06 février, 2008

Rapport d'Ayorou


Me voici revenue
(propos recueillis auprès de Sophie)
Élohise et moi sommes allés toutes la journée à Ayorou, une ville à 200 km de chez nous.
Nous avons dû nous lever à 6h du matin pour prendre le bus à 7h, dont il fallait acheter les places à 6h30. Nous sommes rentrées à 18h à la maison. Nous étions fatiguées car nous avons passé la journée dehors avec des petits coins d'ombre. Ceci fait que nous n'avons pas pu regarder le Superbowl qui commençait à minuit, heure d'ici.(oups, j'ai ajouté ma pensée là).
Comme a dit Élohise: Ah! quelle belle journée!
En effet, nous avons eu un soulagement de constater que la vie dans une ville où il y a de l'électricité 8h par jour et sans eau courante n'est pas si terrible que ça.
Nous avons trouvé les maisons en Banco - brique de boue - bien jolies. D'autant plus que les murs peuvent être décorés avec de la peinture. Certaines sont décorées avec des fleurs peintes en couleur sur les murs.
Le marché est vivant et les gens sont très gentils. Nous n'avons pas été harcelées, ni par les marchands, ni par des mendiants.
J'ai pu pratiquer le tamasheq et certains vendeurs se sont amusés à m'apprendre de nouveaux mots à partir des choses qu'ils vendaient.
La région d'Ayorou a cette particularité que la majeure partie des tamasheq sont des descendants d'esclaves. Ceci impliquent deux choses, ils sont moins snobs, moins hautains à cause de leur rang social. Donc, quand on leur parle, ils ne se vantent pas de parler une langue difficile ni de parler le meilleur tamasheq (parmi les 4 dialectes qui nous entourent). L'autres choses, ils sont plus travaillant, plus disposés à se salir les mains, car, vraiment, beaucoup se considèrent comme des princes et des princesses parmi les autres groupes.
Dans le marché, les Ikelanes (descendants d'esclaves) se distinguent par un vêtement traditionnel qui sont brodés avec les symboles de leur esclavage dans le dos et de leur liberté sur la poitrine.

En mauvaise touriste, je n'ai pas pris d'appareil photo. Il faut dire que je ne suis plus tant une touriste dans ce pays.

ciao
Sophie

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