30 novembre, 2006

Des allures de maison!

Pour notre part, la maison est bien installée. Il ne nous manque plus de meubles. Le ménage se fait régulièrement. Car il faut le dire, nous sommes dans la saison sèche. Qui dit sèche dit poussière et sable. Et puisque nous n’avons pas encore assez froid pour garder toutes nos fenêtres fermées, et puisque nous n’avons pas non plus l’air climatisé, alors, nos fenêtres sont ouvertes, avec seulement les moustiquaires comme barrières. Néanmoins, on se sent chez nous, avec nos photos de famille sur les murs et nos rideaux aux fenêtres.
Mais voici que je suis allé aider mon gardien à construire sa maison. Je me rappelle un collègue, François, qui me demandait si je saurais faire un cabanon avec toutes les facettes de la construction dont cela sous-entend. J’avais dit oui à François, mais tout cela n’est pas nécessaire. Ce que nous avons fait m’a plus rappelé les scouts que la construction. Nous avons attaché des branches ensembles, de différentes grosseurs selon leur place. Là-dessus, nous avons placé des nattes de paille, couvert avec des toiles de plastique ( du gros polythène) et encore d’autres nattes de paille.
Vous comprenez que mon gardien est pauvre. Mais, il y a tout un marché pour ce type de matériaux de construction. Ce travail est à refaire après chaque saison des pluies.
Le plus difficile pour moi était de mettre de côté ce qui était de mes jeux d’enfants dans le bois pour construire ce qui est véritablement un chez soi d’une famille. Il faut savoir que les gens vivent dehors. La cuisine est dehors. La toilette est dehors. Le salon est dehors. Et quand il fait chaud, les chambres sont aussi dehors.
Il y a des choses qui sont tellement différentes mais il y en a d’autres qui sont toujours pareilles. En fait, mon gardien a déménagé pour avoir plus grand, surtout parce que sa belle-mère habite avec eux. Or, il voulait qu’elle puisse avoir sa case à elle. Nous n’avons pas tous des problèmes avec notre belle-mère, mais ça me fait rire de penser que ce n’est pas seulement un cliché de chez nous. Mais, pour ici, imaginez-vous qu'il y a des polygames. Or, ils n’ont pas seulement plus qu’une femme…

Daniel

Que se passe-t-il de nos Alouettes?

Tristesse à distance.
Un vendredi matin, une collègue de Colombie-Britannique m’annonce la triste nouvelle que nos Allouettes se sont faites plumer. Maintenant je comprends pourquoi je rencontre autant d’Anglais qui connaissent la chanson :
Allouette, gentille allouette
Allouette, je te plumerai…

Je ne connais pas encore les détails, mais il faudra changer quelque chose ou quelqu’un.
Je suis un peu loin pour avoir du poids sur les décisions de l’équipe. but Jim Popp, Do something!

Daniel

Remerciements

Notre fond pour un véhicule augmente. Je tiens à dire merci publiquement à un monsieur ou à une femme du nom d’anonyme. Peut-être est-ce une communauté de gens anonymes. Je l’ignore, mais nous vous disons merci. Nous sommes à peu près à la moitié des fonds pour un 4X4 selon les vieilles nouvelles du mois d’octobre. Mais je vous préviens, même avec un bon 4X4, nous ne pourrons pas aller vous rendre visite et vous le faire essayer.

Daniel et la famille

21 novembre, 2006

3 tuques, 2 crevaisons et 1 accrochage

Ce matin j'ai compté 3 tuques sur la route. Il devait faire 21-23 degrés. Cet après-midi, j'ai vu un homme avec un manteau chaud. Il faisait au moins 40 degré au Soleil. Sauf que c'est sec et qu'il y a un vent appelé l'Harmattan qui souffle et qui est frais. Ceci fait que pour moi la chaleur est nouvelle. Je peux être au Soleil et sentir qu'il me rôtie tout en me sentant bien et raffraichi par le vent. Bizarre!

Nous sommes allés voir les girafes, il n'y a pas si longtemps. J'ai roulé hors terrain un peu avec la Peugeot que la mission nous prête. Elles sont belles et en liberté. On ne peut pas les approcher beaucoup mais ça reste impressionnant. Cette fois, elles étaient farouches car elles avaient des petits.
Sur le côté de la route pour s'y rendre, il y a un camion accidenté et quelqu'un nous demandait de nous arrêter. Probablement pour les aider. Mais le problème, c'est qu'il y a un mois j'ai vu le même camion avec des gens dedans qui demandaient de nous arrêter... alors on ne s'est pas arrêté cette fois-ci.
Au retour, j'avais un pneu crevé, mais seulement rendu en ville. j'ai sorti pour le changer. 5, 10, 15 personnes sont venus pour faire le travail. Bien sûr, ils cherchent du travail, mais j'avais le sentiment qu'ils ne pouvaient pas imaginer qu'un blanc se salisse les mains et qu'il force. À demi offusqué, j'ai fait le travail moi même. Ensuite, j'ai fait réparer la crevaison. Surprise! le pneu a une trippe (chambre à air). Autre surprise, le gars (dit le vulganisateur) a recoud le pneu déchiré.
Deux jours plus tard, une autre crevaison. Je dois encore aller le faire réparer. Autre surprise! J'ai oublié de dire que la réparation est 2$.

J'ai eu un accrochage aussi. Finalement, je dois considérer le sable comme de la glace noir qui se voit. Nous avons tous freiner et on s'est quand même tamponnés. Aujourd'hui, la voiture est revenue réparée. Mais quelle joie d'aller faire la déclaration aux assurances - car il y a des assurances en Afrique. J'y vais avec les infos du responsables de l'accident. Je dois revenir avec les photos et une soumission de réparation. Je devrai aussi montrer la voiture à la compagnie assurance de l'autre automobiliste.
Je montre la voiture à un mécanicien. Il doit trouver les morceaux et monter la soumission. Je lui paye le taxi...Il n'y a pas de réseau de fournisseurs. Il me dit :"reviens demain à dix heure" Je reviens à midi.
"Ah monsieur, j'ai perdu mon cachet, je vais envoyer le petit faire cacheter chez un ami. Le cachet est un tampon comme aux douanes et qui fait office de signature officielle partout. J'ai moi aussi mon cachet. Je reviens à 13h. "Ah! Monsieur le gartagiste ... " Je reviens à 18h alors et c'est bon. Je retourne aux assurances, je vais voir l'autre compagnie... Enfin c'est fini!

Daniel

11 novembre, 2006

Au travail

Après tous ces mois d'installation et de recherche, nous voici au travail. Nous nous sommes mis sérieusement à l'apprentissage de la langue Tamasheq. Sophie plus que moi. Elle a une femme qui vient à la maison à tous les jours et elles visitent d'autres femmes pour pratiquer aussi.
Dans mon cas, j'avais un homme qui m'aidait, mais il prend une formation d'instructeur d'alphabétisation cette semaine, alors, je l'ai perdu. Mais d'un autre côté, cette formation est financé par notre ONG. Alors, Sophie et moi allons participer à ce travail. Mais il s'agit de l'alphabétisation en écriture Tamasheq. Déjà, nous apprenons à lire le Tamasheq. Il faut surtout lire et prononcer les lettres que nous n'avons pas. Par exemple, essayez de dire le son de la lettre Q par la gorge et non par la bouche. Ensuite, on doit travailler trois type de R tout en prononçant le H. Il y a encore d'autre différence, mais je ne saurais les expliquer avant quelques mois.
Au début décembre, les classes d'alphabétisation vont commencer. Il est plus facile pour les gens d'apprendre à lire dans leur langue et ensuite apprendre la lecture en français. Nous allons participer à chacune de ces étapes. Par contre, l'alphabétisation ne doit pas nous freiner pour apprendre le Tamasheq. Cela doit le compléter.

Je vous remercie de continuer de visiter cette page. J'essaie d'écrire plus souvent mais je ne peux pas me brancher.

Daniel

Pas encore vraiment branché

Notre silence représente nos problèmes de branchement à Internet avec un Mac.
Bientôt, une compagnie de téléphone va mettre un modem USB sur le marché et je devrais pouvoir l'utiliser. Je croise les doigts.

À part cela, nous sommes occupés.

Daniel