Imaginez
Attendre au magasin. Le commis vous dit "bonjour". Il s'informe de ce que vous voulez "très bien!"
Et quelqu'un entre après vous. Le commis lui dit "bonjour". Et il s'informe de ce qu'il veut.
Il n'est pas sitôt tourné pour commencer le travail que quelqu'un d'autre entre. Le commis lui dit "bonjour". Et il s'informe
Alors que vous attendez toujours qu'il s'applique à vôtre demande!
Pour nous, c'est insultant d'attendre son tour et de ne pas être servi à ce tour venu. Il m'arrive encore de sortir pour revenir quand j'aurai raisonné mon impatience.
Mais pour le Niger, et une bonne part de l'Afrique et du monde, il insultant de ne pas considérer quelqu'un qui entre dans sa boutique.
Malheureusement, notre demande se trouve parfois confuse dans la mémoire du commis. Il demeure que leur rythme est à celui un peu plus relationnel. En fait, il faut attendre et vérifier le travail ou encore faire répéter par le commis* ce qu'on demande. Trois fois, au restaurant, on oublie un plat commandé et l'assiette arrive quand tous ont fini de manger. Et c'est toujours le plat de l'enfant le plus affamé!
Imaginez encore un autre type de différences culturelles, quand
nous sommes invités à manger chez des gens, des amis dont on apprend la langue, qui nous versent un plat de riz débordant et appétissant, imaginez surtout pour les dames, que vous manger avec appétit jusqu'à être bourré. Vous regardez le plat et il en reste plus que la moitié. L'hôte nous jette un regard critique et les mots qui vont avec: "tu n'as rien mangé". Mais je suis plein! Et j'ai aimé cela. Seulement, ça ne rentre plus.
Comment leur dire que nous pouvons manger un repas de salade et ça nous suffit?
Comment leur faire partager notre différence alimentaire qui n'a pas de dédain?
On attend d'avoir les bons mots.
Ajoutez à cela que nous côtoyons plusieurs nationalités en plus des Touaregs. Français de France, Indiens d'Inde, Anglais d'Angleterre, du Canada, des États-Unis, Béninois, Maliens, Burundais, Libanais, Belges et Québécois.
Ça nous fait plusieurs cultures à prendre en compte, tout en ayant besoin de s'affirmer comme nous-même, Canadien français d'amérique du Nord, ou plutôt Franco québécois américo-canadien, ou (voir Elvis Gratton à Santa Banana). Disons plutôt qu'il s'agit de s'affirmer autrement que comme Elvis Gratton.
Ciao!
Daniel
*Je dis commis pour serveur de restaurant, menuisier, boutiquier, vendeur de n'importe quoi, fabricant de tout, etc.
24 novembre, 2007
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1 commentaires:
Nous avons vécu quelque chose de semblable en Chine. Mais au lieu d'avoir un commis qui se mélange avec les commandes des autres - nous avions plutôt une douzaine de commis qui s'acharnaient pour nous servir même si nous n'étions pas intéressés à acheter de quoi.
Y'a-t-il des nouvelles côté automobile?
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