24 novembre, 2007

Choc de culture

Imaginez
Attendre au magasin. Le commis vous dit "bonjour". Il s'informe de ce que vous voulez "très bien!"
Et quelqu'un entre après vous. Le commis lui dit "bonjour". Et il s'informe de ce qu'il veut.
Il n'est pas sitôt tourné pour commencer le travail que quelqu'un d'autre entre. Le commis lui dit "bonjour". Et il s'informe
Alors que vous attendez toujours qu'il s'applique à vôtre demande!
Pour nous, c'est insultant d'attendre son tour et de ne pas être servi à ce tour venu. Il m'arrive encore de sortir pour revenir quand j'aurai raisonné mon impatience.
Mais pour le Niger, et une bonne part de l'Afrique et du monde, il insultant de ne pas considérer quelqu'un qui entre dans sa boutique.
Malheureusement, notre demande se trouve parfois confuse dans la mémoire du commis. Il demeure que leur rythme est à celui un peu plus relationnel. En fait, il faut attendre et vérifier le travail ou encore faire répéter par le commis* ce qu'on demande. Trois fois, au restaurant, on oublie un plat commandé et l'assiette arrive quand tous ont fini de manger. Et c'est toujours le plat de l'enfant le plus affamé!

Imaginez encore un autre type de différences culturelles, quand
nous sommes invités à manger chez des gens, des amis dont on apprend la langue, qui nous versent un plat de riz débordant et appétissant, imaginez surtout pour les dames, que vous manger avec appétit jusqu'à être bourré. Vous regardez le plat et il en reste plus que la moitié. L'hôte nous jette un regard critique et les mots qui vont avec: "tu n'as rien mangé". Mais je suis plein! Et j'ai aimé cela. Seulement, ça ne rentre plus.
Comment leur dire que nous pouvons manger un repas de salade et ça nous suffit?
Comment leur faire partager notre différence alimentaire qui n'a pas de dédain?
On attend d'avoir les bons mots.

Ajoutez à cela que nous côtoyons plusieurs nationalités en plus des Touaregs. Français de France, Indiens d'Inde, Anglais d'Angleterre, du Canada, des États-Unis, Béninois, Maliens, Burundais, Libanais, Belges et Québécois.
Ça nous fait plusieurs cultures à prendre en compte, tout en ayant besoin de s'affirmer comme nous-même, Canadien français d'amérique du Nord, ou plutôt Franco québécois américo-canadien, ou (voir Elvis Gratton à Santa Banana). Disons plutôt qu'il s'agit de s'affirmer autrement que comme Elvis Gratton.

Ciao!

Daniel

*Je dis commis pour serveur de restaurant, menuisier, boutiquier, vendeur de n'importe quoi, fabricant de tout, etc.

C'est à trente ans que les femmes sont belles


Ma précieuse épouse vient d'avoir trente ans.
Plus quelques années d'expériences.

Bonne fête Sophie

Daniel

Fusion de cultures

Avec les enfants, il est amusant de voir les changements, tout petit, qui s'opèrent en eux par le contact des cultures. Je ne parle pas ici des accents à la française ou les expressions nouvelles qui entrent dans leurs bouches et les nôtres aussi.
Non, il y a un conflit de mémoire. Par exemple, Antoine se rappelle d'un événement arrivé à Vaudreuil qui l'a marqué. C'est normal, il s'était retrouvé dans la rue qui, fort heureusement, n'était pas achalandée devant notre maison: Il avait glissé et s'était rendu dans la rue. Mais, comme toutes les maisons ici sont entourées d'un mur et d'un portail, et qu'un gardien surveille, il a dit: Je ne comprends pas où était le gardien et qui avait laissé ouvert le portail? Je lui ai montré une photo pour qu'il comprenne comment sont les maisons au Québec.
Mais pour la fête de Sophie, la semaine passée, j'ai décoré la maison avec des guirlandes vert lime et rose. Or, une fille, assez vieille pour avoir une bonne mémoire, mais trop vieille pour que nous révèlions ici son identité, a dit que cela ressemblait à Noël: Rose et vert lime! On lui a rappelé que Noël est rouge et vert forêt. Bof!

À la prochaine anecdote

Daniel

08 novembre, 2007

Le froid nouveau est arrivé!


Renversant non!
Le froid matinal est arrivé: 21 degrés, hourra!
On peut chausser des bas.
On peut quitter la maison avec un chandail à manches longues.
On a un peu les pieds gelés au réveil.
On dort sans air climatisé.
On voit des tuques sur des têtes.
On fait le plein de fraîcheur car à midi il fait 40 sur la terrasse!

Le froid vient parce qu'il n'y a plus de pluie, donc plus d'humidité dans l'air. Même à 40 degrés, les Nigériens ressentent toujours le froid parce que le vent est sec. Il me faut encore un peu d'imagination pour en arriver là.
Seulement, sans humidité, on doit parler de poussière dans l'air.
Quand je dis poussière, vous devez penser sable très fin.
Ainsi, notre ménagère passe le balai à tous les jours et à tous les jours, il y a la même quantité de poussière. Nous marchons nus pieds dans la maison et nous avons les pieds noirs à tous les soirs... même avec un plancher propre du jour!
On remercie le Seigneur que nous n'avons pas de problèmes respiratoires jusqu'à ce jour. Antoine a des amis nigériens qui font une forme d'asthme car la poussière les fait beaucoup tousser.

On se laisse là dessus.
à bientôt!
Daniel