29 décembre, 2008

Le plus dangereux

Depuis trois ans nous côtoyons des dangers au Niger, mais je viens de passer la semaine la plus dangereuse de mes trois dernières années: en plein hiver montréalais, j'ai fait 1000 km que dans les environs de Montréal. Par neige, par vent, par pluie et par beau temps, j'ai roulé.
À cela je dois ajouter tous les risques auxquels nous nous sommes exposés en mangeant tellement de nourritures.
Néanmoins, nous passons un bon temps des Fêtes dans notre chez nous.
Le premier choc, à notre arrivée à l'aéroport n'était pas le froid. On l'attendait celui-la. La lumière, il y avait tellement de lumière, à 20h30, la nuit, qu'un enfant m'a dit: "Papa, on ne dirait pas que c'est la nuit!"

Manteaux sur fond blanc

Le deuxième choc, celui de la famille du froid, a été d'avoir à s'habiller chaudement avant de sortir. Nous qui avons l'habitude d'enfiler nos gogounes et nous voilà partis, nous trouvons cela un peu plus long et moins vif de chercher nos tuques, nos foulards, nos bottes, nos manteaux, nos pantalons de neige, nos deuxièmes chandails. Pour finir avec une envie de pipi.

Le choc qu'on n'a pas eu: d'avoir une langue de la famille collée sur un poteau! ouf!

Le troisième choc a été l'accents français. C'est fou combien de gens parlent avec un accent québécois. Les petits enfants comme les grands, tous parlent avec l'accent québécois.
Une douce revanche... pour tous ceux qui remarquent que nos accents ont changé et qu'Antoine en a un français. Mais il est vrai que l'accent québécois nous frappe.

Debout sur patins
Nous avons retrouvé les joies de l'hiver et nous en avons profité même si maintenant nous avons de la pluie et de la glace partout. Nous avons été heureux de patiner, de glisser, de faire de la raquette et de pelleter.

À bientôt
Daniel

La santé au Canada

Au Québec, trois personnes sur cinq sont malades. La preuve, nous
sommes une famille de cinq et trois d'entre nous sommes malades.
Finie notre peur des maladies au Niger, après le rhume, la toux, la
gastro et les maux de ventre, accompagné de fièvre.

ciao
Daniel

10 décembre, 2008

La tabaski


La tabaski
Mise en ligne par gzutem
Pardon!
Pendant les fêtes musulmanes, au Niger au moins, c'est le temps de demander pardon. Donc les gens se voient de se disent Pardonne-moi mes erreurs. Mais en français, ils traduisent par "Bonne fête!" Ça donne l'impression que la façon qu'ils disent "Bonne fête!" dans leur langue est compliquée, jusqu'à ce que quelqu'un puisse nous expliquer qu'en fait ils se demandent pardon.
Pardon! Mais on ne spécifie pas de quoi. Et la réponse "a-kay-ola-ezouernen tinzart" Ce qui littéralement veut dire : "Pareillement gros nez".
Je ne suis pas trop sûr de la façon qu'ils vivent, donnent et reçoivent le pardon. Je ne sais pas non plus comment ils éprouvent le remords. Je sais que pour nous, le message chrétien a façonné un usage du mot pardon, mais combien il est difficile d'abandonner la rancoeur.
Chez les Africains, il y a une relation de cousinage (entre cousin, même de très loin dans les générations) qui leur permet de se niaiser et de l'insulter très gravement, mais l'offense ne doit pas être retenue. Tous les mauvais coups en parole sont permis entre cousin. Mais, il est interdit de se battre entre cousins. Et si un cousin est en danger, l'autre cousin a le devoir de l'aider.
Ils n'ont pas de rancune entre cousin. Pourtant, ils connaissent le concept car ils en gardent beaucoup entre frères et entre ethnies non cousines.
Pardon!
Je serai spécifique. Pardon parce qu'on ne répond pas par "pareillement gros nez, ni même grandes dents". Ils se répondent par "je te pardonne."
Le problème de ne pas être spécifique dans notre pardon est que nous ne pouvons pas nous même nous libérer de notre rancoeur, ni ne pouvons vraiment regretter ce qu'on a fait. Il suffit de se rappeler quand nous étions enfants et qu'on nous arrachait un pardon en faveur d'un cousin a qui on avait assené un coup de bâton sur la tête, avec préméditation. Si vous avez oublié, pensez à vos enfants que vous leur avez arraché un pardon en faveur de votre neveu qui avait reçu un coup de bâton sur la tête après préméditation. Le ménage des coeurs n'étaient pas spic n span. Mais les enfants se réconcilient vite...
Je pense à ma tante qui veut me lire souvent et je lui dis pardon car je suis parfois paresseux et je n'écris pas toujours au fil de mes idées et de mes jours.
En passant, mais ce n'est pas drôle, j'utilise tout les idées possibles pour apprendre le tamasheq. Par exemple, nous faisons l'erreur au
Québec de dire "ma matante", "ta matante". Or, tamatante est un mot tamasheq. Or, si nous disions Tatie ou Tata ou simplement Tante ..., je l'aurais oublié ce mot.
Pour comprendre la photo de BBQ, je dois expliquer que le jour de Tabaski, chaque famille égorge un mouton, mâle, et le fait griller devant la maison. Après ils le mangent et le partagent avec les voisins et les amis. Nous avons reçu notre portion de viande, une bonne partie même. Il faut être un peu carnivore quand même.

PS. Je devrais avoir des photos de neige bientôt, mais pas à cause des changements climatiques qui affecteraient le Niger, mais parce que nous verrons bientôt Montréal sous la neige au Soleil, et tomber encore en amour avec elle... pour le temps des fêtes.
Encore pardon, car nous avons demandé au Seigneur qu'il nous donne de la neige pour notre séjour... tout cela c'est pour nous!

Daniel

27 novembre, 2008

Le monde peut-il être à l'envers?

À quel point est-ce que le monde peut-il être à l'envers?

Quand on pense aux pays pauvres et à leur développement, nous avons
toujours ce proverbe très logique qu' « il vaut mieux enseigner à
pêcher à quelqu'un que de lui donner un poisson. » Depuis la Grèce
antique et ses philosophes, nous avons cette idée que la raison et la
logique est universelle, qu'elle est commune pour tous les êtres
humains. Elle se confond même avec notre gros bon sens, qui souvent
semble très logique. J'admets qu'aujourd'hui, après le XXe siècle, la
science paraît comme la source de savoir qui ne peut pas être
contredite. Par exemple le rhume vient d'un microbe ou d'un virus et
il n'a aucun rapport avec le froid. Ceci est scientifique. Notre
raison et notre gros bon sens nous font remarquer que c'est dans les
saisons froides que le rhume apparaît le plus souvent, mais la science
refuse de faire un lien cause à effet entre les deux. C'est un adon!
Tout cela pour dire que tantôt notre logique semble solide comme le
roc, tantôt la science semble plus forte que l'acier, et maintenant le
gros bon sens africain ébranle tout cela.
Moi, je suis arrivé avec la pensée d'enseigner à pêcher et je pensais
que n'importe qui va comprendre cela. L'éducation est la voie du
développement, tout le monde – sauf les enfants – veut l'éducation.
Or, un proverbe touareg dit : « mieux vaut ce que tu as dans la main
que ce que tu sais dans ta tête ». Patate! Je fais patate! Essayez de
me prouver que ce n'est pas logique. Quand vous aurez réfléchi à votre
réponse, imaginez que vous n'avez rien ou très peu à manger,
vaudra-t-il mieux aller suivre un cours de trois mois ou d'avoir un
poisson?

Je suis entré dans un monde à l'envers, mais qui a sa logique solide.

Un jour j'ai traduit la fable de LaFontaine de la Cigale et la Fourmi.
Je l'ai raconté à un ami. Vous vous souvenez, la cigale ayant chanté
tout l'été se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Or, la
fourmi a refusé de lui prêter quelque chose. Mon ami Touareg a
spontanément répondu à la fin de la fable : « La fourmi a vraiment un
problème! ». J'ai pris plusieurs minutes pour m'assurer que j'avais
compris sa réponse, à cause de la langue et à cause de la stupéfaction.
Dans ma logique du travail, le problème se trouve chez la cigale.
Dans sa logique de la misère et de la solidarité, la fourmi a un sacré
problème, parce qu'un jour, elle aura peut-être besoin des autres, mais
elle n'aura pas d'ami.

Quand je parle à quelqu'un, je voudrais qu'il me regarde. J'ai
l'habitude de lire dans les yeux et le visage les sentiments des gens.
Si quelqu'un ne peut tenir mon regard, il cache quelque chose. À tous
les jours, je parle à beaucoup de gens qui n'ose pas me regarder. Sauf
qu'ils me respectent beaucoup. Alors que ceux qui me fixent, me
méprisent aussi. Dans la pensée d'ici, encore, quelqu'un qui regarde
dans le visage de l'autre, il est soit un ami, un patron ou un
effronté. Donc, un enfant réprimandé qui me regarde en pleine face est
effronté. Il devrait baisser les yeux.

Et que faire quand on prête de l'argent ou qu'on a un loyer à payer?
J'ai souvent prêté de l'argent ou des objets dans les 2 dernières
années, plus que dans la trentaine d'années qui ont précédés. J'ai
aussi payé des loyers, plus que je n'en ai jamais perçu. J'en paye
encore un. Mais à qui la responsabilité une fois le prêt ou le contrat
signé? Chez nous, c'est simple, c'est celui qui est endetté ou qui
profite du service qui doit à la date convenue de s'assurer de remplir
son « obligation ».
Comment renverser cette logique?
C'est simple, c'est à celui qui a le plus besoin d'argent d'aller
chercher son argent, ou son objet. Logique, non! Si Amadou a besoin
d'argent au point d'emprunter, il se déplace vers une connaissance,
disons Hama, et lui demande de lui prêter quelque chose. Plus tard, si
Hama a besoin d'argent, il retournera voir Amadou pour lui demander son
argent. Entre les deux, l'argent est libre.

D'autre part, moi qui suis venu pour les aider, les villages qui
m'accueillent font à mon égard un acte de générosité : ils m'aident à
faire mon travail et à mériter mon salaire. Qui aide qui? Au magasin,
qui a besoin de l'autre, le marchand ou le client? La poule ou l'œuf?
Quand on négocie, il n'est pas rare que les marchands lèvent le nez si
nous sommes trop loin de leur prix.

Dans une facette plus intime, il est impensable de marcher dans la rue
en tenant la main de sa femme. De même, il manque de pudeur ceux qui
danseraient avec sa femme en public dans une fête. Mais je peux danser
avec d'autres femmes et même avec des hommes sans aucun scandale (je
dois préciser qu'ils ne se dansent pas de slow dans les fêtes
populaires et qu'il n'y a pas de contacts physiques dans les danses).
Mais en plus, deux hommes marchent librement et fièrement main dans la
main.
Or, le monde à l'envers est sensé. L'intimité et les sentiments d'un
homme pour une femme sont réservés pour la vie privée. Et le contact
physique, main dans la main est un signe public d'amitié dans tout ce
que l'amitié a simplement d'amical. Penser autre chose de deux hommes
qui se tiennent ne peut exister que sur Mars. N'est-ce pas?

Dans son cahier d'école, Antoine a eu un exercice sur la différence
entre la ville et la campagne. Vrai ou faux? En ville, des vaches
traversent la rue? En ville, on voit souvent des tracteurs circuler?
Il a dit vrai… et il a raison. Le programme scolaire a oublié de
spécifier les charrettes tirées par des bœufs, par des ânes, les
troupeaux de moutons, les chameaux et j'en oublie, tant ils deviennent
normaux pour nous.

Le monde peut-il être tant renversé? Oui et encore plus.

Daniel

20 novembre, 2008

Sophie vient d'avoir 30 ans

Encore une fois!


Sophie dans les rues de Tillaberi

Et oui, elle n'a encore que 30 ans, ma charmante princesse.
Elle s'est levée ce matin sous une pluie de confetti de feuilles
d'arbres. Je dois spécifier qu'elle dormait dans la tente, dehors et
que les enfants étaient embusqués autour, attendant patiemment qu'elle
sorte de sa tanière.

Dormir dehors ou le monde à l'envers. Nous avons sorti notre tente et
nos lits au moments où tous les Nigériens ont rentré les leurs. En
effet, Les Nigériens ont sorti leurs manteaux d'hiver, leurs tuques,
etc. C'est vrai qu'il fait froid: 20°C le matin. Mais après une
journée à 37°C, 20° c'est frisquet!
Pour ma part, je me prépare à visiter Mari et ses croyants. Il s'agit
pour moi d'une merveilleuse occasion de pratiquer mon tamasheq et
d'explorer des besoins potentiels à combler (il n'en manque pas). Le
premier besoin que je travaille à combler est le manque d'instructions
sur la parole de Jésus.

Vous pouvez aussi voir d'autres photos à
http://www.flickr.com/photos/61442611@N00
Daniel

16 novembre, 2008

Le début du boulot

Qu’est-ce que je disais déjà?
Ah oui! Il y a longtemps que j’ai écrit.
La vie à Tillaberi nous sied bien.
Les enfants ont trouvé un rythme scolaire raisonnable. Tous les livres et les cahiers sont arrivés finalement.
La cuisine a trouvé sa fonction essentielle et de façon efficace.
Et nous avons un patio-veranda-gazebo-terrasse agréable, qui agrandit notre maison. Nous mangeons dehors à tous les soirs.


Les enfants se sont fait des amis et Antoine joue presque à tous les soirs au soccer dans la rue avec eux. Les filles y vont aussi, mais elles n’y vont pas aussi systématiquement qu’Antoine. Ce qui est un défi est d’enseigner – ou de faire comprendre – aux enfants du voisinage qu’ils ne peuvent pas entrer dans notre cour en tout temps. Notre cour a sa balançoire et son trampoline, ce qui la transforme en LaRonde aux yeux du quartier. Ainsi, notre cour requière une passe VIP. C’est obligatoire, car les enfants nigériens usent tout sans retenue. C’est fascinant, c’est de l’anti-matérialisme pur. Ils trouvent un jouet. Ils jouent avec jusqu’à son épuisement. Quand il n’y en a plus, ils passent à autre chose ou attendent simplement. Ceci m’a permis de comprendre ce qui se passait quand nous donnions de nouveaux jouets à des enfants et qu’ils disparaissaient (les jouets). Les parents les rangeaient aussitôt dans leur maison afin que leurs enfants seuls jouent avec les jouets, pour ne pas qu’ils ne les partage.
Ainsi, nous n’appliquons que la même stratégie d’économie des jouets. Et les enfants du voisinage tentent toujours de se faufiler dès qu’un visiteur entre, ce dernier est suivi, à son insu, par deux ou trois « amis », qui ne sont tout de même pas méchants.


Pour ma part, je sillonne la brousse des environs à la découverte des villages touaregs. Maintenant, j’en ai assez trouvé, j’ai tombé sur un filon prometteur. Le village de Mari est vraiment une bénédiction dans une première perspective d’améliorer ma maîtrise de la langue tamasheq. Il se trouve à moins de 10 km de chez nous et il a une petite communauté chrétienne qui n’a pas d’ouvrier. Ainsi, j’ai commencé à y aller régulièrement et je peux y lire le Nouveau Testament pour pratiquer ma prononciation, par exemple. Le jeune Ahamadou est très patient avec moi et il arrive à deviner ce que j’essaie de dire et il me paraphrase quand les autres ne me comprennent pas. Dans les autres villages, j’ai surtout fait la connaissance des directeurs d’école. Or, les besoins sont toujours énormes. La question que je dois me demander n’est pas vraiment quels sont les besoins à rencontrer mais quels sont mes moyens? Le défi ensuite est aussi de trouver comment les villageois veulent, eux-mêmes, combler leurs besoins. À quel point jugent-ils que Le besoin est important? C’est triste à dire, mais tous les besoins scolaires sont peu valorisés. Alors, si je les comble, le problème reviendra faute de soutien communautaire. Je perçois donc mon rôle ou mon défi plus comme celui de transmettre des valeurs, soit scolaire, soit sanitaire, soit … quelles soient.

Aujourd'hui, nous sommes dimanche, je m'apprête à repartir pour une nouvelle semaine, sauf que j'ai un beau robinet de douche qui est cassé. Avant de partir pour Mari, je dois trouver un nouveau robinet et l'installer, car en attendant, j'ai dû couper l'eau de toute la maison...
La maison africaine vaut mieux qu'une hutte en paille, mais elle demeure remplie de surprises.

Ciao
Daniel

25 octobre, 2008

Installés, enfin!

Enfin!
Enfin?
Non, plus ou moins, mais à tout le moins les grandes pièces sont faites dont notre cuisine exotique.
La cuisine de dehors
Je vous interdis de l'appeler notre "stand à patates" ou de commander un cornet de crème molle. Il s'agit d'une cuisine dans le plus noble, mais le plus étroit, du terme. Cette cuisine nous apporte l'avantage de ne pas réchauffer notre maison, notre lieu de vie. Elle n'est pas un lieu de réunion, même si notre habitude québécoise fait qu'on s'y retrouve en train de jaser d'une manière ou d'une autre. Dans la cuisine, il y fait toujours un peu plus chaud à cause du compresseur du frigo qui dégage toujours son effort énergétique. Un matin où il faisait frisquet et que j'avais eu les pieds gelés (ne riez pas de moi parce qu'il faisait 26° dans la maison), eh bien! la cuisine m'a fait l'effet d'une couette douillette pendant que je me préparais un café. Il est aussi avantageux le soir de réfléchir trois fois avant de se dire: "Ah! je mangerais bien quelque chose!"

Dans sa cuisine Voici Sophie dans son antre.

De l'autre côté, j'ai enfin fait faire un toit à notre terrasse. Elle n'est pas terminée parce qu'il me reste à y mettre du moustiquaire tout le tour. La difficulté à Tillabéri est que je n'ai pas accès à tous les matériaux. Alors, je dois attendre d'aller à Niamey pour tout acheter. Or, malgré mes dizaines de calepins de notes, j'arrive toujours à oublier une chose pour acheter. Mais, il faut l'admettre, dans le peu de temps que nous avons à Niamey, la priorité est toujours d'acheter des provisions qui se mangent.

Ma terrasse de l'intérieur

Pour vous montrer à quel point le monde est à l'envers, ou que nous sommes bouleversés par l'Afrique, j'ai fait ma couverture en prélart. Je devais installer du plastique pour rendre la couverture imperméable, or le plastique utilisé communément est juste un peu plus résistant qu'un sac Glad. Alors quand j'ai vu du beau prélart, à la grande surprise de mes ouvriers, j'ai sauté dessus. Quelle combat intérieur pour les Nigériens qui étaient à quelque chose d'inhabituelle. Comme je suis le patron, ils ne m'ont pas trop obstiné et comme je suis blanc, je peux être l'excentrique qui veut des beaux motifs sur son toit!

Ma terrasse ou mon pation

Pour la paille, j'ai eu le plaisir d'aller le marchander au village. Quelle joie, dans un village touareg. Donc avec des vendeuses qui se sont dilaté la rate en m'entendant, la discussion à été serrée. Mais j'ai été comptant d'entrer dans un village tout touareg. Je vais donc y retourner pour discuter avec le chef du village, le directeur d'école et les anciens pour y perfectionner mon tamashek, mais aussi pour évaluer les besoins dont je suis en mesure de rencontrer. Mes premières idées tournent autour de l'école, car les parents sont peu motivés à envoyer leur enfants. Une simple idée serait de promouvoir et de faire des activités pour que les enfants pratiquent le français, car ils ne le parlent ou ne l'entendent qu'en classe. Et/ou encore de faire de l'alphabétisation des petits enfants en leur langue pour qu'une fois qu'ils entrent en classe à 7 ans, ils connaissent et comprennent l'alphabet et la logique de la lecture. Mais pour moi, le plus important est de discuter avec les responsables, les mères aussi et le chef pour comprendre leurs soucis, leurs inquiétudes et leurs besoins.

Je vous laisse sur ces pensées

Daniel

22 octobre, 2008

Nos bibittes

Lors de mon dernier appel téléphonique avec ma mère, elle m'a demandé:"Vous êtes-vous débarrassés de vos bibittes?"

Il est vrai que nous en avons beaucoup. Moi, qui ne suis jamais allé à l'Insectarium, je suis bien servi ici. Déjà, en ce moment d'écriture, je reçois des insectes qui se font grillés sur mon néon au-dessus de ma tête.

Comme je n'ai pas trouvé de deux dollars, voici une coquerelle, comparée à 1 dollar, sous la surveillance de notre chat Caramel.
La coqurelle et Caramel

La famille de coquerelle habite notre fosse sceptique. À notre arrivée, les égouts de lavabo et de douche étaient mal bloqués, alors on en retrouvait à chaque soir. Le pire a été sous l'évier de la cuisine. J'ai bouché l'égout, mais elles s'étaient installées sous le meuble. À coup de gougounes sauvages, j'en ai écrasé beaucoup pour les envoyer mourir sous l'oeil placide du chat.

Mais nous trouvons des variétés fascinantes, telle cette mante-religieuse, qu'on ne voit qu'en documentaire habituellement. Un jour, je l'ai même vu attraper sa proie et la dévorer avec appétit.
La mante-religieuse

Le soulagement, ces temps-ci, est qu'il n'y a pas beaucoup de maringouins, donc moins de chance d'avoir le paludisme
À cela, s'ajoute une foule de criquets - sauterelles, de bibittes de la nuit, perce-oreilles (les mêmes que dans nos sous-sol) fourmis. Pour les enfants, le pire fléau est un chat qui vient terroriser notre pauvre Caramel, à qui nous ne permettons pas d'entrer dans la maison. À Niamey, il nous a fait trop souvent des dégâts.

bon appétit à tous
Daniel

16 octobre, 2008

La saison tourne la page

Il est toujours fascinant de voir les saisons passées au Niger.
Hier, il pleuvait, faisait chaud et humide.
Aujourd'hui, le vent sec souffle et la chaleur se supporte bien.

On a commencé à recevoir du matériel scolaire, tout n'y est pas encore, mais Antoine et Élohise peuvent poursuivre leur classe. Marianne travaille en attendant dans des livres d'école africains que nous avons acheté ici. Étrangement, le niveau du travail est plus exigeant dans les livres africains que dans ce que nous avons l'habitude. Ceci me suscite une question, à savoir, s'ils sont si exigeant aussi tôt envers les enfants, est-ce que ce ne serait pas un facteur de démotivation scolaire en Afrique? À voir.

Les enfants ont transformé la rue devant chez nous en véritable parc d'attraction, grâce à un ballon de soccer et d'une corde à danser. À tous les soirs, quand les enfants du quartier (et au-delà) ont terminé l'école, nos enfants sortent, Antoine avec son ballon pour jouer au soccer, Marianne et Élo avec une corde à danser pour sauter. Ce ne sont pas encore de vrais amis à notre définition, mais cela permet à nos enfants de ne pas être seuls.

Pour notre travail, j'explore les villages des alentours à la découverte du dialecte touareg de la région afin de nous adapter et de nous améliorer. En même temps, je me dois de découvrir la nouvelle réalité rurale qui n'est pas comme ce que j'ai connu en ville. De même, les gens ne se conçoivent pas pauvres de la même manière en campagne qu'en ville. Souvent ils ont des champs, des animaux, je dois le découvrir et les aider à améliorer leur qualité de vie.

ciao
Daniel

05 octobre, 2008

Rentrer chez soi

Me revoici à Tillaberi.
Après être resté une semaine et de s'y être installé, nous avons dû retourner à la capitale pour une semaine de conférence d'équipe. Une semaine à l'hôtel avec piscine et restaurant à chaque jour. C'est-tu pas beautiful? C'est-tu pas fantastic? Comme dirais Uncle Tom.
Et bien on a récolté des bactéries, des microbes ou des parasites, donnez-leur le nom que vous voulez, je vous l'accorde. Car le nom que vous trouverez rimera avec diarrhées, vomissements, nausées, irritations rectales, crampes. La joie quoi! Surtout à quelques degrés au-dessus de 30.
Ajoutez à cela que lorsque nous sommes rentrés à la maison, après une semaine, nous avions des locataires indésirables: coquerelles et criquets. Pas des milliers quand même, mais des dizaines.

La bonne nouvelle du jour est que le chat nous a suivi jusqu'à Tillaberi. Les enfants sont vraiment joyeux. Nous l'avions délaissé à l'ancienne maison depuis notre départ et lorsque nous sommes passés le prendre il nous attendait à grands miaulements.

Ce qui me désole avec la maladie, c'est que on ne fait rien. Déjà la chaleur nous écrase et nous ralentit. Quand on est malade, on ne fait rien. De plus, nous avons beaucoup perdu d'endurance dans notre pays. Je vois les Nigériens, ils sont aussi malades, ils ont la même température ambiante et ils endurent et ils font quelque chose (s'il y a quelque chose à faire). Remarquez que si un Nigérien vient au Québec et subit l'hiver et qu'il attrappe une grippe, il pensera exactement la même chose que moi aujourd'hui. Chaque monde à son lot.
Je relève donc le défi spirituel d'aimer, même quand ça fait mal dans l'estomac. Comment être patient quand l'urgence vous prend? Or, il n'y a pas de pause pour aimer. Nous avons tous besoin d'être aimés, même si l'autre est malade.
N'ayez crainte, nous nous soignons, nous nous consolons et nous nous endurons. Heureusement ce ne sont pas les six qui sont malades. (Nous comptons six maintenant avec Joelle, l'enseignante des enfants, et non pas parce que nous aurions ajouté un bébé à votre insu.)

Bon, je vais arrêter de me plaindre. Je ne le fais pas souvent sur mon blog.
Demain, je me retrousse les manches, ce sera un nouveau jour.



En passant, les enfants s'adaptent très bien avec Joelle. La seule chose qui cloche est que nous n'avons pas encore eu le matériel pour Antoine et Marianne.
Nous apprécions vos prières, tant pour notre santé que pour l'école des enfants.

Dans les semaines à venir, nous explorerons les villages touaregs des alentours pour y faire des contacts et y déterminer des besoins en vue d'un plan de travail.

Har assarat!

Daniel

24 septembre, 2008

Tillabéri

Nous y voici.
Tous nos bagages sont arrivés déjà, et nous avons suivi ce lundi.
Depuis, bien que la construction de la cuisine soit terminée, que l'ensemble des travaux sont faits, je rafitole à gauche à droite des petits cossins.
Le robinet de la machine à laver,
Le robinet de l'humidificateur (une machine qui humidifie la maison et la rafraîchit en même temps)
Les tringles à rideau
L'égout de la machine à laver qui refoule
Le robinet de l'humidificateur (la même machine)
Les moustiquaire de la cuisine
Déplacer les meubles
Replacer les meubles
Tenir un meuble dans mes bras
Le robinet de la super machine à humidité

Ce matin, je cassais le ciment pour installer le cadre de la fenêtre moustiquaire de la cuisine. Je l'ai fait moi même car un maçon aurait ravagé le mur pour faire entrer le cadre dans le mur tout en y remettant une tonne de ciment... que je doit payer, pas lui. Comme la peinture de la cuisine est faite, je ne tiens pas à tout recommencer. Alors, j'ai pris ma perceuse et j'ai fait des incisions chirurgicales. Comme un bloc opératoire, la cuisine était pleine, non de sang, de poussière de ciment. Quand je me suis assis pour diner à 13 heures, je n'avais pas fini. Mais j'ai pensé que je n'avais rien fait, que deux fenêtres moustiquaires, pas achevées encore et combien j'avais chaud, faim et j'étais fatigué. Faut dire que plus que 45 degrés et un taux d'humidité important, ça rentre dans le corps.
Bon je suis content, Sophie aussi, on commence à ce sentir chez nous. Tout est plus calme, "sauf nos enfants". Seulement, on est à 115 km de tous les services!

Ciao
Daniel

Elle est arrivée!


Je vous présente Joëlle, une jeune Québécoise de Québec même.
Elle vient d'arriver pour devenir la tutrice scolaire des enfants pendant qu'ils apprendront à la maison. Joëlle a un désir pour vivre en Afrique et elle est diplômée en enseignement.
Elle est une véritable bénédiction pour nous car une de nos énormes inquiétudes avec notre déménagement à Tillabéri est la scolarité des enfants.
Joëlle a aussi un blog: jojoenafrique.skyrock.com
Pour être précis, elle est arrivée le 14 septembre. Notre problème est qu'elle est arrivée avant le matériel scolaire, qui tarde toujours à venir. Ces inscriptions ont été pour moi un apprentissage de plusieurs facettes nigériennes, telles que la poste et les banques. Les démarches ont été longues de ce côté du monde.

Prier pour nos enfants et pour Joëlle, qu'elle leur survivre.
Ps. Jusqu'à présent, les enfants l'apprécient beaucoup et elle absorbe bien la chaleur et l'humeur des enfants.

Ciao
Daniel

17 septembre, 2008

Le clan Panneton


DSCF6873
Mise en ligne par gzutem
Pour cent fois que nous voyons des camions surchargés, en voilà une qui nous concerne directement.
Tous nos meubles sont rendus dans notre nouvelle maison à Tillabéri. Il ne manque nous. Bon il faut dire que les travaux avancent doucement.
Sauf que ce soir, je viens de mettre tous les meubles dans la cuisine: frigo, lavabo, four, et un meuble de rangement. Et il reste de la place pour les trois cents choses qu'une dame de maison veut mettre dans sa cuisine. Pour la 301e chose, il faudra se serrer.
Bientôt d'autres photos à venir
bye Daniel

03 septembre, 2008

Nouvelles photos

Ce ne sont pas les photos les plus récentes de la maison, elle date du
20 août.
Allez au http://www.flickr.com/photos/61442611@N00/
Déjà les maison est plus prête, sans l'être complètement.
Samedi, j'y amène tous les meubles.
Lundi, mardi et mercredi j'y termine (!) les travaux et le lundi
d'ensuite, on y entre toute la famille.

Daniel

30 août, 2008

C'est ma fête!

Youhou!!
C'est ma fête de 6 ans.
Ma vrai fête sera lundi le 1er septembre.
J'attends mes amis pour 3h de l'après-midi
Le frigo est rempli de liqueurs (Coca, sprite, etc) et le gâteau
attends aussi patiemment d'être mangé!

26 août, 2008

En direct de Tillaberi

Je me trouve a Tillaberi en ce moment. Comme j'ai un peu de temps ce soir et que je suis seul, j'en profite d'écrire car je bouge sans cesse.
La semaine derniere j'etais aussi a Tillaberi pour faire la peinture a notre nouvelle maison. Mais comme on a travaillé jusqu'a 2h et 3h du matin, je n'ai pas eu le temps alors de venir au café internet, le seul de Tillaberi. Ainsi, notre peinture est presque toute finie, il nous manque 2 lignes décoratives dans la chambre des enfants puis le plancher de ciment. Le maçon doit me niveller le plancher cette semaine, avant vendredi. Le maçon me fabrique une cuisine externe, je n'ai pas de photo ici, bientot le mystère sera résolu, je vous en montrerai à mon retour a Niamey. Ce matin, je suis arrivé dans la pluie. Dans ce temps-là, personne ne travaille. Heureusement, car le maçon était rendu à mettre le toit de la cuisine. Mon problème avec cette cuisine et ce maçon est que j'ai compté des mesures intérieures et lui, il les a appliquées a l'extérieur. Merci Seigneur pour la pluie, meme si elle me bloquait la vue sur la route car j'ai pu dire au maçon de rehausser les murs et donc le toit. De toute facon, il me reste des briques qui ont été fabriquées pour cela. En effet, chaque brique a ete fabriquée dans ma cour par un homme, le briqueleur!

Parlant de cirsconstances a deux tranchants, j'ai eu une aventure avec ma nouvelle voiture. Un jour que je reviens de Tillaberi, le 13 aout peut-etre, je prie Dieu que je puisse avoir les immatriculations de la voiture rapidement...
j'appelle l'homme qui s'en occupe pour connaitre quand cela arrivera: dans la journée.
Patient, j'attends. Une heure plus tard la secrétaire du bureau de l'homme m'appelle: Monsieur Marineau, envoyez quelqu'un chercher vos papiers.
Pour le Niger, ça c'est rapide! Comme je devrai montrer la voiture au ministère du transport, je pars avec la voiture, sans avoir les papiers encore. J'arrive au bureau de la secretaire. J'ai les papiers. Ce sont ceux d'une collegue dont les démarches étaient terminées depuis un mois.
Faux appel, faux espoir.
Combien allais-je attendre?
Sur la route, je me fais remarquer dans une voiture que tout Niamey n'a pas encore vu, surtout avec un volant a droite.
Qui me remarque? Le policier: Vos papiers!
J'explique ma situation. Il me dit d'appeler l'homme qui doit me fournir les papiers: il doit arriver tout de suite.
Moins d'une heure apres, il était la, deux heures apres, j'avais mes papiers.
Attention! Dieu répond a nos prières, mais parfois c'est inconfortable dans un commisariat de police.

Bon il ne me reste que quelques minutes, je ne peux pas vous raconter comment je me suis fait connaitre à tout le Tillaberi en oubliant, dans la voiture, l'unique clef que j'avais pour la voiture que j'avais empruntée.

Lundi prochain, Antoine aura 6 ans. Nous le feterons ce samedi.

ciao
Daniel

16 août, 2008

Douce pluie

Ce matin, nous sommes frappés par la pluie. Une douce pluie d'août.
Notre plaisir est qu'elle est arrivée à 6h30, donc on a plus bien
dormir. En effet, notre toit est en tôle, alors la pluie résonne dans
toute la maison. De plus, au matin comme cela, la pluie risque de nous
apporter de la fraîcheur pour toute la journée.
Il y a deux semaines, une pluie forte a emporté une partie de la route
qui mène à Tillabéri. J'ai constaté les dégâts en me rendant à notre
nouvelle maison. Sauf que j'ai fait la gaffe de laisser passer un
convoie de voitures officielles. Eux, ils allaient pour constater les
dégâts, de façon officielle. Alors, ils m'ont bloqué le chemin en
s'arrêtant pour vérifier la route, caméra de télévision et ministre à
l'appui. Finalement, j'ai pu passer après quelques minutes.
Seulement, j'ai oublié mon appareil photo.

Les travaux avancent tranquillement à notre maison et ce mardi, je vais
y aller pour les faire progresser.
Daniel

13 août, 2008

Nouvelle voiture

Bonjour à Tous
Vendredi dernier a été un jour important dans la progression de notre
travail au Niger.
Le bail de la maison a été signé dans la semaine et les travaux
d'amélioration ont commencé vendredi.
La voiture tant attendue est arrivée à la maison vendredi. Un 4X4
heavy duty avec l'air climatisé et vitres teintées.
Il est vrai qu'elle vient du Japon et qu'ils conduisent à gauche de la
route, alors, le volant est à droite! Ça demande un peu d'adaptation.
Étrangement, je pensais que ce serait difficile de me figurer là où je
dois me tenir sur la route étant assis du côté passager, mais c'est les
petits détails qui sont confondants. Par exemple, les clignotants sont
à la droite du volant, alors quand je veux signaler, je déclenche les
essuies-glaces. Et quand je veux regarder derrière, je cherche mon
miroir intérieur à ma droite, mais quand je regarde dans le miroir
intérieur qui est à ma gauche, je n'arrive pas à comprendre ce que je
vois!
Pour m'y habituer vraiment, je dois attendre les derniers papiers pour
l'immatriculation, ce mardi.
J'attendrai peut-être un peu plus parce que lundi je dois aller à
Tillabéri pour constater l'état des travaux. Quels travaux?
La construction de la cuisine extérieure. Amusant n'est-ce pas?
Idéale contre les fringales nocturnes. Quand il faut se lever,
s'habiller, sortir de la maison, débarrer la cuisine, trouver quelque
chose, rapporter le tout dans la maison, après avoir rebarré la
cuisine, entrer dans la maison, etc.
Là n'est pas le but. On a plus pensé à la chaleur qui sera éloignée de
la maison, mais aussi c'est l'idée de trouver une façon d'ajouter une
pièce à la maison tout en utilisant la cour efficacement.
Dans la construction, j'aurai besoin de mettre la main à la pâte, je
ferai l'électricité et d'autres bricoles. Déjà chef de chantier c'est
beaucoup de travail!

Nous vous remercions pour vos prières et surtout pour vos dons. Nous
nous considérons gâtés par une telle voiture.

20 juillet, 2008

Notre Mont-Royal à Tillabéri

Nous sommes retournés à Tillabéri, là où nous devrions déménager avant septembre.
Nous sommes allés à la recherche d'une maison. Nous en avons trouvé une qui nous convient. Ils faut dire que d'en trouver une est déjà bon, car il n'y a pas beaucoup de maison à louer à Tillabéri.
Il nous manque que la cuisine!
Il n'y a pas de cuisine d'aménagée dans la maison, alors, nous en ferons construire une extérieure, une cuisine d'été quoi! Le propriétaire est d'accord de couper son loyer selon les travaux. Il ne nous reste, et cela reste gros, à trouver quelqu'un qui nous fasse cela et à un prix acceptable!
Peut-être la prochaine!
Une vue de notre maison, depuis la fenêtre de notre future cuisine ; )

À quels que pas de notre éventuelle maison et de notre future ville, nous trouvons ce monticule, ce Mont-Royal, ce Mont Grégoire, cette butte des télétubbies où nous allons à chaque visite. Cette semaine, nous étions dans le crachin d'une pluie qui ne voulait pas s'affirmer. Mais dans ce champ, pire sur cette colline, il y a un vent à en emporter autant. Avec un poncho, Antoine et même Marianne s'envoleraient. Je crois que nous nous mettrons au cerf-volant.
En ce temps de pluie, en plus, nous pouvions voir de la verdure. Pas de quoi à vendre de la pelouse, mais du vert, de la verdure. C'est beau le vert.
Tillabéri est vraiment petite. Cela nous fait du bien de sortir de la capitale et d'avoir accès à la "campagne" tranquille. Autour de Niamey, il y a une banlieusardisation qui étant la ville et qui fait que partout il y a des gens.

Priez que cette maison puisse être aménagée à notre goût à temps pour notre déménagement.
Or, Dieu est avec nous et nous envisageons favorablement de pouvoir travailler auprès des gens de la région de Tillabéri.

Daniel

30 juin, 2008

Revenus de nos vacances

Oui, nous étions en vacances, et nous en sommes revenus!

Nous arrivons de 3 semaines en France: Voici la preuve:


On l'a vu!

Quel choc tout de même quand on quitte les douillets 45° pour affronter
les 20° sous la pluie et l'humidité.
Nous avons survécu.
Même plus, nous l'avons apprécié.
Un de mes enfants (j'ai oublié lequel et c'est trop facile de dire que
c'est le plus jeune) m'a dit: " Papa, on dirait que les gens ici n'aime
pas la pluie!"
Nous n'en avions eu qu'une seule en 8 mois avant notre départ. J'ai dû
retenir mes enfants (surtout le plus jeune cette fois) de courir dans
la pluie et de sauter dans les belles flaques d'eau propre, car, lui
dis-je: "tu seras tout trempé et tu auras très froid et tes souliers ne
sécherons jamais dans cette humidité". Ils se sont contenus.
Retour au monde moderne!


Après Paris, sa grisaille et sa fraîcheur - et je dois dire que j'ai
été agréablement surpris par l'absence de crottes de chiens dans les
rues et sur les trottoirs - nous sommes descendus dans les sud chez nos
chaleureux amis les Serre, où nous avons assisté au mariage de la
ravissante Jessica. Comme je ne sais pas si je peux publier des photos
sur mon blog, je vous dirai seulement qu'elle avait une splendide robe
de mariée rouge. Nicolas, celui qui a pris sa main, avait un costume
traditionnel noir, mais avec une cravate rouge. Tout le monde le sait
bien, le jour des noces, c'est la mariée qui est à l'honneur et la plus
flamboyante! Ce fut une fête fantastique où nous avons retrouvé des
amis d'il y a dix ans... ;

Nous voulions voir la mer qu'on voit danser le long des palmeraies.
Nous l'avons vu et nous l'avons goûté. Un peu trop de sel par moment!

Nos vacances nous ont au moins rafraîchis. Je dois confesser que Paris
est tellement remplie de choses à voir qu'au début on a couru.
Sur les Champs Élysées
Mais à
la dernière semaine, nous sommes allés dans un camping où on n'a
presque rien fait, sauf rien faire. Et comme cette semaine de repos a
débuté par le mariage ci-haut mentionné, on s'est bien régalé.

Depuis une semaine que nous sommes de retour, on n'a pas eu d'internet
pendant plusieurs jours et nous avons eu plusieurs petites choses et
relations à entreprendre.
Au moins, on a eu deux pluies depuis et le climat s'est adouci.

Alors, bientôt on aura plus de nouvelles.

Ensemble avec elle





PS, le plus dure à Paris a été de voir des mendiants dans la rue! Je
dois dire que je ne les voyais pas comme ceux de Niamey.
Daniel Marineau

Visitez notre blog: http://www.versleniger.blogspot.com

28 juin, 2008

De retour de vacances

Nous voilà enfin de retour.
Je n'ai pas encore écris quelque chose,
mais voici un site où j'ai mis quelques photos:

http://www.flickr.com/photos/61442611@N00/

À bientôt
Daniel Marineau

27 mai, 2008

Ils ont atteint l'eau!

Quel soulagement! Le même soir qu'ils ont commencé le travail, ils ont touché l'eau.
Les gens qui m'avaient conduit à ce puits et demandé de l'aide avaient dit vrai: "les travaux ont été arrêtés quand ils avaient atteint l'eau, il y a deux ans."
Maintenant, je sais que ce travail ne sera pas en vain.
Lundi, je suis retourné sur le chantier pour leur apporter de l'eau potable. Ils ont trouvé de l'eau, mais pas la source encore. J'ai écouté le creuseur travailler. Il tape sur de la roche dure. Et avec le tube du puits, il en sort un écho lourd et puissant.
Le gars qui descend porte une jolie tuque rose. Elle passe d'une tête à l'autre. Ma première impression était qu'elle appartenait à une croyance. Mais c'est plus simple, sous 125 pieds, la terre est fraîche. Je crois que nous devrons promouvoir la construction de sous-sol et de deuxième sous-sol aussi pour nos maison!

Le jour du début des travaux, j'ai dû aller visiter le chef du "village", disons des "environs".
Dans mon imaginaire, je m'attendais à rencontrer une sorte de "roi" assis sur une grande chaise en bambou entouré de servantes et d'épouses qui le ventilent à coup de branches de palmier. Je croyais faire face à un visage de plomb et austère. Bon, j'ai rencontré un vieillard grand et sec qui a déroulé une sorte de tapis en plastique dans une petite hutte pour visiteurs. Son visage était imprimé d'un sourire et d'une bonne humeur à même ses rides. J'ai constaté sa taille quand je suis sorti de la hutte et que j'ai fait connaissance de son fils. Un grand jack de 6 pieds quelque chose. Le genre que si je lui donne la main, je me sentirais comme un de mes enfants à mes côtés! Ils étaient tous deux sympathiques et reconnaissants de nos travaux, même s'ils n'en profiteraient pas directement.

Toutefois, je dois m'habituer à une attitude des gens quand on réalise des travaux.
Pour qui que ce soit, du moment que je lance un projet, je suis perçu comme le porte-feuille, celui qui détient les cordes d'une bourse invisible. Même s'ils comprennent et savent très bien que ce n'est pas mon argent, je suis l'intermédiaire. Même que le chef de village l'a dit poétiquement:" comme tu as trouvé le chemin déjà" ou " comme tu connais déjà le chemin..." du financement.
Ainsi, j'ai reçu une demande pour réparer un autre puits et surtout des demandes de grains comme c'est la saison des semences et que la plupart des cultivateurs ont dû manger leur récolte de l'an dernier. Il n'y a pas de sécheresses ni de famine, seulement, l'an dernier, la récolte n'a pas été assez grande.
À ce sujet, j'espère que la présence d'un puits près des terres à cultiver pourra aider. En effet, souvent les cultivateurs habitent dans des familles en ville et ne sarclent pas suffisamment leur champs comme ils sont loin. Le puits pourrait les rapprocher de leur champs, leur permettre d'y travailler davantage et de récolter plus. Et pendant la saison froide, s'ils vivent sur leur champs, leur troupeau fournira l'engrais directement. alors que maintenant, le troupeau travaille pour d'autre champs...

Il vous est possible de participer financièrement au travail que nous faisons. Une des façon est de donner au fond:
Work special Marineau,
et en envoyant votre don à
Christian and Missionary Alliance
30, Carrier Dr, suite 100,
Toronto, ON,
M3W5G7
Ce fond peut être utilisé, avec l'approbation mon directeur au Niger pour répondre à des besoins ciblés tel que cités plus haut. Ainsi, cet argent ne peut pas être flambé à la moindre demande, mais ce trouvera utiliser directement dans le contexte de notre travail. Parfois pour acheter des outils nécessaires, parfois pour venir en aide aux pauvres.

Ciao!
Daniel

26 mai, 2008

Le puits se creuse

Aujourd'hui a commencé un projet, le creusage d'un puits abandonné. Ce puits n'a jamais été terminé.
Voici le premier ouvrier à descendre. À chacun son travail, il descendra 125 pieds et ils doivent creuser au moins 10 autres pieds.

Ce puits aux gens du campement où j'ai coutume d'aller. Il leur permettra de se sédentariser. Ils n'auront plus à poursuivre les points d'eau en saison sèche.

Pour Ahmed Ali, il s'agit de la naissance d'une ville... J'aime son enthousiasme et sa vision.
installation des ouvriers
Il est ici à droite, vêtu de bleu pâle.

C'est après beaucoup de mois et de péripéties, mais surtout d'incompréhension et d'apprentissage que ce travail a débuté.
Le défi est de savoir si je verrai l'eau avant de partir en vacances dans une semaine.

Avant d'entrer dans ce puits, qui a été abandonné pendant deux ans, car ils n,avaient plus d'argent pour l'achever, les puisatiers ont fait un sacrifice. La peur des djinns, des esprits impurs qui auraient pu y faire leur résidence. "Parfois, dans le fond tu arrives et tu voies un vieillard assis en indien. D'autres fois, un serpent gros comme une cuisse qui t'attend la gueule ouverte." Je n'ai pas pu m'opposer, mais j'ai pu imposer mes prières au Seigneur Jésus. Je dois admettre aussi que dans notre vision occidentale, je crains davantage les accidents de travail que les djinns. Eux diront que l'un cause l'autre.
Peu importe, Nous savons que Jésus a vaincu les djinns à la croix et qu'il est souverain sur la terre.
Arrivée sur les lieux



L'installation n'a pas été très longue, le temps de monter le treuil manuel sur le puits.
Après un homme descend. Au fond, il ne trouve aucune menace, seulement des roches. Les enfants, certainement, ont lancé des roches au fond du puits.
Alors commence le travail avec un sceau de deux pieds de diamètre, ils vident le puits.
Prêt à descendre
La suite demain.

Daniel

21 mai, 2008

La première pluie 2008 par Élohise

Hier, nous sommes allés mangés casse-croûte de la piscine de l'école
américaine.
Pendant que nous mangions, la poussière montait dans le ciel comme un
mur.
Nous ne sommes pas tout de suite partis. Le nuage de poussière est
arrivé et il a fait noir d'un coup.
Lorsque nous sommes sortis, il y avait toujours la poussière dans l'air.
Juste au moment où nous sommes rentrés dans la voiture, la pluie a
commencé.
Ce n'était pas une pluie de rien du tout. Elle était assez forte.
L'année passée il y avait eu des pluies et de la poussière, mais ce
n'était pas si tôt dans l'année.

Élohise

19 mai, 2008

Deux jours au-dessous de 35°

Les nuages arrivent. De grosses boules de ouates.
et la semaine dernière, nous avons eu une vraie journée nuageuse, Wow!
Ne pas voir le Soleil pendant une journée, ça nous fait du bien et ça
fait baisser le thermomètre. À cause de cela, la plupart des Nigériens
imaginent qu'au Canada, s'il fait froid, c'est parce qu'on ne voit pas
le Soleil. C'est normal, vu d'ici.
Reste que "dans la maison" la température a baissé sous la barre des
35° celsius pendant jours. Le matin du deuxième jour, il était même
sous les 30°.
C'était presque le party!

Pour la maison, nous pourrions aménager des choses pour faire réduire la température, mais comme nous allons déménager, nous gardons ces idées pour la prochaine maison. Nous avons des collègues qui ont fait descendre la température de 4° à 5°. Nous serons mieux préparé nous aussi l'an prochain.
Depuis, on a eu une petite goutte de pluie, un grain. Les enfants on
voulu faire la fête dehors, mais quand ils couraient dans la cour, ils
arrivaient à éviter les gouttes de pluie.
La vraie pluie, celle qui tombe une fois par semaine, ne devrait pas
arriver avant la fin juin. Pendant ce temps, nous aurons le temps
d'aller en vacances en France au début juin. J'imagine mes enfants
crier et sauter partout s'il pleut pendant nos vacances!
Et s'il pleut pendant toutes nos vacances, seront-elles gâchées ou
fantastiques?


À suivre
Daniel

17 mai, 2008

Un pas vers Tillabéry

Je ne l'ai pas encore dit clairement sur ce blog, mais nous avons
changé notre lieu de déménagement.
Nous irons à Tillabéry.
Cette ville qui est le chef-lieu du gouverneur de la région est plus
grosse que Ayorou.
Nous serons aussi plus près de Niamey, à 113 km au lieu de 200 km.
Il y aura de l'électricité et de l'eau courante.
Ce qui nous a principalement motivé est une vision d'équipe. Étant
plus près, nous pourrons mieux garder une dynamique d'équipe avec nos
coéquipiers à Niamey que si nous étions partis plus loin.

Nous sommes donc à la recherche d'une maison, ce qui n'est pas facile,
car comme cette ville est proche de Niamey, peu d'étrangers vont s'y
installer, donc il y a peu de développement immobilier, soit peu de
maison à louer.
Je compte m'y rendre cette semaine, car j'ai un homme qui recherche
pour moi en ce moment là-bas.

Merci de vos prières et de vos encouragements
Daniel Marineau

Visitez notre blog: http://www.versleniger.blogspot.com

08 mai, 2008

Le plus DIFFICILE au Niger!

Nous nous trouvons dans la saison chaude, une sorte d'anti-hiver.
Il fait chaud d'une chaleur à suer.
Je sue à boire debout,
car il tombe des clous de mon dos.
Il ne mouille pas,
pourtant je suis mouillé,
trempé à lavette!
Le Soleil est l'enclume des cartoons de Road Runner
Il tape fort
Fermez vos sécheuses, notre vent est tellement chaud!
Les vêtements sur la corde deviennent raides,
Même dans nos tiroirs, on peut mettre du Bounce.
Notre maison en ciment n'a pas assez de la nuit pour se refroidir,
au matin, on est mieux dehors.
Mais, ce n'est pas le plus difficile pour moi!

Non, le plus difficile pour moi est de lire un livre comme celui-ci:

L'Économie urbaine en Afrique

Ou comme African Friends and Money Matters.
Car ces deux livres me parlent de la logique africaine quant à l'argent. Ils me décrivent le point de vue culturel de beaucoup d'Africains sur le commerce, l'amitié et sur l'aide au développement. Or, ce point de vue est complètement étranger à nous, Occidentaux.
Là où cela m'est si difficile c'est quand je constate qu'ils n'ont pas nécessairement tors, que leur logique leur permet de survivre dans des pays dont le taux de chômage atteint 60%. Alors, je me dis que je suis obligé de respecter cela. Je dois intervenir dans le cadre de cette logique, et non pas contre elle.
Je la respecte d'autant plus que dans nombre de cas, elle respecte des commandements de Jésus-Christ sans que les Africains le sachent: Soyez hospitaliers, donne à celui qui te demande, ne lui refuse pas. Jette ton pain à la surface des eaux et tu le retrouveras, ne vous inquiétez pas du lendemain, il aura soin de lui même. Et je pourrais en ajouter beaucoup, des versets qui m'ont toujours été abstraits et utopiques, je les vois mis en application par des gens qui ne connaissent pas la Bible, mais qui garde ces coutumes et ces valeurs depuis des siècles.

Le plus difficile est de chercher à concevoir mon porte-feuille différemment, d'essayer la générosité. Le plus difficile est d'envisager l'aide au développement, non pas pour que le Niger deviennent une plaque tournante économique ou un membre du G8, mais comme un renforcement de leur logique d'entre-aide, d'interdépendance et de solidarité.
Depuis mon enfance, notre monde m'a appris à être indépendant, autonome. Les Nigériens ne peuvent survivre qu'en dépendants les uns des autres.
Je ne suis pas encore arrivé au Niger...

PS. Bien sûr qu'il y a des croches et des tordus, des parasites qui profitent du système. Et il y a les avares, les indépendants qui veulent que s'enrichir et garder tout les biens pour eux. Les Touaregs ont un mots pour "avare", mais ceux qui parlent français le traduisent par "méchant". Et oui, il y a des méchants Séraphin Poudrier ici aussi.

PPS, J'ai annoncé que nous déménagerions à Ayorou, mais j'ai trouvé un autre Tim Horton's à Tillabéry, alors on a changé de destination! j'y reviendrai. On cherche une maison en ce moment.

Daniel

25 avril, 2008

arc-en-ciel complet


arc-en-ciel complet
Mise en ligne par gzutem
Imaginez ma surprise de lever les yeux vers le ciel et de voir quelque chose d'inconnu,
Un Soleil auréolé.

Ce n'est qu'avec les photos que j'ai pu constater l'arc-en-ciel.
Ensuite je l'ai vu dans le reflet de mon pare-brise d'auto.

Levé d'arc-en-ciel

J'aime me faire émerveiller par les phénomènes de la nature.

Bye Daniel

24 avril, 2008

Quand le courage coûte cher!

Ce mois-ci, et jusqu'à la pluie, le courage coûte cher.
Toujours, nous vivons des choses difficiles et on se dit que rien ne
peut être pire.
Or, au Niger, il fait toujours chaud, alors, imaginez plus chaud. Nous
y sommes.
Si nous entrons dans une pièce où il fait 30°, on est bien.
Dans notre maison, il fait 36° et 60% d'humidité. Selon le facteur
humidex... il est conseillé de ne pas bouger et de rester à la
maison!!!

Néanmoins, on bouge, la vie bouge, tout le monde bouge.

J'arrive de deux courts voyages, un à Tahoua (ça sonne comme Ottawa) et
l'autre à Tillabéry.
La semaine dernière, à Tahoua, j'ai dormi en brousse et j'ai eu froid.
Cette semaine à Tillabéry, j'ai sué. Je me demande si je pouvais boire
assez vite pour équilibrer l'eau de mon corps.
Il faut dire que j'ai beaucoup marché à Tillabéry et je me suis
retrouvé à midi encore au Soleil.
Toutefois, dans ces deux villes, ce sont vraiment des villes, pas comme
Ayorou, les constructions sont moins denses et il y a plus de courants
d'air. Tillabéry est sur les rives du fleuve, alors l'air est plus
frais, il fait moins séchoir à cheveux. Il reste que le Soleil tape
toujours aussi fort.

Quand le courage est si cher sous le Soleil, il nous reste la foi et la
patience.
Heureusement, nous partirons en vacances au début juin, question de
trouver du courage avant la fin de cette saison, qui souvent ne se
termine qu'en juillet avec les vraies pluies.

Si vous avez des coupons-rabais de courage, envoyez nous les, on les
ramasse tous!
Daniel Marineau

13 avril, 2008

Ah! les belles étoiles

ah! les belles étoiles

Comme on dort bien dehors.
Au réveil, on a toujours les pieds gelés. Bien qu’on se couvre de mieux en mieux.
Température au matin : 21°C
Quand je prépare les lits à 17h30, il fait 37°C, il quitte à peine le 43°C de l’ombre de l’après-midi.
Dans la maison en ciment, le climat est stable autour de 30°C, même le matin. Quand on rentre pour déjeuner à 6h30, c’est aussi pour se réchauffer.

Que vous le croyez ou non! On le vit comme cela.

Bienvenu au Tim Horton’s d’Ayorou!

Bienvenu au Tim Horton’s d’Ayorou!

Tim Horton's d'Ayorou

Autant il y a de Tim Horton’s au Canada, autant il y a ce genre de petits vendeurs de café et de thé au Niger.
Le café est instant de Nescafé.
Le thé est de Lipton
Les options : avec sucre, en fait ce n’est pas une option, il faut le dire « sans sucre ».
Avec lait concentré.
Avec lait concentré sucré (eagle brand).
Je n’ai encore jamais goûté aux sandwichs sur pain baguette. Je sais qu’ils mettent de la mayonnaise, mais quoi d’autre?

Cette case est fabriquée à côté de la route, les portes sont en rideaux et il y a presque toujours de l’eau qui bout dans une marmite sur le feu, le vrai feu de bois.

L’incomparable est dans le service personnalisé. Vous ne trouverez rien de semblable au Québec, surtout pour 40¢.

Pourquoi je suis allé au Tim Hortons d'Ayorou

Pourquoi je suis allé au Tim Horton’s d’Ayorou?

Pour prendre ma dose de caféine. Logique non!
Est-ce que j’ai gardé l’habitude de mes parents de partir sur des Nowhere, au point d’aller prendre un café à Latuque… depuis Montréal et revenir.
Non.
Je suis allé explorer ce qui correspond à une ville selon les critères nigériens.
J’ai fait trois fois le tour à pied en deux jours, à quelle ville québécoise est-ce que je peux comparer cela?
Envoyez vos suggestions, cliquez sur « commentaire ».

J’ai pris le bus, cette fois j’avais réservé ma place à l’avance dans un bus un peu plus gros.
Ainsi, en « ville » je devais marcher où que j’aille.
J’ai voulu voir quelle genre de maison on y trouve,
Quelle genre de maison on y trouvera pour y déménager et y commencer un travail régional.
Nous aurons notre propre « Ma Maison Rona »!

Un petit look western

Malgré des conditions difficiles, nous aurons de nombreux avantages.
Nous serons à proximité des populations dans le besoin.
Nous aurons une presque immersion dans la langue tamasheq.
Nous serons dans un contexte calme, pas de trafic.

Nous aurons aussi d’énormes défis : peu d’électricité, que de 16h à minuit, ( nous devrons acheter une génératrice). Pas d’eau courante.

Mais nous aurons le Fleuve Niger.
Et qui sait, des animaux.
Certainement un jardin.

Sur le fleuve Niger

Nous osons faire ce déménagement parce que nous aimons les Touaregs, nous avons aussi foi en Notre Seigneur Jésus et nous serons mieux situés autant pour servir Dieu que les Touaregs.

Toutefois, nous gardons toujours un pied dans la capitale Niamey pour s’y réfugier les jours trop chauds et écrasants.

Nous déménagerons au prochain mois d’août.
D’ici là nous y irons pour préparer notre installation.

Un petit pas pour l’homme, mais un grand pas pour les Marineau,
pour l’humanité, on verra plus tard!

Ciao
Daniel

24 mars, 2008

Rebond désastreux


Le trampoline est brisé Un pied en a traversé la toile!
Bon, il faut dire que la saison chaude arrive, alors, on allait la ranger. Maintenant, nous y sommes forcés.

Nous sommes à la recherche d'une toile de 10 pieds pour une cadre de 12 pieds.
Si vous avez des sites, faites-moi savoir

Daniel

Il est ressuscité!

Bonjour à tous et joyeux spéciaux de chocolat chez Jean-Coutu en ce lundi de Pâques.

Nous avons célébré cette Pâques à notre façon, ici au Niger. Le pays est majoritairement musulman, alors, il n'y a pas de coutumes pascales.
Ainsi, le jeudi saint, nous nous sommes réunis avec quelques collègues croyants pour lire des enseignements de Jésus qu'il a donné la nuit où il a été livré. Et nous avons prié, tout en prenant la Sainte-Cène, car n'est-ce pas le jeudi saint que Jésus a donné ce symbole du pain et du vin?
Le vendredi, vers 15h, nous avons monté une croix dans notre cour.

Vers 15h

Et chacun de la famille et des amis présents ont planté un clou symbolique. Heureusement, aucun doigt n'a été écrasé.

À chacun son clou

Le samedi soir, les enfants et moi avons dormi dans la cour. J'ai même reçu des petites gouttes de pluie. Rien pour nous faire lever, moins qu'un crachin! Endormis dans la cour, nous nous sommes réveillés au lever du Soleil et nous avons cueilli des fleurs de notre jardin pour fleurir notre croix, Car il est ressucité!

Ressucité!

Réjouissons-nous, il est vivant et ses promesses sont certaines!
Il demeure avec nous jusqu'à la fin du monde.

Daniel

18 mars, 2008

Des pauvres, vous en aurez toujours sous la main

Des pauvres, vous en aurez toujours sous la main Paroles de Jésus en un mardi saint de l'an 33 ou presque.
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Au Niger, je suis aux premières loges pour me rappeler cette parole. Surtout quand une principale raison d'être là est d'aider les pauvres.

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Autour du mardi qui a précédé la Pâque, une femme parmi les disciples l'écoutait parler et elle a compris qu'il allait mourir. Elle est allé chercher un parfum très cher et l'a répandu sur Jésus.

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"Quel gaspillage!" a dit Juda, le traitre. "On aurait pu le vendre et en donner l'argent aux pauvres."

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"Ne t'inquiète pas, Juda"
"Des pauvres vous en aurez toujours sous la main."
"Mais moi, je ne serai pas toujours parmi vous."
Or, Jean l'Évangéliste nous apprend que Juda ne se souciait pas des pauvres mais de ses poches de voleur.

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Ainsi, en ce jour de Mardi "Saint", je me rappelle que au-delà de notre travail auprès des pauvres, Notre Seigneur Jésus-Christ est plus important. C'est même en cherchant dans les pauvres ce Jésus pauvre, dépouillé, affamé, que je peux poursuivre mon travailhttp://www.blogger.com/img/gl.link.gif.

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Le plus fantastique pour nous est que lorsque nous regardons ces photos, nous ne sommes pas apitoyés. Nous les trouvons beaux. Nous les côtoyons à tous les jours.
C'est à cause de Jésus que nous sommes là, avant d'être là pour les pauvres. Mais nous savons que c'est en eux et avec eux que nous partagerons Jésus.

Je vous souhaite un joyeux mardi, à penser d'abord à Jésus, puis aux pauvres.

Daniel

PS, si vous manquez de pauvres sous la main, laissez-moi savoir... Je vous aiderai à les aider!


PPS Ces photos sont la gracieuseté de Dave et Quinn qui sont venu avec une équipe de sensibilisation en janvier.

09 mars, 2008

Pèle-mèle

Nos premières tomates
Tomates dans les mains de Marianne

Surprise! Nous avons cueilli nos premières tomates du mini jardin improvisé que notre gardien a fait. Nous voulions garder nos déchets organiques (pelures de patates, de bananes, de cantaloup,etc) pour faire du compost et nourrir nos arbres et nos fleurs. Or, nous avons retrouvés des avocatiers, des papayers, des patates douces et des melons. Nous avons mangé des cantaloups l'an dernier. Cette année, nous ajoutons des tomates. Les autres arbres n'ont pas encore porté de fruits.

Ma vie en tapette!
Depuis un an et demi, nous vivons en tapettes. Quelle joie et étrangeté que d'apprendre de nouveaux mots français pour parler de ce qu'on connaît. Donc, nous portons des tapettes. CE n'est pas un mot spécialisé de France. C'est africains à cause du bruit que provoquent des gougounes. Bon, il faut admettre que gougoune ne fait pas plus viril que tapette, mais je ne suis pas encore capable de dire aux enfants: prenez vos tapettes, on s'en va!.
Ma consolation est que quelques amis d'Antoine commencent à dire: J'ai oublié mes gougounes!
Les gougounes envahiront l'Afrique!!!

Ma vie en tapette!

Le 8e passager
Elle ne fait que 7 pouces de longs avec ses pattes, mais son corps est minuscule. Si je l'ai prise en photo, c'est qu'on n'en voit pas souvent, la deuxième en 18 mois.

21 février, 2008

Jours de poussière

Notre saison actuelle est la poussière. Il vente. Le vent est bon, il est frais. Mais on sent que le Soleil chauffe nos couaines dès que le vent arrête. Le vent est frais parce que le Soleil est caché par une couche de poussière, à mi-chemin entre les particules par million et le sable, cette poussière nous fait douter quand on regarde le disque solaire: est-ce la Lune papa?
Vents et poussière
Hier, j'étais au marché de Boubon. Petit village semitouristique, réputé pour ses poteries d'argile cuites. Je suis allé au marché pour y trouver des hommes que j'ai coutume de visiter à leur campement. Or, dans la semaine, ils vont d'un marché à un autre. Au campement, il ne reste alors que des femmes et des enfants, il ne sied pas bien d'y aller pour moi. Avant il y avait un vieil homme. Je baraguouinnais mon tamasheq et j'aiguisait mon oreille avec lui et sa patience.
C'est au marché de Boubon que j'ai compris tout l'émerveillement des jours de marché en dehors de la ville.
Je marchais au milieu des étals. Ici du tissu, là des légumes, attention où placer les pieds, il y a les céréales et les épices et les feuilles séchées. La viande hachée à coups de hache. Les yeux courent partout à la recherche des visages - car je cherche ces hommes que je connais. Je m'arrête, les yeux gavés de marchandise étalée, quand mon ouïe remplace la vue. J'entends, j'écoute, je me laisse porter par la rumeur:
- Ginette, tu es revenue
- Comment ça va?, et la santé?
- Juste la paix,et les enfants?
- Paul est malade
- l'école est fermée
- la tempête de neige, parle-moi-en pas.
- Et toi, le vent, gonno, bani samay
- terengo, kala tonton, mate gaham...
tout ce flot de sons et de mots d'humains qui jasent, heureux de se retrouver, de ragoter, de retrouver d'autres humains emportés par la circonvolution terrestre.
J'ai cherché à quoi comparer cette rumeur paisible des nouvelles de la semaine, car il n'y a de marché qu'un jour par semaine. Il faut penser à une grande réunion de famille. Mais il faut choisir la famille, disons les Pothier, vous imaginez, une famille qui ne se voit pas trop souvent et qui est heureuse de se voir et qui a toute une vie à se raconter, tous en même temps, car il file tellement vite qu'il ne faut pas le perdre.
Je ne peux pas comparer cela à un centre d'achat assourdi par la musique, ni à une terrasse de la place Jacques-Cartier, ni à une foule du festival de Jazz.
Je suis encore bouche bée!

La fin de l'histoire est que j'ai trouvé Arali et son beau-frère et leur petit troupeau pour le marché. Ils se trouvaient du côté du marché au bétail. Une nouvelle fascination. Chaque groupe a son petit troupeau et se tient à son kiosque de marché au puces imaginaires. Il ne s'agit que d'un terrain vague, un genre de stationnement de ciné-parc sans asphalte, sans St-Eustache, sans Mathers. chacun des groupes a sa douzaine de chèvres et de moutons.
J'ai mis du temps à comprendre ce qui s'y passait. Pour être franc, j'ai eu besoin de 24h pour tout procéder. Je ne serais pas un fameux Jack Bauer, ou l'action serait très lente!
Quelqu'un vient:
- combien le bouc là?
- non, je ne le vends pas, il y a la beige, le tacheté et le bleu.
Un autre vient, il négocie le tacheté et part avec.
Mon ami revient avec une chèvre, il la pousse dans un tas! tous les animaux, solidaires, se collent les uns sur les autres, comme s'ils se connaissent depuis toujours. Un jeune du marché travaille à s'assurer que le nouveau troupeau reste ensemble. Un agneau court de gauche à droite, personne ne s'agite. Un jeune l'attrape par la patte arrière et le ramène à son propriétaire, comme s'il allait de soi à qui appartient chaque animal.
Mais qu'est-ce que fait Arali à chaque jour dans un marché avec son bétail (une partie seulement)?
D'autant plus que je ne vois pas de montant important se promener d'une main à une autre. 5$, 10$, 2$. Je m'inquiète même, est-ce qu'il se fait arnaquer? j'ai compris ce matin. Je n'étais pas au marché de Boubon. J'étais à la bourse de Boubon. Ces hommes achètent et vendent et cherchent à augmenter un peu leur valeur ou à dégager un peu de liquidité sans mettre en péril leur troupeau et leur avoir (en tamasheq, le mot troupeau veut aussi dire richesse - capital). Ainsi, ils s'échangent un bouc pour une chèvre et 5$, un agneau et 10$ pour un mouton, ainsi de suite. Chacun bouge de gauche à droite comme sur le parquet de la bourse, un peu moins paniqués, je l'admet, surtout que le marché ne s'effondrera pas.
Avec la liquidité dégagée, ce sont les hommes qui font les courses, même les vêtements pour les femmes et la famille et - oh miracle! - les femmes sont contentes. Mais rassurez-vous, si elles ne le sont pas, elles savent le faire savoir.

Êtes-vous fatigués de lire?
Je prends une pause
bye
Daniel

07 février, 2008

Qui a peur des lézards?

Qui a peur des lézards?
Parmi les avantages d'avoir un chat, il y a celui qu'il chasse les souris,
il est chaleureux
il permet aux enfants de s'attacher à un animal et à Antoine de passer une part de son énergie.

Mais quand est-il des lézards?


Si près des souliers, j,ai eu peur qu'il ne le cache dans mes souliers, comme faisait le chat de ma tante avec les mulots.
Non, Caramel, le chat de son nom, a tout mangé le lézard, jusqu'à l'extrémité de la queue.

Pas Caramel le chat

Voilà
Daniel

06 février, 2008

Rapport d'Ayorou


Me voici revenue
(propos recueillis auprès de Sophie)
Élohise et moi sommes allés toutes la journée à Ayorou, une ville à 200 km de chez nous.
Nous avons dû nous lever à 6h du matin pour prendre le bus à 7h, dont il fallait acheter les places à 6h30. Nous sommes rentrées à 18h à la maison. Nous étions fatiguées car nous avons passé la journée dehors avec des petits coins d'ombre. Ceci fait que nous n'avons pas pu regarder le Superbowl qui commençait à minuit, heure d'ici.(oups, j'ai ajouté ma pensée là).
Comme a dit Élohise: Ah! quelle belle journée!
En effet, nous avons eu un soulagement de constater que la vie dans une ville où il y a de l'électricité 8h par jour et sans eau courante n'est pas si terrible que ça.
Nous avons trouvé les maisons en Banco - brique de boue - bien jolies. D'autant plus que les murs peuvent être décorés avec de la peinture. Certaines sont décorées avec des fleurs peintes en couleur sur les murs.
Le marché est vivant et les gens sont très gentils. Nous n'avons pas été harcelées, ni par les marchands, ni par des mendiants.
J'ai pu pratiquer le tamasheq et certains vendeurs se sont amusés à m'apprendre de nouveaux mots à partir des choses qu'ils vendaient.
La région d'Ayorou a cette particularité que la majeure partie des tamasheq sont des descendants d'esclaves. Ceci impliquent deux choses, ils sont moins snobs, moins hautains à cause de leur rang social. Donc, quand on leur parle, ils ne se vantent pas de parler une langue difficile ni de parler le meilleur tamasheq (parmi les 4 dialectes qui nous entourent). L'autres choses, ils sont plus travaillant, plus disposés à se salir les mains, car, vraiment, beaucoup se considèrent comme des princes et des princesses parmi les autres groupes.
Dans le marché, les Ikelanes (descendants d'esclaves) se distinguent par un vêtement traditionnel qui sont brodés avec les symboles de leur esclavage dans le dos et de leur liberté sur la poitrine.

En mauvaise touriste, je n'ai pas pris d'appareil photo. Il faut dire que je ne suis plus tant une touriste dans ce pays.

ciao
Sophie