20 janvier, 2008

Vroummmm


Vroummmm
Mise en ligne par gzutem

Je vous ai écris que je donnerais des nouvelles de mes nouvelles péripéties.
Les voilà.
Ce matin même, je suis parti en quête d'un taxi.
Ma destination: Tilabéri, 113 km de chez moi.
Mon but est de rencontrer des Touaregs au marché et de me faire une idée de où se trouve leur village ou leur campement, dans le cas des nomades.
Il a bien fallu que j'attende sur le bord de la route.

Attendant

J'ai manqué de réflexes sur un premier taxi qui était à moitié vide, je marchais le long de la route et je ne me suis pas retourné à temps. Mais j'ai bien vu venir celui qui me semblait rempli. Je ne l'ai pas manqué. J'ai eu une petite place à l'arrière.
- nous étions vingt. - nous serons jusqu'à vingt-quatre

J'étais squeezé, merci. Heureusement, que nous sommes dans la saison froide, sinon je n'ose imaginer la chaleur et les odeurs.
Il ne faut pas avoir peur des ascenseurs bondés. Celui-là était horizontal.
Après quelques kilomètres d'agoraphobie ou de claustrophobie, j'ai localisé les sorties de secours. Je me suis rappelé des vidéos des écoles Technic de conduite avec Donald Pilon où il est question des situations d'urgence. Toujours, il ne fallait pas paniquer et allumer ses feux de hazard. Je me suis souvenu aussi de l'homme qui appuyait sur le bouton "play" de la vidéo à l'école Technic, qui avait appuyé sur "pause" le temps de nous dire qu'en cas de chute dans l'eau, tout cela était inutile, les chances de sortir de la voiture dans l'eau sont presque nulle.
Heureusement, c'est la saison sèche, les cours d'eau sont à sec.

Squeezé

Je suis arrivé à bon port sain et sauf. Enkylosé un peu, avec quelques fourmis dans les jambes. La clientèle de ces taxi est fluide. Certains descendent plus tôt, d'autres embarquent plus tard. Ainsi, j'ai cru, à mis chemin que j'avais obtenu une place pour mes deux fesses jusqu'à la fin du voyage. Erreur, ma fesse droite a retrouvé le "vide", même sur la banquette arrière, je pouvais n'être assis que sur la fesse gauche! Il y a toujours des gens qui attendent sur le bord de la route, comme je l'ai fait...
Vous avez alors la même pensée que j'ai eu: je devrai revenir.

Je n'ai pas pu visiter Tilabéri, mais j'ai recueilli des informations sur les Touaregs dans le taxi. Je n'ai pas pu parce que j'avais mon passeport, mais pas mon permis de séjour: l'équivalent du visa. En fait, je l'ai, mais à la maison. Je croyais qu'il suffisait d'avoir un document qui dise qui je suis. Or, le document devait dire où j'ai le droit de circuler, comme un visa.
Gentiment, les policiers nationaux, à l'entrée de la ville, m'ont conduit vers la gare de taxi et mon remis dans un taxi pour Niamey.
J'ai quitté ma maison à 9h et je suis rentré à 17h. Je n'ai fait que 226 km entre temps.
Et j'ai vraiment goûté à une facette de la vie nigérienne.

Je me reprendrai, mieux équipé et mieux aguerri.

Daniel

19 janvier, 2008

Taxi manqué

L'année est débutée et j'ai mis de côté les problèmes de voiture.
(En passant, j'attends le dernier compte rendu des dons reçus pour une nouvelle voiture pour lancer la démarche d'achat. Déjà, je remercie nos donateurs et déjà j'ai une perspective bien généreuse de vos dons.)
Alors, j'ai voulu allé visiter des marchés publiques dans des villes environnantes de Niamey. Pour ce faire, j'ai opté pour le taxi, comme celui-ci.

Taxi longue distance

La première restriction à gérer est que les marchés sont un jour par semaine. Si je le manque, je dois attendre une semaine pour y aller (en tamasheq, le mot semaine est "marché"). Toutefois, avec tous les villages, on peut trouver des marchés à tous les jours. J'ai d'abord choisi le dimanche pour aller au célèbre marché d'Ayorou car il y a une grande population touarègue là-bas et ce serait une façon d'identifier des groupes à aider, ainsi que leurs localités. En effet, les gens viennent de loin pour participer à un marché (acheter ou vendre) et comme Ayorou a un marché reconnu, les gens viennent dès la veille (à pieds) parfois pour y être.
Sauf qu'Ayorou est à 200 km de chez moi. Et nous ne pouvons pas compter 100 km = 1 heure sur les routes nigériennes.

Taxi rempli

Alors, j'ai attendu un taxi sur le côté de la route près de chez moi.
Un taxi passe.
Il est plein.
Il ne s'arrête même pas.

Je dois admettre que je n'ai pas réussi à me lever très tôt ce jour-là... Dernier arrivé, dernier servi!
Je ne suis pas arrivé à Ayorou dimanche dernier.
Je suis revenu bredouille à la maison.

Taxi manqué

Je me reprends donc pour le mercredi, il y a marché à Boubon, qui n'est qu'à 25 km.
Pourquoi Boubon? Ce n'est pas parce que c'est LE Marché aux pots de terre cuite. Non, c'est que des connaissances touarègues à moi y vont à chaque semaine. Ce sont les hommes du campement que nous visitons habituellement. Ils marchent jusqu'à Boubon à chaque semaine. Comme le vieil homme du campement à déménager, il ne s'y trouve que des femmes en semaine. Cela est moins approprié pour moi d'y aller!
En semaine, ma restriction est le voyagement des enfants à l'école. Je me suis bien levé tôt, mais je n'était pas disponible.
Pour un mercredi, j'ai côtoyé davantage de compagnons d'infortune. Les taxis étaient pleins ou absents pour nous tous.
Une famille attendait pour se rendre à Tilabéri (à 100 km). On a jasé en tamasheq. Dans leur ville, il y a 2 jours de marché, mercredi et dimanche. J'aurai donc plus de choix de destinations.
Un jeune homme voulait aller vendre des lampes veilleuses à batteries. Il les vend 2500F, il me les a montré, ça vaut 450F au Dollorama (450F = 1$). On a beau être dans un pays pauvre, tout est plus cher, beaucoup plus cher tout en étant plus cheap à la fois.

Taxi sans espace

Or, je n'ai pas atteint Boubon non plus.
Demain, je me reprendrai pour Ayorou. Je me lèverai plus tôt.
Pourquoi je ne prends pas ma voiture?
D'abord parce qu'il consomme 22 litres au 100 km. L'essence est 1.50$ le litre et le taxi est 5$ le voyage aller.
Ensuite, parce que je veux côtoyer les gens, pour ne pas dire coudoyer, et interagir avec eux pour connaître mieux leurs besoins et leur vie.

Encore un taxi

Je vous reviens avec mon expérience, réussi ou non.

PS, je dois être discret avec mon appareil photos. Il n'est pas toujours si simple de prendre une photo. Par exemple, je ne peux pas prendre de militaire, ni de policiers. Un citoyen ordinaire peut refuser et devenir agressif. Un enfant peut réclamer de l'argent, etc.
Pour un touriste de passage, c'est plus facile parce qu'il disparaîtra, mais je reviendrai.


Daniel

07 janvier, 2008

Pénurie de Gaz.JPG


Pénurie de Gaz.JPG
Mise en ligne par gzutem
Depuis le nouvel An, on ne retrouve plus de bonbonne de gaz dans tout Niamey. J'ai donc sorti notre grille de camping et je me suis installé avec Antoine derrière la maison pour faire notre BBQ. Nous avons opté pour des hot-dogs, un menu spécial pour la fin de semaine d'anniversaire de Marianne, car il ne s,agit pas d'un repas abordable comme tel ici. J'ai aussi posé ma cafétière, car je n'avais pas encore eu ma dose de caféïne!.
J'ai fait le feu derrière la maison car il y a tellement de vent dans cette saison froide qu'il y a beaucoup de sable dans les courants d'air. On voulait éviter d'en manger trop.
Le gaz devrait arriver mardi. Il devait être là lundi. Suspense!
Entre temps, j'ai finalement emprunté une bouteille de rechange de nos collègues. Sophie s'est remis au four cet après-midi.

Daniel

02 janvier, 2008

De Noël au jour de l'An



Nous sommes arrivés à Noël et nous y avons retrouvé la santé finalement. Pour ceux qui l'avaient appris et pour les autres, nous avions eux, trois d'entre nous, le paludisme.
Les enfants ont reçu la visite du Père Noël à l'école, comme vous voyez, il n'est pas toujours avec ses rennes. Ici, il est avec le chameau au Nez Rouge, ah! comme il est mignon!
Nous avons eu un bon temps des fêtes, un peu tranquille en même temps, mais bien apprécié. Il faut dire que l'ensemble des Nigériens ne fêtent pas Noël particulièrement. La semaine avant, il y avait eu la fête musulmane de la Tabaski, où chaque famille égorge un mouton et le font rôtir dans la rue. Tous ont mangé de la viande pendant quelques jours. Nous aussi, mais on n'a rien égorgé.

Entre Noël et le jour de l'An, nous sommes allés quatre jours dans un parc national, dit le Parc W, où se trouvent des animaux en liberté et sauvage. Une sorte de Parc Safari en vrai.
Attendant le levée du Soleil
Nous sommes montés un matin sur une colline à côté du campement installé comme un gîte permanent avec des tentes et des lits et des cuisiniers, pour y voir le levée de Soleil.
Celui-ci était plus facile à voir que les animaux. Nous en avons vu, mais les photos ne valent pas mille mots. Malheureusement pour nous, il y avait trop de visiteurs comme nous, ce qui provoquait beaucoup de mouvements et de bruits, ce qui effrayaient les animaux.
Toutefois, j'ai vu un animal sauvage: ma voiture. Nous avons eu en un seul jour 5 crevaisons. La première avant de quitter, pendant que je chargeais la voiture (en passant, on dit toujours voiture, même si c'est un 4X4, car les camions sont pour les Vans), j'ai constaté un pneu mou. À mi-chemin, la route devient ce qu'il appelle de la laterite, une sorte de terre battue rocailleuse. Paf, une crevaison, mais la route et la carcasse de ma voiture sont tellement bruyante que je ne l'entends pas et je gruge le pneu. Je mets le pneu de secours et nous voilà repartis. 6 Km avant le parc, le pneu de secours crève aussi, le tout est dû aux coups et des chocs de la route.
Fort heureusement, j'ai des amis au parc, arrivés avant nous. j'essaie le téléphone et ça marche: Miracle, ils sont à côté de l'entrée, Tim vient cherché la famille, il prend mon pneu et je vais le faire réparer chez le vulganisateur: celui qui répare les crevaisons et qui recharge les batteries! Je me retrouve avec un guide du parc, une roue réparée - car en fait, j'ai des pneus qui ont une trippe dedans. Réinstallée, j'entre dans le parc. Il me reste encore 30 Km sur une piste jonchée de pierres. Après 22 km, la roue de secours réparées crèvent. C'est la nuit, la famille est au Gîte sans bagages, mais avec une tente. Moi, je suis dans une forêt réputée avoir des animaux sauvages et j'ai un guide du parc. J'ai dû trouver un endroit plat pour la voiture, j'ai rongé, grugé, mangé le pneu. Ce n'est que le lendemain matin que j'ai vu que l'autre pneu arrière était aussi crevé! 5
Le malheur qui nous a empêché de voir des animaux a été notre bénédiction. Mon ami Tim Tjosvold, qui nous a dépanné et conduit est revenu dans la nuit me chercher moi aussi. Ensuite, il connaissait quelqu'un qui arriverait le lendemain, il a grimpé la colline pour avoir du réseau cellulaire afin de lui demander de m'apporter 2 pneus et 2 trippes. C'est arrivés, nous avons réparé chez le vulganisateur et on a sillonné le parc.
Mon probléme est certainement que je circule surtout dans le sable quand je travaille. Pour cela,il vaut mieux que les pneus soient mous. Mais arrivé sur le dur des cailloux: Paf! Les spécificités africaines.

Discussion au sommet

De ce point de vue, nous pouvions voir une sorte de gazelle qui ressemble à un chevreuil. Mais, voyez la plante derrière Antoine, elle nous a aggripés et Antoine, qui s'est enfargé dedans a eu son ongle de gros orteil transpercé par une épine. Sauvage vous dite! La vraie vie sauvage.

Sauf que nous avons vraiment aimé être sorti de la ville, de sentir la fraîcheur la nuit et les matins, de pic niquer à côté des marres où des phacochères sont venus.
Le retour s'est fait en paix. Et nous avons passé le nouvel an à jouer au Monopoly en famille et à recevoir des amis à souper

Pour la voiture, je termine une levée de fond, j'attends le 15 janvier pour connaître tous les dons entrés, si vous voulez aussi donner, écrivez-moi que je vous dise comment, mais surtout que je compte votre don dans al somme que je peux utiliser pour acheter la voiture la plus fiable possible.

BONNE et HEUREUSE ANNÉE 2008

Daniel