. Mais je vous préviens, même avec un bon 4X4, nous ne pourrons pas aller vous rendre visite et vous le faire essayer.

Daniel et la famille

21 novembre, 2006

3 tuques, 2 crevaisons et 1 accrochage

Ce matin j'ai compté 3 tuques sur la route. Il devait faire 21-23 degrés. Cet après-midi, j'ai vu un homme avec un manteau chaud. Il faisait au moins 40 degré au Soleil. Sauf que c'est sec et qu'il y a un vent appelé l'Harmattan qui souffle et qui est frais. Ceci fait que pour moi la chaleur est nouvelle. Je peux être au Soleil et sentir qu'il me rôtie tout en me sentant bien et raffraichi par le vent. Bizarre!

Nous sommes allés voir les girafes, il n'y a pas si longtemps. J'ai roulé hors terrain un peu avec la Peugeot que la mission nous prête. Elles sont belles et en liberté. On ne peut pas les approcher beaucoup mais ça reste impressionnant. Cette fois, elles étaient farouches car elles avaient des petits.
Sur le côté de la route pour s'y rendre, il y a un camion accidenté et quelqu'un nous demandait de nous arrêter. Probablement pour les aider. Mais le problème, c'est qu'il y a un mois j'ai vu le même camion avec des gens dedans qui demandaient de nous arrêter... alors on ne s'est pas arrêté cette fois-ci.
Au retour, j'avais un pneu crevé, mais seulement rendu en ville. j'ai sorti pour le changer. 5, 10, 15 personnes sont venus pour faire le travail. Bien sûr, ils cherchent du travail, mais j'avais le sentiment qu'ils ne pouvaient pas imaginer qu'un blanc se salisse les mains et qu'il force. À demi offusqué, j'ai fait le travail moi même. Ensuite, j'ai fait réparer la crevaison. Surprise! le pneu a une trippe (chambre à air). Autre surprise, le gars (dit le vulganisateur) a recoud le pneu déchiré.
Deux jours plus tard, une autre crevaison. Je dois encore aller le faire réparer. Autre surprise! J'ai oublié de dire que la réparation est 2$.

J'ai eu un accrochage aussi. Finalement, je dois considérer le sable comme de la glace noir qui se voit. Nous avons tous freiner et on s'est quand même tamponnés. Aujourd'hui, la voiture est revenue réparée. Mais quelle joie d'aller faire la déclaration aux assurances - car il y a des assurances en Afrique. J'y vais avec les infos du responsables de l'accident. Je dois revenir avec les photos et une soumission de réparation. Je devrai aussi montrer la voiture à la compagnie assurance de l'autre automobiliste.
Je montre la voiture à un mécanicien. Il doit trouver les morceaux et monter la soumission. Je lui paye le taxi...Il n'y a pas de réseau de fournisseurs. Il me dit :"reviens demain à dix heure" Je reviens à midi.
"Ah monsieur, j'ai perdu mon cachet, je vais envoyer le petit faire cacheter chez un ami. Le cachet est un tampon comme aux douanes et qui fait office de signature officielle partout. J'ai moi aussi mon cachet. Je reviens à 13h. "Ah! Monsieur le gartagiste ... " Je reviens à 18h alors et c'est bon. Je retourne aux assurances, je vais voir l'autre compagnie... Enfin c'est fini!

Daniel

11 novembre, 2006

Au travail

Après tous ces mois d'installation et de recherche, nous voici au travail. Nous nous sommes mis sérieusement à l'apprentissage de la langue Tamasheq. Sophie plus que moi. Elle a une femme qui vient à la maison à tous les jours et elles visitent d'autres femmes pour pratiquer aussi.
Dans mon cas, j'avais un homme qui m'aidait, mais il prend une formation d'instructeur d'alphabétisation cette semaine, alors, je l'ai perdu. Mais d'un autre côté, cette formation est financé par notre ONG. Alors, Sophie et moi allons participer à ce travail. Mais il s'agit de l'alphabétisation en écriture Tamasheq. Déjà, nous apprenons à lire le Tamasheq. Il faut surtout lire et prononcer les lettres que nous n'avons pas. Par exemple, essayez de dire le son de la lettre Q par la gorge et non par la bouche. Ensuite, on doit travailler trois type de R tout en prononçant le H. Il y a encore d'autre différence, mais je ne saurais les expliquer avant quelques mois.
Au début décembre, les classes d'alphabétisation vont commencer. Il est plus facile pour les gens d'apprendre à lire dans leur langue et ensuite apprendre la lecture en français. Nous allons participer à chacune de ces étapes. Par contre, l'alphabétisation ne doit pas nous freiner pour apprendre le Tamasheq. Cela doit le compléter.

Je vous remercie de continuer de visiter cette page. J'essaie d'écrire plus souvent mais je ne peux pas me brancher.

Daniel

Pas encore vraiment branché

Notre silence représente nos problèmes de branchement à Internet avec un Mac.
Bientôt, une compagnie de téléphone va mettre un modem USB sur le marché et je devrais pouvoir l'utiliser. Je croise les doigts.

À part cela, nous sommes occupés.

Daniel

30 octobre, 2006

Un baptème à la musulman


Un premier baptème
En Afrique, la notion du temps est très flexible. Alors, le mot retard n’existe pas. J’ai eu des rendez-vous le jeudi pour des travaux et l’ouvrier est arrivé le lendemain. Puisqu’il est venu, il a respecté son engagement!!! Nous avons donc reçu des meubles deux semaines plus tard que prévu et il manque encore deux commodes sur cette commande, mais… Il faut s’y faire il paraît.
Mais, là où c’est moins drôle, c’est que mon gardien attend son bébé depuis qu’il travaille pour nous. Le docteur avait dit début septembre. Je me souviens avoir vu la maman et de l’avoir trouvée grosse, du point de vue de la maternité, bien sûr. À toutes les semaines, je m’attendais à ce qu’un matin il ne vienne pas travailler. Le 16 octobre dernier, je reçois un appel dans la nuit : « Je ne serai pas là demain, Madame est à la maternité. »
Donc, même le bébé est arrivé six semaines plus tard que prévu. Je sais qu’il y a des questions de précisions féminines qui peuvent ne pas être calculées de façon exacte.
On s’est finalement réjouit car il commençait à y avoir de l’inquiétude pour cette grossesse. Sophie et moi avons bien prié pour cette maman et son bébé. Sophie a tenté de rassurrer la maman et le papa quand ceux-ci s’inquiétaient de différentes réactions physiques. Par exemple, la maman s’est mise à enfler des pieds, des mains et du visage. Mouhamed, le papa, a entendu que le sang de la mère n’était plus bon et une autre chose bizarre. Sophie a pu les rassurrer car elle lui a raconté que cela arrive, qu’il faut être patient. Comme de fait, elle accouché et elle reprend le dessus assez bien.
Huit jours plus tard, nous sommes invités au baptème. C’est le mot français pour une cérémonie qui concerne le fait de donner le nom à l’enfant. Les parents doivent égorger un mouton qui servira à faire le repas pour tous les visiteurs de la journée. La cérémonie a lieu à 7h du matin. Je suis donc allé moi seul, sachant qu’on pouvait revenir dans la journée. Cette cérémonie est très brève, elle a lieu chez la famille. Les femmes sont dans la hutte avec le bébé. Les hommes et moi étions dehors avec l’imam qui fait une prière courte et puis on mange.
Je n’ai pas vu le bébé le matin. Mais tout le monde s’étaient mis sur leur 36, surtout que la veille s’était la fête du Ramadan, le jour qui marque la fin du jeûne. Cette fête est comme notre Noël. Les enfants ont de nouveaux habits et des cadeaux. Tous se mettent beaux. Alors, les beaux habits étaient déjà sortient. Mais, toutes ces festivités coûtent cher pour ces gens qui ne gagnent pas beaucoup. Par contre, ils y prennent tous part avec joie. Je n,ai pas vu quelqu’un maussade comme chez nous dans le temps des fêtes. Ils étaient fiers de leurs habits et de leurs enfants.

Bon! Si je n’ai pas oublié, le bébé s’appelle Fatimatou, c’est une fille. Elle est née avec 7lbs et bien chevelue. Aujourd’hui, encore, la maman et elle vont très bien. Et sur la photo, c'est l'homme en bleu.

Et je vous salue car je dois passer à autre chose.


Daniel

Ce que j'entends ici.


Les Nouvelles du Canada
J’écoute Radio-France International à l’occasion. Au Canada, on a souvent l’impression qu’en Afrique tout va mal, selon les nouvelles qu’on entend. Pourtant, les gens vivent, travaillent, s’aiment et élèvent leurs enfants. À tout le moins, c’est ce que je constate. D’ailleurs, les enfants africains sont comme les canadiens, ils naissent, ils pleurent, ils mangent, ils jouent et se chamaillent, ils se font chicaner et ils dorment.
Mais, ici en Afrique, qu’est-ce qu’on entend du Canada?
Je n’ai entendu que deux nouvelles à la radio. La première, très brève, concernait la fusillade au Collège Dawson. Cela m’a pris plusieurs jours, à cause de mes problèmes internet, pour comprendre ce qu’il s’est passé. Autrement, je ne savais seulement qu’une fusillade a éclaté dans un collège et qu’elle s’est poursuivie dans la rue et dans le métro… Tout en rappelant la tuerie de la Polytechnique Et je suis en voiture vers l’école avec les enfants.
L’autre nouvelle, c’est un reportage en Gaspésie : « La faillite de la forêt canadienne ». On ferme des scieries, on perd des jobs, on cherche des solutions, en tout cas, tout va mal AU Canada.
Ensuite, entre les branches, j’apprends qu’un viaduc est tombé à Laval. Mais rien dans les médias à ce sujet au moment où j’écoute.
Le plus intéressant, j’ai entendu dans une tribune téléphonique que le Canadiens a échangé Mike Ribiero. Alors, quelle discussion sur le manque de loyauté de l’organisation envers ceux qui ont grandi dans son organisation. Mais vous devinez que sur ce sujet, la glace a fondu rapidement. En fait, la majorité des Nigériens n’ont jamais vu un bâton de hockey. Je pourrai donner celui que j’ai apporté au musée! Aujourd’hui, je comprends l’inutilité du hockey ici, pour comprendre, faites un lancer-frapper sur du sable et regardez le visage de votre adversaire. S’il vous regarde dans les yeux, c’est que vous n’êtes pas sur du sable.
PS. Bientôt, j'aurai TV5 et les nouvelles de Radio-Canada.
Daniel

24 octobre, 2006

Presque mais pas encore!

Presque branché!
Je suis presque branché sur internet. J’ai trafiqué un script de modem d’Apple pour fair fonctionner les fameux modems ZTE d’un téléphone cellulaire d’ici. Ça fait plusieurs jours et semaines que je passe là dessus. (Ça ma fait suer – de façon littérale surtout et un peu figurée.)
Ce sont des téléphones ordinaires avec une antenne. Je ne sais pas encore si cela sera stable. Ça demeure lent : 33.6Kb. Apparemment que le haute vitesse s’en vient. Mais le 33.6Kb coûte déjà 80$ par mois. Il existe un haute vitesse sans fil (satellite) à 350$ par mois… On va aller lentement pour l’instant.
En passant, pour nous envoyer des message courriels, cliquez sur notre photo dans le coin haut à droite. Même Marianne a le sien.
PS. Ça ne marche pas vraiment encore!

Connaissez-vous ma chanson?

J’ai une chanson dans la tête
Demain, l’hiver
Je m’en fout!
Je m’en vais dans le Sud au Soleil

de Robert Charlebois

Honnêtement, je n’arrive pas à concevoir que nous sommes en octobre. Nous avons eu notre souper de l’action de Grâce avec nos bons collègues canadiens. Sans eux, je ne me serais jamais douter que nous étions là, déjà.
Hier, j’ai vu un match de football américain du Nebraska. Tous ils avaient leur tuque et leurs gants. Étrange, non!

Daniel

Il fait juste 32

« Il fait juste 32o »

« Il fait juste 32o! » s’exclama Sophie à midi.
En effet, il ne faisait que 32 et nous étions bien dans la maison, car la veille, il faisait 36 et que dehors s’était 42 à l’ombre, sans compter un facteur humidex élevé.

Daniel

09 octobre, 2006

Un bon véhicule usagé


Un bon véhicule usagé
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Parle parle, Jase jase
90% des achats demande du temps. Pour une voiture, c’est plus exagéré, mais un kilo de patates revient au même. Pour les patates, les vendeurs se trouvent aux marchés ou ils arpentent les rues en quête d’acheteurs. Dans ce cas, si vous ne voulez pas acheter, il faut avoir une face de carême – avoir l’air bête – sans quoi, il interprètent votre sourire et votre réponse à « Ça va? » comme un intérêt notoire pour leurs produits ambulants.
Dans le cas des voitures, la difficulté est de trouver les vendeurs. Bon, il y en a quelques uns qui s’affichent dans une sorte de marché de voiture d’occasion. Mais, il me voit venir comme un train avec ma peau blanche. Les autres vendeurs sont de petits professionnels qui tentent leur chance en achetant une voiture qui arrive à la douane par un importateur.
Pour les rencontrer, j’ai fait la connaissance d’un homme qui a son nez partout à Niamey. Je l’appellerai Jacques. Il a dû lui-même vendre des voitures à une époque. Il est un homme de réseaux. Il sait qui vend quoi et où, et je parle de choses légales : j’ai rencontré chez lui le distributeur de pommes de Niamey. Dans d’autres cas, il cherche des marchés pour distribuer les produits d’un de ses nombreux contacts. S’il y a des preneurs de bijoux touaregs au Québec, il serait bien content…
C’est mon gardien qui me l’a présenté, un homme de réseaux aussi, mais pas de la même classe sociale. Il me présente plein de monde : taximan, couturier, femme de ménage, artisan, etc. et j’en suis heureux.
Pour revenir au voiture, il ne faut pas se montrer pressé, mais vraiment pas. Surtout que le vendeur aussi ne veut pas se montrer pressé de vendre, comme si les acheteurs l’assaillent à chaque jour pour le camion qu’il a acheté il y a deux mois. J’ai pas rencontré des tonnes. Je sais qu’il faut jaser et être prêt à attendre un jour ou deux avant de pouvoir le revoir. En cas de doute, il ne faut pas dire de prix parce qu’alors, l’amorce est lancé et le vendeur ne veut pas perdre sa vente. Il ne faut surtout pas dire un prix élevé en partant.
On m’a offert jusqu’à présent une mercedez 1990 pour 2000$ : maganée comme ça ne se peut pas. Deux corolla, dont une comme la dernière que j’avais au Québec pour 5000$. Et un Land cruiser 1985, 4X4, sans air climatisé, pour 5500$. Apparemment qu’un tel camion avec climatisation serait 7000$.En monnaie d’ici, il s’agit de 2,5 million et 3.5 million avec la clim. Nous sommes devenus millionnaires!
Je reverrai d’autre voitures bientôt…
Je vous raconterai.

Daniel

Paysage


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Paysages!
Du haut de l’avion je contemplais les vastes étendues canadiennes avec ses rivières, ses lacs, montagnes, collines et vallées. Vastes champs de forêts, d’arbres, de végétations verdoyantes Voyez ce monde sauvage, indomptable qui ne peut être que couru, parcouru sinon tondu, rasé.
Maintenant, imaginez tout cela sans arbres ni eau. Voyez les vastes étendues sillonnées de rivières et de lacs, tous secs. Scrutez ces montagnes, collines et vallées sans verdure, ou si peu. Si vous l’imaginez, alors vous savez à quoi ressemblent les contrées nigériennes.
Ces paysages m’ont fait constater comment le Québec était proche du Niger, seulement couleur sable plutôt que vert forêt.

Daniel

Sortir!


Sortir!
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Pourquoi il faut un bon 4X4?
Comme j’ai déjà mentionné, Sophie et moi sommes allés en brousse pour visiter des campements tamasheqs où il est possible que nous allions travailler.
Départ : 6h du matin.
Retour : inconnu, mais 18h est espéré.
Véhicule : Toyota Prado 2005
Équipage prévu : Sophie et moi, un couple de futurs collègues en visite avec leur fils de 18 mois, un ami tamasheq et un guide de brousse : soit 7 personnes.
Équipage réel : Sophie et moi, un couple de futurs collègues en visite avec leur fils de 18 mois, un ami tamasheq et un guide de brousse ET un homme qui veut apporter ses condoléances à sa famille endeuillée, un enfant qui doit aller à l’école de brousse, le porteur de l’ami tamasheq qui est quadraplégique (ce porteur aurait dû être prévu) et la fille de cet ami : soit 11 personnes dans un camion prévu pour 9 places dont 4 inconfortables.

La pluie
Notre premier réveil s’est fait dans la nuit, vers 3h. La pluie nous a réveillés. Il pleuvait toujours à 5h15, toujours à 6h et à 6h30 lorsqu’on découvre les passagers supplémentaires. On part sous la pluie. La route est tranquille et il pleut presque tout le long que l’asphalte dure. Au bout de l’asphalte se trouve la ville d’Ayorou. Il est presque 9h, tout est en boue. On peut dire dans la bouette.
J’ai donc mis les 4 roues motrices et vlan dans la route houleuse comme la mer qui à chaque trou d’eau fait jaillir deux vagues, l’une à gauche, l’autre à droite. Mais onze personnes dans un espace clos, même avec l’air climatisé, transpire. Nous gardons les fenêtres fermées contre les éclaboussures brunes. Mais les trous ne cessent de se suivre, toujours plus juteux, sur une route toujours plus accidentée. Les femmes prennent des Gravolmc. On s’arrête un peu pour admirer le paysage et pour « l’arroser » un peu plus.
Notre moral demeure bon. On a le goût de découvrir ces campements. Le couple qui nous accompagne planifie revenir dans un an. Il souhaite voir tout ce qu’ils peuvent. Nos passagers ont de la famille à retrouver.
C’est long
Mais après une heure et demi, on commence à regarder le compteur car notre ami nous a dit qu’il n’y avait que 37 Km après la ville d’Ayorou. Vers 11h30, nous quittons la route. Le sol est boueux et les pneus manquent de rayures. On est stoppé dans le champ à 1 Km de la route. On pousse, on recule dans nos traces et c’est bon. On tente alors un autre chemin plus loin, question de trouver du sec.
Peut-être que vous trouvez déjà ce récit long, mais imaginez pour nous. Le guide sort de la voiture pour marcher au devant, mais je le rattrape. Je vois devant nous de la boue, mais à 200 pieds à gauche c’est vraiment sec. Je tourne et j’accélère. Le 4X4 a fait 10 pieds et nos douze pieds se sont retrouvés dans la boue.
Le camion n’a pas bougé de plus de 2 pouces pendant 4 heures de temps. Il était midi trente. On a tout tenté avec nos moyens pour nous sortir de là. Tirer, pousser, prier, soulever, creuser.Le plus merveilleux a été de voir les cultivateurs des alentours venir nous donner un coup de main sans nous "engueuller". Au moins huit hommes et ados sont sortis de nulle part pour tirer et pousser, creuser. Ils ont coupé des branches pour fabriquer des « traction aid ». Toutefois, cela ma donner quelques inquiétudes supplémentaires. Mon patron, qui nous passait son camion, m’avait prévenu que les épines des arbustes crèvent les pneus. Ces épines ressemblent à ce que nous pourrions nous imaginer de la couronne d’épines de Jésus-Christ sur la croix. Heureusement, aucune crevaison. Mais, puisque je ne suis pas digne des souffrances de Christ, c’est dans le pied que je m’en suis planté deux épines.
Quatre camions, aucune aide
Au cours des 4 heures d’attente, nous avons placé les femmes et les enfants sous l’arbre le plus proche et presque le plus maigrichon. On a envoyé un gars vers un poste de frontière – parce que je ne vous ai pas dit qu’on se trouvait entre les deux postes frontières, presque sur la frontière même – pour demander de l’aide. Il est revenu 2 heures plus tard bredouille.
Mais, juste avant son départ, on voit un 4X4 s’approcher. Certains sont déjà sur la route, près à l’arrêter, moi, je suis sur notre camion en gesticulant.
Il s’agit d’un personnage trop important pour nous aider.
Par la suite, trois camions, à intervalles irréguliers, suivrons. Tous, ils sont de la délégation du personnages trop important…
C’est vers 16h20 qu’un taxi de brousse est arrivé.Un land Rover chargé à bloc. Pour une somme astronomique, les 20 hommes sortent du camion pour nous tirer, pousser et soulever. La boue avait aussi séchée. En une minute, nous étions sortis. Ça nous a coûté 25000 francs CFA. Si vous divisez par 450, ça ne fait pas cher le « towing ».
Pourtant
J’avais un bon 4X4, mais il avait des petits manques, tels que les pneus de ville.
Alors, imaginez avec un véhicule moins bon.

D’accord, il ne faut plus partir un jour de pluie, ça, c’est rentré dans ma caboche.

Ainsi, je suis à la recherche d’un 4X4 usagé en attendant d’avoir les fonds pour acheter un camion neuf et bien équipé. Il est possible d’y participer en envoyant un don à Global Ministries/CMA, 30, Carrier Dr. Toronto, Ontario, M9W 5T7. En spécifiant que le don est pour le Véhicule Marineau.

Je devrai vous raconter les joies et les peines que représentent ici la recherche d’un véhicule usagé… Oubliez Hgrégoire.
Et il reste qu’on a pas vu de campement.

Daniel

À propos de la toilette

Je n'ai pas de photo de la toilette en question, mais elle est remontée et elle n'a pas fait de sienne depuis le dernier message.
En passant, je n'ai toujours pas accès à internet de chez moi, alors, c'est dur de garder un suivi de ce qui se passe.
Désolé, car il se passe plus de choses que ce que j'arrive à écrire.

Google Earth

Google Earth
Il vous est possible de situer notre maison sur Google Earth. Nos coordonnées planétaires sont : N 13o32’07,02’’ et E 2o04’24,79’’
Vous allez voir un énorme reflet de Soleil car notre toit est en tôle et que la photo a dû être prise à midi. N’empêche, visitez le quartier, même si on n’y voit pas nos voisines les vaches.

Daniel

30 septembre, 2006

Nous sommes toujours là


Tout arrive en même temps.
Dont le conteneur. Nous avons réussi à faire sortir le conteneur des douanes nigériennes samedi passé (23 sept.). J’ai passé la soirée du vendredi sur place pour comprendre le litige qui nous concernait. Entre 3 et 4 heures à voir et entendre des agents de douanes s’astiner sur le protocole (à ce moment, le conteneur était sur la route vers chez nous). Accompagner le conteneur vers le bureau des douanes, question de remettre cela entre les mains du supérieur. Un petit conseil, il faut toujours veiller à ce que le supérieur ne perde pas la face, quitte à passer outre une erreur commise par son service. Pour cette même raison, je vais passer les détails qui suivent, question que personne, pas même moi, ne perde la face.
L’important, c’est que le conteneur était chez nous samedi matin. Pour être précis, on l’a déchargé chez mon collègue Cheung et puis on a apporté nos choses chez nous. Nous avions un thermomêtre : 30 degrés à l’ombre, comme certain bon 1er juillet. Notre joie, un frigo. Notre soulagement, une laveuse. Notre souci, des meubles. Ces derrniers ne sont pas prêts encore. Nous devions avoir les lits des enfants hier…
Vous imaginez bien que nous étions bien occupés avec toutes les boîtes. Sauf que nous le sommes encore plus. Notre équipe a une conférence en ce moment pour toute la semaine. Alors toutes nos boîtes sont encore là, presque juste comme elles sont entrées, peut-être un peu tassées vers la droite ou vers la gauche.
Tout de même, vous vous dîtes qu’on a eu samedi et dimanche. Non! Car dimanche, nous sommes allés en brousse, question de visiter où nous pourrions aller pour travailler et aider les gens. Je ne dois pas tout vous raconter maintenant, car ce fut toute une journée remplie. 2 heures pour parcourir 200km, puis 3 heures pour 37km. Nous avions un 4X4, 200 km d’asphalte, 30 km d’une routes boueuses et trouées – un mélange de montagnes russes et de pitoune – et 7 km de hors route. Je ne vous dis pas le punch, non pas que je sois cruel, mais cela me motive à écrire. Disons qu’on peut dire que je m’en suis arraché les cheveux…
Rien de plus, vous vous dites. Wo! Ça suffit que je voudrais vous dire, mais vous avez raison. La toilette qui est neuve s’est mise à déborder dans une période de diarhée. Donc ce n’est pas les cacas qui l’ont bouchée. Alors, ne voulant pas attendre que le gentil plombier qui l’a installée et dont j’ai peu de confiance dans son travail et ne reculant devant rien, à 10 heure du soir, les yeux brulant de fatigue, j’ai démonté la toilette. Il faut que je vous dise qu’elle débordant par en bas, au niveau du plancher.
Comment dépaqueter des boîtes quand on a les mains dans la toilette? Au moins, j’ai sorti mes outils.
Il y a vraiment de quoi s’arracher les cheveux de la tête.
Pas de souci, je prends cela en riant.

Daniel

20 septembre, 2006

L'arrivée de Sophie

Maintenant, nous sommes installés dans notre maison. Après trois semaines pour peinturer, réparer la maison et toutes les sorties que Daniel a faites pour les achats, voilà qu’on rentre chez nous. Nous nous sommes installés avec du matériel de camping. Alors nous avons des lits de camp, un réchaud et une glacière. L’équipe est venue chez nous pour aider à faire le ménage et j’ai complété le lendemain le frottage des quatre salles de bain.
Les enfants ont commencé l’école et ils apprécient tous leurs enseignants. Pour Elohise, elle est en 6e , au rythme du secondaire, avec plusieurs enseignants et changement de classe. On doit s’habituer à l’horaire d’ici , car les enfants vont à l’école du lundi au vendredi tout les matins et le mardi et jeudi l’après midi . C’est Daniel qui se tape tous les allers et retours. On veut s’engager un chauffeur désigné, mais pour l’instant avec les contacts qu’on a eu, les gens ne veulent plus faire se service. Et comme moi je ne sais pas conduire l’auto manuel, c’est encore Daniel qui fait les courses et marchande les prix de nos fruits et légumes.
Bon moi, on dirait que je ne fait rien, mais loin de cela, je n’arrête pas. À part 3 jours que j’ai du prendre au début de l’entrée scolaire, car je ne me sentais pas bien. C’était un peu normal avec l’adaptation à faire ici et de s’habitué à la chaleur. J’ai passé beaucoup de temps avec les enfants et surtout Antoine qui comme petit frère aime taquiner trop souvent ses sœurs. Je suis certaine que si j’aide les enfants à bien s’adapter ici, ils vont me le rendre plus tard, en appréciant de vivre au Niger. Pour l’instant, ils s’intègre bien à la vie Africaine, c’est leurs amies qui leurs manquent beaucoup. Et encore, je passe beaucoup de temps dans la cuisine, car chez nous, on a tous bon appétit. Antoine doit apporté 3 collations à l’école, je donne des fruits et des collations plus soutenantes que je prépare. Et bien ma fatigue ne venait pas juste de cela, c’était plutôt dû que je ne buvais pas assez d’eau. Pourtant ceux qui me connaissent savent que je suis une buveuse d’eau. Et pourtant, à mon arrivée, on m’avait dit de boire suffisamment. Mais il fallait que je l’expérimente pour vraiment comprendre. Se sentir fatiguée, épuisée et le mal de cœur. Voilà maintenant, j’ai compris et je vais beaucoup mieux, alors boire encore plus d’eau.
Souvent je me dit que je n’ai presque rien fait de concret de la journée, mais c’est certain, je n’ai pas arrêté. Ah oui, il ne faut pas oublié que c’est conseillé ici de faire la sieste et j’en profite bien, pour dormir, lire ou écrire. Et voilà une autre journée de terminée.

Sophie

17 septembre, 2006

Ne le dites pas à ma mère.

Ne le dites pas à ma mère.
Ne dites pas à ma mère que je me promène dans tout Niamey en disant Tabarnaque à tous les Tamasheqs que je rencontre. Je l’entend à chaque fois me dire : « Cé-tu comme ça que je t’ai élevé? »
Mais j’ai tout de même la crainte de choquer des oreilles sensibles en poursuivant ce texte. En passant, je découvre de plus en plus de Québécois à Niamey. Marianne a une Québécoise dans sa classe, dont la maman est agente pour le groupe Etran Finatawa que j’ai déjà mentionné.
Bon, n’ayant reçu aucune plainte au sujet de mes propos presque grossiers sur les consonances linguistiques des sacres québécois, je poursuis le sujet.
J’ai rencontré un homme à qui j’ai dit : « Tabarnak! » Celui-ci s’est mis à rire : « Ah! Vous êtes du Québec vous! Ah Ah Ah! Réponse nulle. J’ai dû modifier mon accent il faut croire, de façon à être plus subtil.
J’ai croisé un deuxième homme devant un portail de maison – Tabarn… Il me regarde d’un regard médusé. Il me fait répéter encore. Encore et encore. J’ai compris que lui n’y comprenais rien. Après dix-huit fois et demi, il me dit : « Non, pas tabanak, c’est tabalak » et il me pointe une flaque d’eau, plutôt une mare qui se trouve au beau milieu de la route. Mais il a ajouté la nuance que tabalak c’est un vrai lac naturel avec des poissons et de la vie.
Insatisfait, j’ai répété mon expérience sur un troisième homme. Vous avez remarqué que je n’ai pas tenté le mot sur une femme, question d’éviter d’énormes confusions telle qu’une insulte ou une demande en mariage – la polygamie se pratique ici!
Vous pouvez dire à ma maman qu’il y a peu de chance que j’utilise « tabarnak » en Afrique. En effet, ce troisième cobaye m’a dévoilé le sens du mot en question. En Tamasheq, il s’agit de deux mots, dont « nak » veut dire toi.Ainsi, on ne peut pas dire « mon tabar », mais plutôt « ton tabar ». Et si on enlève le « r », ça fait « ton taba(c) », soit ta cigarette, soit ton tabac à chiquer. Or, ce ne sont pas des produits qui m’intéressent, alors, je n’aurai pas à le dire souvent. À moins, que je dise : « ton tabac nuit gravement à ta santé ». On verra rendu là.


Daniel

Le container est arrivé!

Le container est arrivé!
Le container est arrivé trois fois à Niamey la semaine dernière.
Le samedi, j'apprend qu'il se trouve ici à Niamey.
Dimanche, j'apprends que non. Mais peut-être lundi…
Oui, il est arrivé lundi aux douanes nigériennes lundi.
Euh, non! Mardi, il n'était plus arrivé. Peut-être mercredi. « Avec les peut-être, on ne se faisait plus d'idée. »
J'ai donc appris de sources sures, hier (samedi, 16 sept.), qu'il n'est plus sur le camion et qu'il est entreposé à Niamey.
Il ne reste que la paperasse douanière et les factures de taxes et d'entreposage! (plus le container est entreposé longtemps, plus cela coûte cher!)
Le plus spectaculaire a été le jeudi, j'étais en ville avec Élohise et Ace quand on a vu un container sur un camion. Il avait le même logo de compagnie que le notre (car Ace aussi a ses choses dans ce container). Je n'ai pas retrouvé le code de notre container pour comparer si cela était vraiment le nôtre.
Nous sommes au moins consolés de savoir qu'il est là, tout près de nous, de nous.


Daniel

13 septembre, 2006

Occupé!

Pourtant, on a l'impression de ne rien faire!
Il y a des jours où je dois faire 5 voyages à l'école pour chercher ou porter les enfants. Ensuite, j'ai plusieurs petits problème de plomberie à la maison. Il faut trouver les morceaux qui n'ont pas les même mesure qu'au Québec, n'y le même look. Par exemple, il n'y a pas de teflon pour la plomberie, on utilise ce que j'appelle des cheveux, des fils de corde.
Du côté de Sophie, elle a les tâches ménagères sur les bras. Laver des vêtements sans laveuse ni buanderie du coin: à bras quoi! Cuisiner à la grosse chaleur. Elle vient de se taper 2 gâteaux de fête en 2 semaines!
Les enfants ont commencé l'école. Je n'arrive pas encore à envoyer de photos. N'empèche qu'ils sont très contents.
C'est court mais cela montre que nous sommes toujours là, vivant et que j'essaie de trouver une solution pour me brancher à internet de façon régulière.

Daniel

03 septembre, 2006

Quand on est presque obligé de sacrer!

Quand on est presque obligé de sacré…

Souvent, en blague, je disais que je voulais aller en Afrique pour pouvoir sacrer sans que personne ne soit choqué. Pour les non québécois, c’est parce que nous avons des sacres qui sont typiques au Québec et qui n’offensent personne ailleurs dans le monde. Sauf que dès notre arrivée, Sophie et moi se sommes fait posé la question : Connaissez-vous les Dupont? Il s’agit d’une autre famille québécoise qui travaille à la traduction de la Bible. Alors, je me suis dit que la blague s’arrêtait ici car il y a des Québécois au Niger, donc je pourrais scandaliser quelqu’un.

Par contre, cette semaine j’ai appris une nouvelle expression tamasheq : Mon simonaque! Bon, ce n’est pas sacré, surtout pas en tamasheq, mais ça sonne drôle pour nous. Alors, j’ai pratiqué ma nouvelle expression. À tous les gars que je rencontrais je leur disais : « mon simonaque » et ça marchait. Pour les filles ce n’est pas pareil, il faut dire : mon simonème ». Ça marchait aussi. Ce qui est bon pour moi, c’est que je m’en rappelle maintenant et pour longtemps.

Il y a un autre mot qui se dit : « Agadou ». Si je me souvient bien celui-là veut dire « Il faut partir ». Il s’agit peut-être de l’explication de la fameuse chanson : « Agadou-dou-dou… » Ah oui! Mais qu’est-ce que « mon simonaque » veut dire? « Quel est ton nom? » Alors, je m’informe régulièrement du nom des gens que je rencontre. D’autre part, il y a une ville qui s’appelle Abalak. Donc, bientôt, je vais essayer « tabarnak » sur quelqu’un pour voir si cela veut dire quelque chose. Je vous en donne des nouvelles.

Linguistique à part, nous avons eu une belle semaine. Vendredi, Antoine a eu 4 ans vendredi. Nous avons reçu des amis du quartier le matin. Le midi à la piscine et l’après-midi au zoo. Le soir, il a déballé ses cadeaux. Les Tamasheqs ne soulignent pas leur anniversaire. Ils l’oublient même. Il est même difficile de connaître leur âge exacte. Parfois, les certificats de naissance disent « né vers 1970 » ou autre année selon chacun. Mais, les enfants ont bien aimé venir jouer et manger du gâteau avec Antoine.

Le jour précédent, nous avons été invités à aller visiter le frère d’un de nos gardiens. Son frère est musicien dans un groupe tamasheq et peul. Ils font un genre de musique traditionnelle actualisée. Ils voyagent en Europe et en Afrique pour jouer dans des festivals de musique trad. J’ai beaucoup aimé cette rencontre. Le groupe s’appelle « Etran Finatawa » et ils viennent de sortir un CD, que j’ai. Mon gardien s’appelle Ressa Khamidoune et le musicien Ghalitane Khamidoune.

Bye
Daniel

30 août, 2006

Tamasheq!

Tamasheq!
Dimanche, nous sommes allés à l’église tamasheq de Niamey. Ils ont un camp cette semaine, alors il y a des chrétiens tamasheqs qui sont venus d’un peu partout pour participer à ce camp où ils peuvent partager ce qu’ils vivent et comment Jésus-Christ agit dans leur vie et leur communauté.
Il y a Mohammed Ali, l’autre, qui est venu de Tombouctou au Mali. Il a mis 6 jours pour arriver. Vous avez compris qu’il n’a pas d’auto. Les bus, les cars ou les taxis ne sont pas toujours simple à prendre. En général, ils attendent d’être rempli avant de partir. Si vous êtes le premier arrivé, vous êtes celui qui attend le plus longtemps… Ajoutez à cela la pluie, que dis-je, les averses (je n’ai pas entendu ce mot ici), même plus, les orages torrentielles, alors, les routes se transforment en rivières. Tombouctou c’est le bout du monde, mais pas pour le Niger.
Au camp tamasheq, Antoine s’est fait des amis. Il joue beaucoup et il utilise beaucoup d’énergie. J’y suis retourné le soir avec Antoine. Nous avons mangé avec eux. Antoine a eu beaucoup de plaisir jusqu’à ce que son estomac crie famine. En effet, le repas a été prêt à 20h30. Je vois que vous voulez savoir ce qu’on a mangé. Étrangeté peut-être! Non. De simple pâtes fusilis dans une sauce tomate légère avec un zeste de piment, mais rien pour mettre le feu où que ce soit.
Autrement, chez nous ça va, sauf pour Sophie. Elle ne va pas bien, un peu comme un rhume, mais elle soupçonne le médicament contre le paludisme. Elle essaie donc de ne pas le prendre pour voir si son corps se rétablit. Les filles ont toujours beaucoup d’imagination et elles s’amusent bien.
Mardi, je vais à l’école pour compléter l’inscription des enfants.
Vendredi, ce sera la fête d’Antoine. Nous inviterons les enfants tamasheqs pour venir lui chanter bonne fête. Par contre, ce n’est pas dans leur coutume. Ils oublient plutôt leur anniversaire et leur âge si ce n’est qu’ils le voient sur leur certificat de naissance. Au moins, nous leur partagerons le gâteau.
Je dois retourner à la peinture de la maison.
Ciao!

Daniel

25 août, 2006

Réapprendre!

24 août 2006

Tout réapprendre.
Je suis en train de réapprendre beaucoup de choses.
La première que je souhaite mentionner est peindre. Au Canada, je me disais que parmi les habilités manuelles que je pourrais enseigner aux Nigériens c’est de peindre. Mais je n’avais pas compter leur matériel disponible. Alors, c’est moi qui suis en train de réapprendre à peindre une maison. Notre maison est à l’étape de la rénovation, mineure, mais tout de même. Il y a des ouvriers qui changent une toilette, un chauffe-eau et qui font des tuyaux pour la laveuse.
Moi, je me suis porté volontaire pour faire la peinture. Je m’y connais « anyway »! Heureusement, mon gardien est peintre en bâtiment, alors, il m’aide… il me conseille et m’instruit finalement. D’abord, nous devons faire nos mélanges de couleur nous-même. Vive la couleur! Ensuite, la peinture à l’eau, tout comme à l’huile, doit être diluée. Au moins, ils ont des rouleaux et des pinceaux. Mais, ils n’ont pas de panne à rouleau. Il faut tremper les rouleaux dans le sceau. Nous avons acheté des 5 gallons, au moins il y a de la place pour le faire. Reste la surface à recouvrir. Des murs de ciment semi-rugueux, mais pas semi-lisses.
Nous avons déjà mentionné le réapprentissage du magasinage au marché, alors je saute cette partie. Mais, il y a l’argent à réapprendre. Un dollard = 450 Francs CFA. Une baguette coûte 150 Fcfa. Les pommes sont 1500 Fcfa le kilo ( il faut aussi oublier les livres et les pieds). Un cinq gallons de peinture 26500Fcfa. Notre première épicerie, dans un magasin à prix fixe, a coûté 51220Fcfa. Je vois vos méninges qui travaillent pour trouver l’équivalence en dollard. Mais, dans le feu de l’action, ces montants sont impressionnants et déstabilisants.
Ces derniers jours, j’ai aussi réappris, à mes détriments, à digérer. On appelle cela la diarhée. Quand on est en vacance, on dit tourista. Moi, je juge que c’est de la physiothérapie intestinale. Le pire, c’est que je méditais sur toutes les précautions que nous prenons. On filtre notre eau, on dort sous des moustiquaires, on prend des vaccins et des médicaments, on attache nos ceintures, on se méfie du Soleil, etc. Pendant un court lapse de temps, j’ai eu l’impression d’être invulnérable… Le mot m’est venu et j’ai su qu’il n’aurait pas fallu qu’il me vienne à l’esprit. Il m’annoncait quelque chose, mais quoi? Vous le savez maintenant : la va-vite et souvent!
Là, je me suis demandé pourquoi je me suis mis dans la « marde » comme cela. En plus, avec moins de deux semaines au Niger, j’ai l’impression que je ne suis pas déjà au service de Dieu. Nous sommes qu’à l’étape de nous installer et d’apprendre. Alors, je dois me projeter dans le travail futur pour puiser la raison que nous sommes ici. C’est très semblable à l’espérance, un espérance à court terme, une autre façon d’apprendre en vu de l’éternité.

Ciao!
Daniel

PS. Encore une fois soyez patient, c'est lent au Niger, "mais lent ne veut pas dire reposant!!"

L'adaptation (par Sophie)

22 août 2006

Toute la famille va bien. Pour Élohise, elle a eu une réaction à la chaleur. Sa peau à boursouffler sur presque tout son corps. Cela a duré 2 jours, et c’est parti. Les enfants ont quelque fois des boutons de chaleur, mais ils bougent beaucoup. Je dois souvent leur dire de se mettre à l’ombre et de se reposer. Ils apprécient beaucoup la trampoline qu’ont les Tjosvold.
Je suis très fière des enfants. Ils s’adaptent bien et avec leur esprits créatifs, ils se trouvent pleins d’occupations. Leur seul ennuie c’est leur ami(e)s. Ils en partlent souvent et ils leur manquent beaucoup.
Pour Antoine, il s’est fait des amis. Les garçons des gardiens ont le droit de venir jouer devant le portail. Alors, ils jouent au frisby et ils demandent « Da » qui veut dire « ici » en Tamasheq.
Ce qui nous aide beaucoup à s’habituer à la chaleur, c’est que dans nos maisons, il y a des ventillateurs au plafond de chaque pièce. On a aussi des salles de bain complète avec douche, lavabo et toilette. Malgré tout, l’extérieur est assez confortable, surtout que devant notre maison, il y a toujours une brise.
Nous avons eu notre 2e expérience au marché. Cette fois, c’est Daniel qui a marchandé les prix des fruits et des légumes. Pour ma part, je suis allé à l’épicerie avec les enfants. Je suis contente car, ici, les hommes sont présents pour faire le marché. Alors, c’est bien vu que Daniel m’aide. J’ai trouvé du peperonni et le soir j’ai fait des pizzas maison sur une baguette de pain. Tout le monde était content.
Je cuisine comme au Canada. J’ai fait du paté chinois, spaghetti, omelette, etc. On mange très bien. Surtout, je suis capable de combler l’estomac des enfants qui ont toujours faim. Hier, j’ai fait du pain aux bananes. Quel plaisir de manger quelque chose de sucrée.
Je prends la peine de raconter ces détails car je sais que plusieurs s’inquiètent pour nous. Alors, j’espère que vos soucis sont partis.

Sophie

20 août, 2006

Première semaine OK!

Nous venons de passer notre première semaine au Niger.
Nous avons eu des expériences parfois difficiles, parfois encourageantes.
La plus difficile a été d'accompagner Sophie au marché avec les enfants. Ce n'est pas beaucoup plus facile de faire du magasinage dans le temps des fêtes avec des enfants vous me direz. Mais là, c'était après trois jours: chaleur, vendeur, odeurs, mendiants et infirmes, tous sur notre dos! Nous nous y ferons.
Je suis retourné seul au marché et c'était mieux pour moi, même si j'étais quelque peu exaspéré car les gens se fachent contre vous si vous les ignorer. En fait ce sont ceux qui n'ont pas de kiosque et qui viennent au devant de moi pour me proposer des choses. Je ne suis pas encore sortie de la voiture qu'ils sont entre cinq et mille. J'exagère! Entre cinq et neuf cent quatre-vingt dix. Il me faudrait mieux nuancer la prochaine fois.
Parlant de voiture, mon patron nous prête un Peugeot familiale à l'occasion. J'ai déjà compris pourquoi il faut des 4X4 ici. Même dans les petites rues de Niamey, on rencontre des bancs de sable, et comme en hiver, je suis resté bloqué.
ENSABLÉ!
Mais on ne se déprend pas de là comme en hiver selon la méthode avance-recule et tourne les roues. Non, mais comme en hiver, il faut pousser. Il n'y a que ça, car sous le sable, on ne retrouve pas l'asphalte: ce n'est que du sable.
J'ai aussi compris pourquoi il faut l'air climatisé dans les autos. Ce matin, en entrant dans la voiture, mes lunettes se sont embuées, comme l'hiver, quand on passe du froid à la chaleur de la maison. Je suis passé du froid extérieur (30 C) à la chaleur de la voiture (? C). En plus, rouler fenêtres ouvertes veut dire se prendre du sable dans la bouche... Mieux vaudra peut-être le chameau!
Sinon, on aime le climat. Nous sortons en avant de la maison et nous jouons avec les enfants des gardiens de maison. Il fait bon près de la rue car il y a presque toujours une brise et qu'il n'y a pas beaucoup de machines qui passent.
La prochaine fois que j'écris, je devrais pouvoir raconter mon magasinage de meubles et mes premières expériences de peinture de la maison...

PS: il a fallu que Sophie écrive qu'il n'y a pas de bibittes pour les voir apparaître. Rien à craindre, que des criquets et des coquerelles grosses comme un pouce.
PPS: Nous mangeons très bien, nous n'avons pas à goûter aux bibittes!

ciao!
Daniel

Milles excuses!

Jusqu’à présent, le réseau internet est très lent. Je tente d’envoyer des photos sur le blog, mais je n’y arrive pas.
Je ne peux pas donner de nouvelles souvent parce que je n’ai pas mon propre branchement internet.
J’aurai bientôt (un bientôt africain) ma liaison et je donnerai plus de nouvelles.

Daniel

15 août, 2006

3e jour de Sophie!

Après 3 jours en Afrique, il faut qu’on soit autonome, alors il faut aller au marché. Je suis très fatiguée car je n’ai presque pas dormi. Dès matin, je suis très stressée car c’est difficile pour moi de savoir que je dois marchander.
Le premier arrêt est à l’épicerie pour les denrées sèches. J’ai de la difficulté à savoir quoi acheter, même s’il n’y a presque rien.
- Quoi je vais cuisiner?
Le choc quand je vois le montant sur la caisse enregistreuse (51,025). Je ne sais pas ce que représente le montant et combien d’argent je dois donner. Une chance que je peux compter sur Brenda Tjosvold qui est là pour m’aider.
Après, on affronte le Brouhaha du marché avec tous les vendeurs qui veulent qu’on achète à leur kiosque. Encore une fois je compte sur Brenda.
Et enfin c’est fini. Pour la viande c’est assez facile. Il y a un petit magasin et j’ai déjà acheté pour un mois de viande. Ah oui, j’ai aussi trouvé de la charcuterie.
Bon! Ne vous inquiétez pas, on va bien se nourrir.
Je vais m’habituer c’est certain!


Je crois que vous aimez qu’on vous raconte des choses cocasses. Alors voici ce qui se passe lorsqu’on achète un sac de riz, même s’il vient de l’épicerie et qu’il est bien emballé comme au Canada : On y trouve plein de bibittes qui ressemblent à des poux. On les enlève en lavant le riz, puis on le cuit la portion qu’on mange et on déguste.
Peut-être que vous dites : Wach! Mais moi j’ai bien réagi.
Pour la maison, nous sommes bien installés dans la maison de passage, le temps qu’on répare et qu’on peigne (le mot français pour peinturer [note de Daniel]) notre maison.
Pour l’instant, je trouve que, question hygiène, c’est assez propre. Assez étonnamment, nous ne sommes pas environnés de mouches et d’insectes nuisibles – et encore moins dans la maison. Je n’ai pas encore vu de fourmis ni de coquerelles marcher sur notre plancher.

Bye
Sophie

1er rapport et réflexions du Niger!

Comment vous raconter notre voyage?
Il y a une histoire de sécurité aérienne,
Il y a une histoire d’enfants excités, heureux et fatigués,
Il y a une histoire d’attente dans des files, de patience et d’impatience,
Il y a une histoire de parfum devenu menace publique,
Il y a une histoire de mère soucieuse du sommeil de ses enfants
Et
Il y a l’histoire d’une famille qui entre dans une aventure humaine et spirituelle.

Pour l’enfant qui a eu un rêve il y a plus de vingt ans, le voyage était solide. Ce voyage était vivant, palpable et embrassable, contrairement à tous ces rêves qui s’évanouissent dès que le réveil est terminé. Jusqu’à ce voyage, l’Afrique n’était qu’un nuage, un bon nuage canadien, vous savez de ces nuages qui recouvrent nos villes pendant une semaine. Il est là, on le perçoit, on ressent son humidité, mais on ne peut l’aggriper. Il a même cet apparence du vide, on doute parfois qu’il soit chargé de pluie ou de neige.
Je ne parle pas des nuages de grêles qui nous assomment, ni de ces nuages électrifiés qui nous éclairent et nous assourdissent. Non. Je parle de ces nuages gris et immobiles, perchés au-dessus des vents de surface. Ils ne tournent même pas avec le Soleil.

Or, le voyage a effacé le nuage. Le rêve n’est plus vide ni illusoire. Je ne rêve plus, je vis.
« Vivre » a toujours été ma devise. Pas au sens qu’il faut tout se permettre et éviter toutes les entraves du plaisir. Non, car jouir n’est pas impérativement vivre. « Vivre » demande parfois de survivre. Mais pour moi, « Vivre » c’est de mettre de la chair sur les rêves, accomplir l’idéal qui m’anime.
Encore, je pourrais raconter comment j’ai appris à distinguer les idéaux utopiques de ceux qui ajoutent de la valeur à une existence, mais je m’arrête ici, CAR JE SUIS ENFIN EN AFRIQUE ☺

Pourquoi suis-je en Afrique?

Parce que, lorsque j’étais enfant, j’ai fait un rêve. Dans ce rêve, il y avait trois éléments capitaux : moi, l’Afrique et Jésus. Pour l’enfant catholique que j’ai été, peut importe le degré de croyance qu’on peut avoir, rêver à Jésus ça laisse une empreinte indélébile. Oui, je sais que certain croiront qu’il s’agit davantage d’une marque débile, mais si vous me l’admettez, je serai prompt à vous pardonner (je l’ai parfois pensé moi-même).
N’en demeure pas moins que j’ai rêvé que j’étais en Afrique et que Jésus m’est apparu dans une étoile grosse comme un Soleil en m’indiquant l’Afrique… Si tout se joue avant 6 ans, alors je devais avoir 6 ans et moins. Mais j’en doute. Il me semble que j’étais plus près de la dizaine.
À seize ans, je découvre, encore par l’entremise d’un rêve, que j’ai besoin de Jésus pour éviter la damnation éternelle, plus communément désigné par l’Enfer. Là, même si j’écris dans un moment d’insomnie dû au décalage horaire, je ne prendrai pas le temps de développer tous les aspects complexes de cette révélation. En résumé, et éveillé, j’ai compris que la vie moderne va mal, qu’après, ça risque d’être pire. Mais, d’autre part, j’ai compris que Jésus voulait vivre avec moi la vie moderne dans son absurdité et qu’alors, je pourrai vivre avec lui la vie éternelle dans son incompréhensibilité. Ainsi, l’équation s’établit instinctivement, Jésus = moi + Afrique!

Excusé mes bizarreries, mais c’est Daniel Marineau tout craché…

12 août, 2006

Nous sommes arrives!

Wahou!
Nous sommes arrives au Niger!
Nous ne savons plus quel jour nous sommes, mais nous sommes la.
Notre vol a ete retarde et nous sommes arrives ici a 17h (Niger), soit midi heure du Quebec.
(Je ne suis pas sur mon ordi, alors je ne sais pas comment faire les accents!)
Elohise vous dit:ca fait bizarre le decalage!
Marianne vous dit: Je suis contente d'etre arrivee
Antoine vous dit: C'est ici l'Afrique?
et Sophie: Le vol a bien ete. IL n'y a eu que la securite a Montreal qui a ete long. Autrement, les enfants ont ete gentils. On est tous fatigue et on s'en va faire la sieste.

Lundi, je devrais avoir ma propre liaison internet. J'ecrirai plus et mieux alors.
On s'en va voir notre maison avant d'aller faire la sieste. En attendant, on dort dans la maison d'invites.

10 août, 2006

Jour J (suite)

Tout le monde est réveillé!
Les bagages sont bouclés.
Près pour le grand voyage.
Un dernier souci: il nous faut aller chercher les médicaments contre le paludisme (malaria).
Nous devrons le prendre à chaque jour pour prévenir la maladie.
Si vous voulez prier pour nous et particulièrement pour les enfants, car ils seront les plus récalcitrants, d'autant plus qu'il faut avaler (il y en a pas de croquable, ni avec saveur de banane ou de gomme balloune).
On commence aujourd'hui.

Il est 8h48...
À plus tard, mais ne vous inquiétez pas de silence, s'il se poursuit jusqu'à là-bas.

Bye
Daniel

Jour J

Nous y sommes arrivés.
Comme dit Marianne: J'en crois pas mes yeux, on part en Afrique, ça y est!
Et les valises sont remplies. Le poids est respecté et il ne manque rie...
Attendons voir! On ne sait jamais.

Comment on se sent le jour J à une heure du matin, avant d'aller faire dodo, une fois les valises remplies?
Fatigué!
J'écris maintenant car ce qui me semble être demain, mais qui est aujourd'hui, ne me laissera peut-être pas le temps d'écrire.
Je vous mentionne aussi que nous n'arriverons pas au Niger avant 10h30 vendredi matin (heure du Québec) et que je ne sais pas encore de quelle façon je me brancherai à la grande toile. Alors, il se peut qu'il y ait un silence web pendant quelques jours.
Suspense!

Ciao!

08 août, 2006

Jour J-3

Quelle journée!
Désolé, je n'ai pas de photos de prêtes.
Aujourd'hui, j'ai visité mes anciens collègues de travail de Technilogic. Je me suis finalement débarassé de mon paget. Je craint qu'il n'aurait pas capté de signal "anyway" là-bas. Ça me fait quand même quelque chose, parce que depuis que j'ai connu mon ancien patron que je parle de partir en Afrique. D'ailleurs, j'ai souvent parti de la compagnie, puis revenu. Tantôt c'était pour travailler à l'église de DDO, tantôt pour retourner aux études et maintenant pour partir pour le vrai. Je me suis senti bien là et j'ai encore le sentiment que si je revenais définitivement, qu'ils me feraient de la place. Mais, mieux vaut qu'ils ne s'attendent à cela...
Hier, jour j-4, c'était les adieux à l'église de DDO. Wouf! Ce fut toute une vague de bénédiction pour Sophie et moi. On s'y sent vraiment en famille. Mais le plus touchant, ce fut tout les témoignages que les gens ont fait à notre égard sur comment on a pu avoir un impact sur eux.
Il nous reste quelques au revoir encore, les plus déchirants, mais ce ne sont que des "au revoir", nous nous reverrons...

Ah oui! Aujourd'hui, nous avons aussi testé nos valises. Premièrement pour les remplir, Deuxièmement pour les peser.
Il semble que nous soyions juste correct, mais j'ai découvert une boîte des cadeaux cachés, trop bien cachés. Alors, on va reprendre le casse-tête.

Ciao
Daniel

05 août, 2006

JOUR J - 6



Plus que 6 jours avant notre départ.
Hier, nous sommes allés dire « bye bye » aux manèges de LaRonde. Ce n’est pas que nous étions très intimes, au contraire, c’était notre première fois à LaRonde en 15 ans pour Sophie et moi. Mais pour les enfants, cela a été un moment spécial. Quelle joie ils ont eu à attendre une heure pour des manèges qui durent une minute… Ceci serait la perspective d’un adulte, mais les enfants ont beaucoup aimé leur journée. Et le papa et la maman ont apprécié aussi, car leurs enfants étaient heureux.

Aujourd’hui, nous sommes allés visiter les écuries de la cousine à Sophie, Sylvie Saucier. Je n’ai pas encore les photos, mais vous pouvez visiter son site www.leranchamicky.com. Les enfants ont pu se promener à dos de cheval, sur celui de Micky en particulier.
Après quelques discussions, je crois que l’oncle à Sophie, Normand Saucier, viendra au Niger à la pêche sur le fleuve Niger!!! C’est un mordu de pêche, mais pas comme les poissons qui mordent à ses hameçons!

On s’apprête à faire le grand ménage de notre maison, en fait celle des Cameron qui nous l’ont passée. Il s’agira du ménage de nos affaires pour préparer leur retour de vacances. Mais ce ménage est aussi pour configurer la disposition de nos valises afin que tout y entre, dans les limites du poids permis. Je vous dis bonsoir.

01 août, 2006

En direct de Saint-Donat

Voilà, je n'ai pu écrire avant car je suis à St-Donat.
Mais, je viens de brancher mon beau-père et lui aussi il pourra suivre notre parcours à partir de maintenant.

Pour notre part, le décompte est vraiment lancé. Plus que 9 jours avant le départ, soit 10 avant notre arivée.
Il nous semble quie tout est près. Mais il y a le suspense de se retrouver avec un imprévu.
Or, nous louons Dieu pour le fait que tout va bien.

Je ne m'étire pas davantage.

ciao
Daniel

27 juillet, 2006

Un petit avant-gout.

Un avant-goût de l’Afrique, mais disons que c’est selon, ou plutôt que la facture tend à être plus salée.
En effet, nous sommes allés au Festival International Nuits d’Afrique.
Nous sommes restés que le temps de deux spectacles, mais j’ai bien apprécié.

Les filles, elles, ont beaucoup aimé le marché d’artisanat. Mais il a été difficile de les convaincre d’attendre encore un peu avant d’acheter quelque chose, car dans quelques semaines, les mêmes choses ou presque, nous coûteront bien moins cher.

Bon! Aujourd'hui, il ne nous reste que 2 semaines avant le départ. Je me demande si on devrait essayer de se préparer au décalage horaire en vivant déjà 6 heures plus tard!
Les autres membres de la famille ne sont pas très chauds à l'idée de se lever si tôt, mais surtout de se coucher si tôt!

Ciao!
Daniel

24 juillet, 2006

Le casse-tête est presque complet!!

C'est signé pour la maison!!!
Une autre pièce du casse-tête est ajoutée. De plus, aujourd'hui, on a reçu les billets d'avions.
Alors pour le portrait final, il ne manque que nous dans le décor.
Mais il restera aussi le conteneur à arriver, une voiture à trouver et acheter, et la vie à vivre...

Comme pour tout le monde, c'est un casse-tête en mouvement.

Merci pour vos prières.
Nous avons constaté que le Seigneur nous prépare une place. Et ce n'est pas seulement pour la vie éternelle. C'est aussi pour maintenant.
Nous sommes soulagés de savoir que nous aurons un chez nous en arrivant. La maison semble bien grande. Elle a 4 chambres et chaque enfant pourra avoir sa chambre, s'il le désire et si on le veut... Ça devrait bien!
Nous aurons de la place pour installer notre nouvelle trampoline dans la cour - un cadeau de déménagement pour les enfants.
Bon, je dois vaquer à d'autres occupations...

Ciao!
Daniel

22 juillet, 2006

Pour la maison, pas de nouvelles encore!

Je n’ai toujours pas de confirmation au sujet de la maison. Tim n’a pas pu rencontrer le propriétaire encore. Mais j’ai au moins reçu cette photo.
Si vous voulez toujours priez avec nous. Cette maison semble en être une qui nous fera plaisir, surtout que nous habiterions près de 2 collègues et que chaque enfant pourra avoir sa chambre.


Daniel

19 juillet, 2006

Ce qui ressemble à des vacances!



Quelques jours de visite familiale. Nous revenons de Saint-Donat de visiter les parents de Sophie. Je n’ai pas apporté mon ordi. Détaché des soucis d’organisation et d’agenda. Nous n’avons que profité de la nature.
Baignade dans le parc du Mont-Tremblant,
Baignade dans la rivière Ouareau
et
Promenade en sentiers.
Nous avons aussi assisté aux premières loges à un orage des plus spectaculaires. Le lendemain, nous constations les dégâts au fil de notre promenade.
Je n’oubli pas non plus notre pêche en chaloupe. Ma prise d’une truite grise. Or, j’ai dû la rejeter à l’eau car aucune prise de truite grise n’est permise dans le lac Archambault. Par conséquent, j’ai aussi jeté la photo qui certifie qu’elle mesurait plus que pas assez. L’objectif de la caméra n’était pas assez grand pour toute la contenir!!!
Je ne suis pas un bon conteur de pêche. Je manque d’expérience, je l’admet. La truite est vraie par contre.

Je constatais, entouré de forêt et à la pensée des activités forestières de mon frères, que nous, les Marineau, devons avoir du sang de coureurs des bois quelque part dans notre généalogie "tricentenairement" canadienne.
Comment est-ce que je courrai le sol nigérien? À quelle rapidité est-ce que j’apprendrai à reconnaître les pistes sahéliennes? Et Est-ce que je courrai seulement sous l’enclume solaire?

C’est bien ce que nous découvrirons au fil de ce blog. Vous y lirez certainement nos faiblesses et nos écartades dans les pistes inconnus.
Alors, je vous demande de priez Jésus, celui qui accompagne ses fidèles et qui ne les écrase pas dans l’humiliation, pour notre santé et notre adaptation au Niger.

Pour ceux qui lisent ceci tardivement, car il est presque mercredi quand j’écris ceci, je vous demande de prier, car mon directeur Tim s’apprête à signer un bail pour notre maison, mercredi même. Un peu plus tard, nous devrions savoir si c’est conclu ou non. Mais selon la description sur écran d’ordi, ce doit être une maison superbe…

Merci de partager votre foi pas la prière en notre faveur.

Daniel

12 juillet, 2006

Il est parti

Voici la fin d'un long début.
Le conteneur rempli est parti vers le port de Montréal. Enfin!
Ce conteneur nous aura fait suer... Car il fait très chaud au fond d'un conteneur quand on empile des boîtes.
Alors, lundi j'ai rempli le conteneur avec 4 amis à qui je doit partager la gloire d'avoir suer. Il y avait Serge Riel, Gunnar Littlejohn, Benoît Lapierre et Nathan Whatley. Je les nomme parce que je nomme presque jamais personne.
Malheureusement, je n'ai pas apporté mon appareil photo numérique, alors pas de photos. Il ne reste que l'attente de son arrivée en Afrique.
Le conteneur accostera les côtes africaines le 18 août au Bénin. Mais alors, il devra prendre la route selon un agenda indéterminé. L'important est qu'il termine son trajet chez nous à Namey.

Voilà, je suis éreinté. Il me reste à faire des calculs pour savoir si je peux acheter une voiture en attendant de pouvoir acheter un véhicule tout-terrain.

Je raconterai plus, à un autre moment.

Daniel

09 juillet, 2006

Dennis et Dorrie


Dennis et Dorrie ont travaillé quatre ans au Niger. Ils sont au Canada pour l'instant et ils se questionnent quant à leur retour au Niger.
D'une part, ils ont leurs enfants qui font d'eux des grands-parents, d'autre part, ils ont leurs parents qui désirent leur présence aussi.
Ce qui nous réjouira, s'ils reviennent au Niger, c'est qu'ils travaillaient avec les Touaregs, comme nous le feront. D'ailleurs, Dorrie a appris la langue Tamasheq.

Bon, nous allons justement déjeuner avec eux, le téléphone vient de sonner.
Ciao
Daniel

Paul et Chantal


Ce couple est en train de faire les étapes pour partir au Niger et pour joindre notre équipe.
Paul se joindrait, d'ailleurs, au travail de formation de métiers et d'habilités manuelles. Il est soudeur et il touche à la mécanique.
Chantal parle très bien français, mais notre rencontre à été trop brève pour que je connaisse ses talents et parce qu'elle parlait plus avec Sophie.
Mais étant donné que Paul n'est pas bilingue, ils devront passer un an au Québec pour qu'il apprenne la langue de Molière avec l'accent du Québec.
Ils ont un garçon de 16 mois.
Ils visiteront le Niger en septembre prochain.

Ils sont excités et nous sommes heureux de voir que l'équipe grandira.

Edmonton la nuit, lorsqu'elle arrive!


Nous nous trouvons à Edmonton pour un court voyage.
L'ACM y tient son assemblée générale et nous y avons été présentés comme nouveaux missionnaires avec les autres nouveaux. Cela nous a permis de faire de nombreuses rencontres. Rencontres que vous avez peut-être déjà lu avant d'arriver à ce texte.

Edmonton est une ville cocasse pour un Montréalais. D'ailleurs, deux guides touristiques nous ont dit qu'il perçoivent Montréal comme une ville sauvage ou folle (wild). La raison en est qu'ils ont rencontré un Montréalais qui voulait fuir toutes les tentations en se réfugiant à Edmonton.
Étrange!
Non.
Car nous avons constaté combien Edmonton est tranquille. Il y a en ce moment un festival d'amuseurs publics (street performers). Le samedi à 23h, tout est terminé et la foule se disperse paisiblement. Et c'est vraiment paisible, pour ne pas dire silencieux. Sophie et moi marchions à côté de la place et nous ne pouvions savoir qu'est-ce qui s'y passait. Pas un cri, pas un haut-parleur, pas de musique de fond. Seulement une foule de spectateurs attentifs.
Pour la foule, il faut ajouter qu'on ne se fait pas marcher sur les pieds.
Mais il faut ajouter que le Solei se couche à 22h et qu'il fait jour jusqu'à 23h. On voit que la lumière influence la vie urbaine.

Pourquoi je vous raconte cela? C'est que lorsque nous nous arriverons à Niamey, ce sera ce genre de détails qui nous frappera en premier. Ce sera le moment de les noter car après, ils seront devenus familiers et nous oublierons d'en parler.
Peut-être que ce sera le genre de détails qui nous frapperons à notre retour au Canada?

Nous sommes dimanche et demain lundi je serai à Vaudreuil pour charger le conteneur. Priez pour moi.

Daniel

05 juillet, 2006

Une Date! Enfin.

Enfin nous pouvons annoncer que notre départ est concret car nous avons une date.
Après avoir vidé notre maison et rempli un entrepot. Car le conteneur sera rempli lundi prochain le 10 juillet.
Après tout les achats de Sophie.
Après tout les vaccins.
Après toutes les années.
Après l'appel de Jésus.

Nous partirons jeudi le 10 août prochain.

Waou!

Daniel

04 juillet, 2006

Erratum

Je suis désolé.
Je me suis trompé. Le conteneur n'arrivera pas le 10 août, mais le 10 juillet. C'est mon collègue, Ace Cheung, avec qui je partage ce conteneur qui me l'a fait constater. Il l'a écrit sur son blog et je l'ai lu... Je devrai me relire avant de lire les autres...

Comme Jésus le disait:"ote la poutre qui est dans ton oeil avant de pointer la paille dans l'oeil de ton voisin." Je paraphrase, vous permettez?

Daniel

Blog de Ace:
  • lescheung.blogspot.com
  • 02 juillet, 2006

    Bye bye Vaudreuil

    Nous sommes le 2 juillet aujourd'hui. Le lendemain des déménagements québécois.
    Par conséquent, nous avons dit bye bye à notre fidèle appartement de la rue Sainte-Angélique, et il a accueilli son nouvel occupant.
    Nous sommes hébergés chez des amis à Laval, pendant qu'eux sont en vacances, jusqu'à notre départ.
    Tout est entreposé en attendant le conteneur. Ce dernier devrait [arriver le 10 août]. C'est moi qui choisi en fait. Mais il y a encore de nombreuses contraintes qui nous gardent sur le qui-vive.
    1- Un dernier camion doit nous livrer des choses d'Edmonton, jeudi ou vendredi prochain.
    2- Vendredi, on doit quitter pour Edmonton, le chemin inverse, mais en avion, pour l'assemblée générale de l'Alliance Chrétienne et Missionnaire, les églises qui nous envoient. Retour dimanche après-midi.
    3- La ville de Vaudreuil refait l'asphalte autour de l'entrepot. le conteneur ne peut pas être là en même temps. Par contre, la ville ne peut pas nous donner de dates... Surprise!
    4- Et tout doit entrer.

    Ce qui est captivant, c'est qu'il n'y a pas grand chose qui soit en mon pouvoir ou qui dépende de moi. Il n'y a que le casse-tête de remplir le conteneur qui m'appartienne. Alors, comme Jésus a dit:
    "Vous aurez beau vous inquiétez, vous ne pourrez ajouter une heure à la durée de votre vie."
    Il me semble qu'une telle phrase est assassine dans notre rythme de vie. Imaginez que dans son temps, la vie était beaucoup plus lente et qu'il y avait tout de même de l'anxiété, alors aujourd'hui, on devrait peut-être paraphraser en disant qu'on accélèrera pas nos actions ou notre efficacité.

    Ainsi, puisqu'il y a trop de choses qui ne sont pas en mon pouvoir, je m'appuie sur la fidélité de Dieu, et on verra...

    Si tu crois tu verras la gloire de Dieu.
    Jésus (encore)

    Daniel

    29 juin, 2006

    En plein dedans


    Nous sommes en plein dans le déménagement.
    Mais heureusement, on peut prendre cela relax.
    En effet, Sophie avait préparé toutes les boîtes avant de partir pour Toronto. Et vue qu'on ne peut pas avoir le conteneur cette semaine, j'ai loué un entrepot et je peux aller y porter des choses au fur et à mesure.
    C'est surtout une provision divine parce que hier j'ai reçu une livraison d'électro-ménagers de Toronto et le camion m'a appelé pour me dire qu'il était rendu sur ma rue. Sauf qu'il ne pouvait pas se rendre chez moi parce que le camion est trop gros et les fils électriques trop bas. Il aurait fallu qu'il décharge le stock au bout de la rue. Mais, ayant un entrepot, je l'ai détourné vers là et tout s'est bien déchargé.

    C'est étrange comment un problème, celui de ne pas pouvoir avoir un conteneur cette semaine, est devenu une bénédiction pour nous. J'appelle cela: le travail racheteur de Dieu. En gardant ma confiance en lui, Dieu a racheté un problème, il en a fait un bienfait. Alléluia!
    C'est pour cela qu'il ne faut pas se laisser abattre devant les difficultés, car si on est trop bas, on ne peut pas profiter de la joie de voir Dieu transformer les situations.

    Bon je dois poursuivre mon pélerinage.

    Ciao
    Daniel

    24 juin, 2006

    Gestion de stress



    Revenus de Toronto
    Le soucis des enfants est disparu maintenant qu’ils sont tous auprès de nous à la maison.
    Notre semaine à Toronto a été très bénéfique pour Sophie et moi. Mais, alors que Sophie soufflait un peu, je me cassais la tête à organiser la réservation du conteneur avec mon collègue Ace Cheung. Notre surprise a été de se faire dire que le conteneur et que la compagnie ne pouvait pas faire le transport de Montréal à Niamey. Il faut dès lors trouver une autre compagnie. Je suis à Toronto. Ace est à Québec en train de paqueter ses boîtes car il doit étudier tout l’été aux États.
    Cela a été Rock’n Roll jusqu’à jeudi, jonglant d’une compagnie à une autre, d’une soumission à une autre, mais surtout d’un téléphone à l’autre, sur les pauses et pendant les ateliers.
    Pour le conteneur, c’est en grande partie réglé. Il ne me reste qu’à passer au bureau de la compagnie de transport pour signer des papiers.
    Mais nous avons un nouveau problème : Ace doit me faire parvenir des boîtes d’Edmonton pour que je les mettent dans le conteneur. Il y a des restrictions de temps et les compagnies de déménagements ne cessent de poser des problèmes parce qu’il n’a pas assez de choses pour remplir un camion. La solution qui m’apparaît le plus simple, à part prendre l’avion et louer un U-Haul pour rouler 4 jours, serait de faire livrer le tout comme colis par UPS.
    Reste à voir.
    Autrement, nos ateliers à Toronto ont été très enrichissant. D’abord pour nous préparer aux problèmes de transition lorsqu’on arrive au nouveau pays. Ensuite par l’édification spirituelle que nous avons reçue. Nous avons rencontré plusieurs couples qui ont vécu et qui vivent encore comme missionnaires à l’étranger. En dépit des difficultés, ils ont toujours expérimenté la présence du Seigneur et son soutient. Ceci ne veut pas dire qu’il n’y a pas de problème, mais que Jésus vit avec nous nos problèmes, tant de santé que de conteneur!
    Au plus fort des problèmes de conteneur, nous assistions à l’atelier de gestion de stress. La mise en pratique en même temps que l’instruction.
    À suivre
    Et à prier…

    Daniel
    PS Je crois que je n'aurai pas grand temps pour écrire cette semaine, elle sera occupée... Peut-être mercredi.

    21 juin, 2006

    Un temps pour souffler.



    Maintenant, il s’en passe des choses. Nous sommes dans le feu de l’action : finir les achats et jouer au casse-tête pour que tout rentre dans nos contenants de style rubbermaid.

    Une chance que je suis à Toronto pour m’arrêter un peu et me donner le temps d’écrire, car au Québec je suis tellement occupée que je ne m’arrête qu’à minuit ou une heure du matin.

    Le 10 juin dernier, j’ai eu un temps émouvant pour moi. J’ai reçu à la maison une trentaine d’invités, amis des enfants avec leurs parents. C’est incroyable de penser que cela fait 5 ans que je suis à Vaudreuil et qu’on connaît autant de personnes, sans compté ceux qui ne sont pas venus.
    On a profité de l’occasion pour leur montrer notre film sur notre vision spirituelle et aussi des images sur l’Afrique qui explique notre travail humanitaire et notre engagement à la mission.
    Ce temps a aussi été une occasion de donner aux amis des jouets que nos enfants ne peuvent apporter en Afrique. Nous leur avons expliqué qu’ils ne pourront plus jouer avec nos enfants, mais que lorsqu’ils joueront avec leur cadeaux, ils pourront penser à eux.
    Élohise et Marianne vont vivre leur dernière semaine d’école et elles sont conscientes qu’elles ne reverront plus plusieurs amis.
    Mais Élohise a eu droit à une fête d’aurevoir surprise de la part de ses amis la semaine passée.

    Pour notre part, la tournée missionnaire est terminée. J’ai vécu de belles expériences et de belles rencontres.
    À Sainte-Foy, notre dernière église, j’ai dû relever un défi. J’ai présenté mon programme sur la mission à toute l’église. Je suis à l’aise avec les enfants et tout a toujours bien été dans les classes d’école du dimanche. Mais, là, de parler à un groupe d’adultes, c’est nouveau pour moi. Et je suis contente d’avoir eu la chance de le faire.
    Après toute l’activité de la journée, avec le temps qui filait vite, on a réalisé qu’on vivait notre anniversaire de mariage. J’ai réalisé que notre cadeau est que nous pouvons partir en Afrique avec des églises qui nous appuient dans notre départ, entre autre par la prière.

    Je dois maintenant profiter de mon temps à Toronto, sans m’inquiéter pour les enfants car je sais qu’ils sont entre bonnes mains.

    Priez pour Antoine qui termine ses antibiotiques (encore). Cette fois-ci Daniel a eu la bonne idée de demander pour la prière des anciens afin qu’Antoine soit guéri.
    Alors j’espère que c’était la dernière fois qu’Antoine a des otites et tout ce qui se finit en « ite ».

    Sophie

    19 juin, 2006

    Depuis Toronto

    Est-ce qu'il existe une chanson sur Toronto comme il en existe sur Montréal?
    Dans l'avion je pensais aux chansons que je connais: "Je reviendrai à Montréal"... ou "Revoir Montréal sous la neige au Soleil"... Et la dernière d'Ariane Moffat: "Je reviens à Montréal, le Soleil remplis le terminal"...
    Il y a "Si j'avais les ailes d'un ange" pour Québec. Il y a "Tu peux bien rester tranquille" pour Paquetteville.
    Mais pour Toronto, en connaissez-vous une, même en Anglais?

    À défaut d'avoir trouvé une chanson, j'ai trouvé notre chambre d'hôtel. Mais je ne suis pas capable d'envoyer des courriels!

    Ce matin, les filles sont parties pour l'école et elles retourneront chez leur amie respective, en fait c'est maintenant que l'école termine (14h55). Marianne ira enfin au service de garde, sa première fois. C'est temps-ci on compte plus les dernières fois que les premières...
    Antoine se trouve chez son amie Miriam et il est très content. Mais il n'a pas conscience du temps. Il ne sait pas que nous sommes partis 5 jours. Or, lui, il aura plus de déplacement. Il passe 2 jours chez nos amis Claire et Benoît, 2 jours chez nos autres amis Dominique et Guillaume et finalement une journée chez ses grands-parents Marineau.

    Nous avons rendez-vous dans 5 minutes, je vous laisse.
    bisou

    Daniel

    -C'est mignon "bisou" vous trouvez pas?
    J'y repense. Je ne sais pas si je vais le réutiliser.