25 mars, 2006

Encore les oreilles, au moins une


En démarche pour notre départ, je m’attendais à ce que ce soit la température qui capte mon attention. Il est bien certain que le printemps qui tarde à nous réchauffer la couenne suscite beaucoup de frustration. Et puis, les soubresauts de la météo qui a semblé nous annoncer des printemps hâtifs nous ont souvent semer l’espoir du temps doux, surtout après un hiver montréalais qui n’en est un qu’à moitié : il fait froid et humide, sans la neige.
Bien heureusement, toute la famille, nous aurons la chance de vivre un dernier week-end de neige. Nous ferons notre présentation à St-Donat, où nous verrons les parents de Sophie aussi. Or, à Saint-Donat, il y a encore de la neige. Ainsi, nous devrions pouvoir nous imprégner de belles images blanches et montagneuses avant de partir.
Je mentionnais que je m’attendais à ce que ce soit la météo qui me captive le plus, or ce n’est pas le cas. Comme ces pages en font état, c’est la santé qui revient le plus souvent dans nos aventures. Des aventures qui se limitent presque à travailler, dormir et manger, des aventures de la vie ordinaire quoi.

Cette semaine, tous vont bien, sauf moi, J’ai commencé presque une otite mardi. Mon oreille droite sillait, puis après une heure la douleur s’est aggripée à moi, au point que je sentais ma mâchoire enflée comme si je revenais du dentiste, d’un mauvais dentiste. Je m’aigrissait contre tout et rien quand, tout à coup, je constate que je dois souffrir d’une otite. J’ai compris ce qui réveille nos enfants en cris et en pleures les nuits, torturés par une otite.
Mais moi ce n’est qu’une presqu’otite. La différence est que je n’ai pas eu de diagnostique pour mon oreille. Patience ou paresse. Soucis du travail ou dégoût des salles d’attente, je vous laisse choisir. Aujourd’hui, et hier, je n’ai qu’un sillement depuis que je me suis soumis à un traitement artisanal qui n’a rien de naturel. Je garde la recette pour moi, je ne crois pas qu’elle soit bonne, c’est tout. Si je traverse le week-end, peut-être y ferai-je assez confiance?
Cette semaine, nous devrons exprimer notre choix en ce qui concerne le peuple que nous souhaitons travailler avec : Peul ou Touareg. Nos amis missionnaires attendent notre réponse pour nous trouver une maison selon le quartier qui sera le plus concerné. C’est trillant de le sentir arriver ce départ!

Daniel

15 mars, 2006

À Farnham avec énergie


Mon garçon nous a offert tout un contraste avec l’attitude qu’il avait à Ste-Agathe. À Ste-Agathe, il ne souhaitait que d’être prêt, tout prêt, de Sophie ou de moi. À Farnham, avec les effets bénéfiques des médicaments contre son otite, il ne veillait qu’à fuir ses parents pour courir dans toutes les directions.
Serait-ce déjà son désir de voyage et d’aventure qui le pousse vers l’exploration? Il atteignait plutôt les frontières de ma patience.
Par contre, les frères et sœurs de Farnham n’ont pas paru autant déranger que moi par l’attitude d’un petit garçon de trois ans. Au contraire, ils m’ont davantage encouragé à la patience et à la créativité.
Je suis néanmoins toujours émerveillé de découvrir les églises de Jésus-Christ. L’église de Farnham n’était qu’une information, pour ne pas dire qu’une statistique, dans ma tête. Et c’est là-bas que j’ai eu l’idée, en revenant, de demander aux églises de nous donner, elles aussi, une photo de groupe. Nous aussi aurons le défi de se rappeler d’elles, soit de vous, quand nous serons au loin.
Un autre point qui me fascine. Je rencontre presque à chaque place, où j'ai le temps de parler avec les gens, des personnes qui ressentent un appel ou une désir très fort pour la mission et l'étranger. À suivre.
PRIÈRES : Nous allons bien, en ce qui concerne la santé, hormis Sophie qui tousse encore depuis les vaccins, il y a deux semaines. Mais ce sera le 4 avril prochain que nous devrons l’être, en santé, alors que nous recevrons de nouvelles doses de vaccins.

PROCHAINE VISITE : St-Donat, le 26 mars à 10h.

Daniel

10 mars, 2006

Wow!

Wow! Nous avons eu une formidable fin de semaine à Sainte-Agathe. Malheureusement, Sophie et Antoine n’étaient pas en forme : Sophie le rhume et Antoine une otite, que nous avons appris mardi. Ce qui a été formidable pour nous fut d’être accueillis, ou plutôt d’être attendus. En effet, l’église de l’ACM à Ste-Agathe a un comité missionnaire dynamique qui coordonne efficacement l’information et les activités missionnaires. Des petits détails comme d’avoir décoré l’église aux couleurs du drapeau nigérien jusqu’au plus gros des requêtes de prière, il s’occupe de tout cela.
Vous ne pouvez pas savoir ce que c’est pour un couple comme Sophie et moi, qui avons refusé de partir précipitamment ou par notre propre force afin d’avoir un soutient spirituel, d’apprendre dès notre arrivée à Ste-Agathe que certaines personnes sont engagées à prier pour nous à chaque jour, avant même de nous avoir rencontrés et de nous connaître. Cela nous motive à communiquer ce que nous vivons, afin de susciter d’autres prières en notre faveur et pour le travail que nous nous engageons à faire.
Toutefois, la fin de semaine n’a pas été facile à cause de la santé d’Antoine et de Sophie. Elle a mal dormi à cause de sa toux et de son nez qui coulait. Nous étions bien inquiété pour eux à cause des vaccins reçus mardi précédant. Finalement, lorsque le docteur a vu l’otite dans l’oreille d’Antoine, notre déception était de ne pas avoir réagi plus à cause des vaccins. Nous pensions que c’était des effets secondaires et qu’il fallait patienter…
Ma grande révélation, au cour de la fin de semaine, à été de voir les bénéfices d’un comité missionnaire. Je n’en avais jamais vu ni compris le fonctionnement avant. J’ai plutôt entendu parler de l’échec et de la désuétude des églises à comités. Or, ce n’est pas ce que j’ai vu à Ste-Agathe. Je suis surtout déçu d’avoir cru une telle déclaration sans avoir connu le fonctionnement d’une telle église. Mais je dois admettre que si je suis émerveillé, c’est probablement parce que je suis un missionnaire et que je bénéficierai d’une telle organisation pour recevoir un soutient spirituel. Probablement, qu’avec du temps, j’aurais découvert ce qui est vrai de toute église : l’imperfection. Il est inévitable qu’une église soit imparfaite car les contraires s’attirent et l’époux de l’église est Jésus-Christ, le parfait.
PRIÈRE : Je vous demande de prier pour la bonne santé de notre famille. Nous avons manqué notre visite à Québec, moi seul ai fait l’aller-retour, pour des raisons de santé. Élohise a eu le commentaire : « Pourquoi on est toujours malade les fois qu’on va visiter des églises? » Je dois dire que nous avons prévu que nous ne visiterons pas d’église après la prochaine vaccination.
PRIÈRE : Nous aurons à choisir envers quel peuple nous voudrons travailler, même si cela semble difficile de cibler un groupe plus que d’autres. L’Alliance a déterminé de travailler auprès de deux peuples au Niger, soit les Peuls et les Touaregs.
PRIÈRE : Ce mois-ci, nous devrons inscrire nos enfants à l’école de Niamey, le Lycée Lafontaine. Notre requête est que l’inscription se fasse sans problème et que les enfants puissent s’y faire des amis, tout en ayant de bons enseignants.
VISITE : Notre prochaine visite : Dimanche 12 mars, 10h, à l’église de Farnham.

Daniel

02 mars, 2006

Quand ça va mal, ça va...!

"Quand ça va mal, ça va mal" dit le dicton populaire. Mon attitude me pousse plutôt à dire: "Quand ça va mal, ne te laisses pas arrêter".
Vous l'aurez deviné, ça va mal. Tout a commencé avec la fièvre de Marianne samedi dernier. Nous sommes allés souper chez des amis, nous étions une quarantaine, et elle a dormi dans une chambre, malgré le brouhaha collectif.
Ensuite, le lundi, Sophie reçoit une tringle à rideaux sur la tête, ce qui lui étire des muscles dans le cou. Marianne, après deux jours de fièvre, est enrhumée: elle tousse et mouche comme une "champlure".
Le mardi, nous avons réservé l'après-midi pour recevoir nos vaccins à la clinique voyage sans rendez-vous. Alors que je rentre à la maison pour prendre toute la famille vers la clinique, je glisse sur la glace. Étendu sur le sol à côté de la maison, je prends conscience que ça va mal. Je sais dès lors que ce n'est pas terminé, non. La clinique a eu des problèmes informatiques. Nous avons attendu cinq heures avant de rencontrer l'infirmière. Cette rencontre a durée une heure, une heure avec une infirmière presque plus impatiente et nerveuse qu'un couple avec leur trois enfants qui ont attendu plus de cinq heures en sautant,criant, dansant, bataillant, courant, jouant sur les chaises, etc, pour la rencontrer, elle. Et pour payer une facture salée.
Mercredi, pas d'accalmie. Sophie débute à son tour le rhume de Marianne. Élohise a deux grosses réactions à ses bras vaccinés. Pour ma part, je me fais mal au dos et je travaille de soir, qui est presque un malheur équivalent dans les circonstances.
Nous sommes jeudi. Tout est stable. Nous ne sommes pas abattus à la veille d'aller à Ste-Agathe pour la fin de semaine.
Face au malheur et aux difficultés, il me faut une conviction très forte, un message claire, pour m'arrêter. En effet, la conviction que Jésus-Christ est à nos côtés pour traverser les misères de ce monde est plus forte que l'insécurité du doute.
Je ne crois pas que le malheur est voulu ni permis par Dieu. Le mal ne lui appartient pas. Il n'en a pas besoin. Le malheur est issu de nos coeurs et de la nature, tel que glisser sur un monticule de glace et de vociférer ensuite.
Voici que je dois retourner travailler, de soir. Mon responsable vient de me demander de rentrer plus tôt.
Après avoir discuté avec Sophie, il apparaît que son rhume est une réaction aux vaccins.

Daniel
PS Je reviendrai sur le coût des vaccins.