(En passant, j'attends le dernier compte rendu des dons reçus pour une nouvelle voiture pour lancer la démarche d'achat. Déjà, je remercie nos donateurs et déjà j'ai une perspective bien généreuse de vos dons.)
Alors, j'ai voulu allé visiter des marchés publiques dans des villes environnantes de Niamey. Pour ce faire, j'ai opté pour le taxi, comme celui-ci.

La première restriction à gérer est que les marchés sont un jour par semaine. Si je le manque, je dois attendre une semaine pour y aller (en tamasheq, le mot semaine est "marché"). Toutefois, avec tous les villages, on peut trouver des marchés à tous les jours. J'ai d'abord choisi le dimanche pour aller au célèbre marché d'Ayorou car il y a une grande population touarègue là-bas et ce serait une façon d'identifier des groupes à aider, ainsi que leurs localités. En effet, les gens viennent de loin pour participer à un marché (acheter ou vendre) et comme Ayorou a un marché reconnu, les gens viennent dès la veille (à pieds) parfois pour y être.
Sauf qu'Ayorou est à 200 km de chez moi. Et nous ne pouvons pas compter 100 km = 1 heure sur les routes nigériennes.

Alors, j'ai attendu un taxi sur le côté de la route près de chez moi.
Un taxi passe.
Il est plein.
Il ne s'arrête même pas.
Je dois admettre que je n'ai pas réussi à me lever très tôt ce jour-là... Dernier arrivé, dernier servi!
Je ne suis pas arrivé à Ayorou dimanche dernier.
Je suis revenu bredouille à la maison.

Je me reprends donc pour le mercredi, il y a marché à Boubon, qui n'est qu'à 25 km.
Pourquoi Boubon? Ce n'est pas parce que c'est LE Marché aux pots de terre cuite. Non, c'est que des connaissances touarègues à moi y vont à chaque semaine. Ce sont les hommes du campement que nous visitons habituellement. Ils marchent jusqu'à Boubon à chaque semaine. Comme le vieil homme du campement à déménager, il ne s'y trouve que des femmes en semaine. Cela est moins approprié pour moi d'y aller!
En semaine, ma restriction est le voyagement des enfants à l'école. Je me suis bien levé tôt, mais je n'était pas disponible.
Pour un mercredi, j'ai côtoyé davantage de compagnons d'infortune. Les taxis étaient pleins ou absents pour nous tous.
Une famille attendait pour se rendre à Tilabéri (à 100 km). On a jasé en tamasheq. Dans leur ville, il y a 2 jours de marché, mercredi et dimanche. J'aurai donc plus de choix de destinations.
Un jeune homme voulait aller vendre des lampes veilleuses à batteries. Il les vend 2500F, il me les a montré, ça vaut 450F au Dollorama (450F = 1$). On a beau être dans un pays pauvre, tout est plus cher, beaucoup plus cher tout en étant plus cheap à la fois.

Or, je n'ai pas atteint Boubon non plus.
Demain, je me reprendrai pour Ayorou. Je me lèverai plus tôt.
Pourquoi je ne prends pas ma voiture?
D'abord parce qu'il consomme 22 litres au 100 km. L'essence est 1.50$ le litre et le taxi est 5$ le voyage aller.
Ensuite, parce que je veux côtoyer les gens, pour ne pas dire coudoyer, et interagir avec eux pour connaître mieux leurs besoins et leur vie.

Je vous reviens avec mon expérience, réussi ou non.
PS, je dois être discret avec mon appareil photos. Il n'est pas toujours si simple de prendre une photo. Par exemple, je ne peux pas prendre de militaire, ni de policiers. Un citoyen ordinaire peut refuser et devenir agressif. Un enfant peut réclamer de l'argent, etc.
Pour un touriste de passage, c'est plus facile parce qu'il disparaîtra, mais je reviendrai.
Daniel
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