29 juin, 2006

En plein dedans


Nous sommes en plein dans le déménagement.
Mais heureusement, on peut prendre cela relax.
En effet, Sophie avait préparé toutes les boîtes avant de partir pour Toronto. Et vue qu'on ne peut pas avoir le conteneur cette semaine, j'ai loué un entrepot et je peux aller y porter des choses au fur et à mesure.
C'est surtout une provision divine parce que hier j'ai reçu une livraison d'électro-ménagers de Toronto et le camion m'a appelé pour me dire qu'il était rendu sur ma rue. Sauf qu'il ne pouvait pas se rendre chez moi parce que le camion est trop gros et les fils électriques trop bas. Il aurait fallu qu'il décharge le stock au bout de la rue. Mais, ayant un entrepot, je l'ai détourné vers là et tout s'est bien déchargé.

C'est étrange comment un problème, celui de ne pas pouvoir avoir un conteneur cette semaine, est devenu une bénédiction pour nous. J'appelle cela: le travail racheteur de Dieu. En gardant ma confiance en lui, Dieu a racheté un problème, il en a fait un bienfait. Alléluia!
C'est pour cela qu'il ne faut pas se laisser abattre devant les difficultés, car si on est trop bas, on ne peut pas profiter de la joie de voir Dieu transformer les situations.

Bon je dois poursuivre mon pélerinage.

Ciao
Daniel

24 juin, 2006

Gestion de stress



Revenus de Toronto
Le soucis des enfants est disparu maintenant qu’ils sont tous auprès de nous à la maison.
Notre semaine à Toronto a été très bénéfique pour Sophie et moi. Mais, alors que Sophie soufflait un peu, je me cassais la tête à organiser la réservation du conteneur avec mon collègue Ace Cheung. Notre surprise a été de se faire dire que le conteneur et que la compagnie ne pouvait pas faire le transport de Montréal à Niamey. Il faut dès lors trouver une autre compagnie. Je suis à Toronto. Ace est à Québec en train de paqueter ses boîtes car il doit étudier tout l’été aux États.
Cela a été Rock’n Roll jusqu’à jeudi, jonglant d’une compagnie à une autre, d’une soumission à une autre, mais surtout d’un téléphone à l’autre, sur les pauses et pendant les ateliers.
Pour le conteneur, c’est en grande partie réglé. Il ne me reste qu’à passer au bureau de la compagnie de transport pour signer des papiers.
Mais nous avons un nouveau problème : Ace doit me faire parvenir des boîtes d’Edmonton pour que je les mettent dans le conteneur. Il y a des restrictions de temps et les compagnies de déménagements ne cessent de poser des problèmes parce qu’il n’a pas assez de choses pour remplir un camion. La solution qui m’apparaît le plus simple, à part prendre l’avion et louer un U-Haul pour rouler 4 jours, serait de faire livrer le tout comme colis par UPS.
Reste à voir.
Autrement, nos ateliers à Toronto ont été très enrichissant. D’abord pour nous préparer aux problèmes de transition lorsqu’on arrive au nouveau pays. Ensuite par l’édification spirituelle que nous avons reçue. Nous avons rencontré plusieurs couples qui ont vécu et qui vivent encore comme missionnaires à l’étranger. En dépit des difficultés, ils ont toujours expérimenté la présence du Seigneur et son soutient. Ceci ne veut pas dire qu’il n’y a pas de problème, mais que Jésus vit avec nous nos problèmes, tant de santé que de conteneur!
Au plus fort des problèmes de conteneur, nous assistions à l’atelier de gestion de stress. La mise en pratique en même temps que l’instruction.
À suivre
Et à prier…

Daniel
PS Je crois que je n'aurai pas grand temps pour écrire cette semaine, elle sera occupée... Peut-être mercredi.

21 juin, 2006

Un temps pour souffler.



Maintenant, il s’en passe des choses. Nous sommes dans le feu de l’action : finir les achats et jouer au casse-tête pour que tout rentre dans nos contenants de style rubbermaid.

Une chance que je suis à Toronto pour m’arrêter un peu et me donner le temps d’écrire, car au Québec je suis tellement occupée que je ne m’arrête qu’à minuit ou une heure du matin.

Le 10 juin dernier, j’ai eu un temps émouvant pour moi. J’ai reçu à la maison une trentaine d’invités, amis des enfants avec leurs parents. C’est incroyable de penser que cela fait 5 ans que je suis à Vaudreuil et qu’on connaît autant de personnes, sans compté ceux qui ne sont pas venus.
On a profité de l’occasion pour leur montrer notre film sur notre vision spirituelle et aussi des images sur l’Afrique qui explique notre travail humanitaire et notre engagement à la mission.
Ce temps a aussi été une occasion de donner aux amis des jouets que nos enfants ne peuvent apporter en Afrique. Nous leur avons expliqué qu’ils ne pourront plus jouer avec nos enfants, mais que lorsqu’ils joueront avec leur cadeaux, ils pourront penser à eux.
Élohise et Marianne vont vivre leur dernière semaine d’école et elles sont conscientes qu’elles ne reverront plus plusieurs amis.
Mais Élohise a eu droit à une fête d’aurevoir surprise de la part de ses amis la semaine passée.

Pour notre part, la tournée missionnaire est terminée. J’ai vécu de belles expériences et de belles rencontres.
À Sainte-Foy, notre dernière église, j’ai dû relever un défi. J’ai présenté mon programme sur la mission à toute l’église. Je suis à l’aise avec les enfants et tout a toujours bien été dans les classes d’école du dimanche. Mais, là, de parler à un groupe d’adultes, c’est nouveau pour moi. Et je suis contente d’avoir eu la chance de le faire.
Après toute l’activité de la journée, avec le temps qui filait vite, on a réalisé qu’on vivait notre anniversaire de mariage. J’ai réalisé que notre cadeau est que nous pouvons partir en Afrique avec des églises qui nous appuient dans notre départ, entre autre par la prière.

Je dois maintenant profiter de mon temps à Toronto, sans m’inquiéter pour les enfants car je sais qu’ils sont entre bonnes mains.

Priez pour Antoine qui termine ses antibiotiques (encore). Cette fois-ci Daniel a eu la bonne idée de demander pour la prière des anciens afin qu’Antoine soit guéri.
Alors j’espère que c’était la dernière fois qu’Antoine a des otites et tout ce qui se finit en « ite ».

Sophie

19 juin, 2006

Depuis Toronto

Est-ce qu'il existe une chanson sur Toronto comme il en existe sur Montréal?
Dans l'avion je pensais aux chansons que je connais: "Je reviendrai à Montréal"... ou "Revoir Montréal sous la neige au Soleil"... Et la dernière d'Ariane Moffat: "Je reviens à Montréal, le Soleil remplis le terminal"...
Il y a "Si j'avais les ailes d'un ange" pour Québec. Il y a "Tu peux bien rester tranquille" pour Paquetteville.
Mais pour Toronto, en connaissez-vous une, même en Anglais?

À défaut d'avoir trouvé une chanson, j'ai trouvé notre chambre d'hôtel. Mais je ne suis pas capable d'envoyer des courriels!

Ce matin, les filles sont parties pour l'école et elles retourneront chez leur amie respective, en fait c'est maintenant que l'école termine (14h55). Marianne ira enfin au service de garde, sa première fois. C'est temps-ci on compte plus les dernières fois que les premières...
Antoine se trouve chez son amie Miriam et il est très content. Mais il n'a pas conscience du temps. Il ne sait pas que nous sommes partis 5 jours. Or, lui, il aura plus de déplacement. Il passe 2 jours chez nos amis Claire et Benoît, 2 jours chez nos autres amis Dominique et Guillaume et finalement une journée chez ses grands-parents Marineau.

Nous avons rendez-vous dans 5 minutes, je vous laisse.
bisou

Daniel

-C'est mignon "bisou" vous trouvez pas?
J'y repense. Je ne sais pas si je vais le réutiliser.

16 juin, 2006

Ceci est un test!


Est-ce qu'on a trop de choses?
As-t'on trop acheté d'articles pour 4 ans?
Est-ce que tout entrera dans le conteneur?
Voilà les questions existentielles qui occupent nos pensées ces jours-ci.
Alors, nous avons fait un test. J'ai délimité sur le plancher l'espace officiel qui doit nous être réservé dans le conteneur. J'y ai entassé tout ce que nous devons mettre dans le conteneur.

Quel est le résultat?
Quels sont les réponses aux questions précédentes?
Je les garde pour plus tard, car on n'est jamais certain et qu'on doit créer un suspense... to be continued.

Chose certaine, il y a beaucoup de place pour de la foi en Jésus, car il en faut à ce point-ci pour garder la paix.
Or, nous en avons, car on sent tellement qu'on approche du but.
Mais on dira un grand Ouf! quand on verra le conteneur partir.

Daniel

12 juin, 2006

Diagnostique

Finalement, Antoine est aux antibiotiques car il a les bronches obstrués. Il aura une radiographie pour confirmer.
Et moi, je poursuis ma convalescence entre la chambre et les toilettes. Je passe les détails.

Daniel

Malade, malade, malade!

Aujourd'hui, je suis malade. J'ai tout ce qui ressemble à une gastro, sauf que je n'ai pas vomi encore.
Antoine a mal à l'oreille et il tousse. Alors il va voir le docteur ce matin. Je devais l'amener mais, je suis KO.
Pour Sophie, l'embêtement est grand. Elle avait tout planifié sa journée pour qu'elle soit la dernière de magasinage.
À cause de mon virus, ce sera son avant dernière journée.
Je vous demande de prier que cette semaine se déroule mieux qu'aujourd'hui, car la semaine prochaine, nous partons pour Toronto et nous n'aurons plus de temps pour paqueter ou acheter.

Daniel

Vite vite des nouvelles!


Hier nous avons reçu plusieurs amis et amies des enfants avec leurs parents. La pluie ne nous a pas arrêtés. On s’est entassé dans la maison. On s’est amusé.
Ça nous a énergisé pour prendre la route vers Québec ensuite. On a été hébergé chez les Neilson.
De son côté, Matthew, le papa, revenait du Mississipi, où il a travaillé à la reconstruction de maisons dévastées par Katrina… l’an passé. Il nous a montré des photos des dégats. Abominable, 10 mois après.
Pour notre part, on a bien apprécié notre séjour. Les enfants avaient des nouveaux amis avec qui jouer. Antoine voulait y retourner, les filles aussi, mais c'est Antoine qui s'exprimait le plus fort. Sophie et moi sommes fiers des enfants qui se sont tapés tous les kilomètres dans notre voiture depuis qu'on a commencé à visiter les églises.
D'un autre côté et qui est cocasse, c’est Sophie qui a présenté son programme qu’elle a préparé pour les enfants, mais à toute l’église. En février, Ste-Foy était ma première église et elle avait reçu un homme nerveux. Aujourd’hui, en tant que notre dernière, elle a eu une femme nerveuse! Mais Sophie s’est extrèmement bien débrouillée. Elle a su toucher autant les adultes que les enfants. Elle en a reçu plusieurs marques d'appréciation.

Maintenant, notre tournée d’églises est terminée. Ce qui nous reste : préparer l’empaquetage final pour l’arrivée du conteneur à la fin du mois. Suivre une semaine d’orientation à Toronto pendant que les enfants terminent l’année scolaire. Et puis, remplir le conteneur… et nos valises. mais on a pas encore de date précise de départ!

Vers l’aventure, c’est pas mal d’organisation.

Daniel

07 juin, 2006

Raccrocher ses bottines


Demain, ça fera une semaine que j’ai accroché mes bottes de travail. Il n’y a pas eu de larmes ni de sanglots, au contraire, tout mes clients exprimaient leur joie et leurs vœux de réussite.
D’autre part, mes collègues masculins et virils ne laissaient paraître aucune larme. Ah! L’orgueil. Mais moi qui suis humble, franc et viril, j’ai poussé des cris de joie et non les larmes. Ce n’est pas que je suis si heureux de quitter Technilogic. Au contraire, s’il y a une compagnie qui bien pris soin de moi c’est eux. Non, c’est plutôt l’affirmation d’un pas en avant, vers ce rêve si chéri de travailler en Afrique.
Je ne travaille peut-être pas, mais je ne chôme pas, comme l’a écrit Sophie plus bas.

Samedi le 10 juin, nous organisons un party d’aurevoir pour tous les amis des enfants et leurs parents. Nous faisons un super BBQ d’hot dog et nous présenterons une diapo du Niger et de notre travail missionnaire.
Tout de suite après, nous partons pour Québec. Le lendemain nous y ferons notre présentation. J’y étais déjà aller, mais Sophie et les enfants avaient été malades et ils n’avaient pas pu venir. J’avais fait l’aller-retour le dimanche, dans une tempête de neige. Autre temps autre température. Du moins on le souhaite, car une autre tempête de neige en juin, on serait bien découragé.

Il nous reste à trouver une trampoline
PS. On a eu des nouvelles pour une maison au Niger. Mais elle serait en périphérie de la ville. Un peu loin quand on a pas de voiture. On compte bien en avoir une, mais il faudra attendre là-bas et selon le budget.

Daniel

Dernier rush!


Voilà, je suis dans la période la plus stressante : faire des boîtes pour le grand départ.
Le temps me joue des tours car en tournant mon calendrier le 1er juin, j’ai réalisé qu’il ne me reste que deux semaines pour compléter les derniers achats et pour ranger tout dans les boîtes.
Moi qui pensait qu’il me restait un mois!
En fait, c’est que dans deux semaines, Daniel et moi partons pour Toronto 5 jours et qu’à notre retour, les enfants auront terminé l’école. Je devrai alors m’occuper d’eux en plus de garder 3 autres enfants toute la dernière semaine.
Suite à cela, je dois dire que mon voyage à Rimouski m’a beaucoup stressée. Pourtant, j’apprécie tellement rencontrer mes frères et sœurs dans le Seigneur. À chaque place que nous avons été, on a reçu un accueil chaleureux.
C’est béni de rencontrer tant de personne qui nous encourage à notre appel pour l’Afrique.

Pour les filles, elles ont très hâte d’être en vacance et de pouvoir se lever à l’heure qu’elles veulent. Or, on a toujours quelque chose à faire et on les réveille et la semaine pour l’école et la fin de semaine pour nos occupations à l’extérieur ou familiales.
Nous avons tous très hâte à juillet pour se reposer en famille.
Sophie

Flash sur Rimouski


Nous revenons de Rimouski. Une longue route, mais, contrairement à ce que les Trois Accords disent, Rimouski n’est pas si loin en titi que cela. Il faut bien admettre que nous avions une van que mon beau-frère nous a passé et que les enfants avaient beaucoup d’espace.

Nous avons été merveilleusement accueillis par Nicole et Viateur Boucher (à droite sur la photo). Nous avons appris que si nous ne partions pas pour le Niger, il y a des besoins d’ouvriers chrétiens à Rimouski… mais ce n’est pas le même climat malgré l’accueil chaleureux.
Parlant d’accueil, j’ai eu une reçu une bonne leçon contre la paresse ou contre la lecture rapide. Le vendredi soir, nous avons couché à Lévis chez une famille de l’église que nous avions visitée. Or, vu que nous devions partir tard après mon travail, je ne m’attendais pas à être reçu à souper, alors nous avions prévu un pic-nic pour la route. Or, les Audet, nos hôtes, avaient écrit avec le trajet « nous vous attendons pour souper demain » sous-entendant « peu importe l’heure ». Mais moi, je n’ai pas lu cette dernière ligne qui m’obligeait à dérouler la fenêtre plus bas. C’est après avoir picniqué que j’ai consulté sérieusement le trajet et l’invitation…
Je l’ai appris.
Mais n’ayez crainte, nos hôtes ne nous en ont pas tenu rigueur et ils nous ont reçu comme des princes et princesses.

Là-bas, il y a particulièrement un chant qui m’ont béni. Le premier dit simplement que le nouveau commandement que Jésus nous a donné est de nous aimer les uns les autres. J’étais heureux d’avoir cela en musique car je considère qu’il s’agit de ma principale motivation spirituelle : aimer les autres tout en aimant Dieu. Le chant poursuit comme Jésus a dit : À l’amour que vous avez tous connaîtront que vous êtes mes disciples. C’est pour cela que je suis heureux aussi de partir avec une tâche humanitaire, afin d’apporter de l’aide et d’avoir l’occasion de manifester de l’amour au Tamasheq.

J’ai beaucoup de choses à faire, dont écrire un message de la par de Sophie. Alors je reviendrai plus tard pour verser davantage de nouvelles.

Ciao
Daniel