05 octobre, 2008

Rentrer chez soi

Me revoici à Tillaberi.
Après être resté une semaine et de s'y être installé, nous avons dû retourner à la capitale pour une semaine de conférence d'équipe. Une semaine à l'hôtel avec piscine et restaurant à chaque jour. C'est-tu pas beautiful? C'est-tu pas fantastic? Comme dirais Uncle Tom.
Et bien on a récolté des bactéries, des microbes ou des parasites, donnez-leur le nom que vous voulez, je vous l'accorde. Car le nom que vous trouverez rimera avec diarrhées, vomissements, nausées, irritations rectales, crampes. La joie quoi! Surtout à quelques degrés au-dessus de 30.
Ajoutez à cela que lorsque nous sommes rentrés à la maison, après une semaine, nous avions des locataires indésirables: coquerelles et criquets. Pas des milliers quand même, mais des dizaines.

La bonne nouvelle du jour est que le chat nous a suivi jusqu'à Tillaberi. Les enfants sont vraiment joyeux. Nous l'avions délaissé à l'ancienne maison depuis notre départ et lorsque nous sommes passés le prendre il nous attendait à grands miaulements.

Ce qui me désole avec la maladie, c'est que on ne fait rien. Déjà la chaleur nous écrase et nous ralentit. Quand on est malade, on ne fait rien. De plus, nous avons beaucoup perdu d'endurance dans notre pays. Je vois les Nigériens, ils sont aussi malades, ils ont la même température ambiante et ils endurent et ils font quelque chose (s'il y a quelque chose à faire). Remarquez que si un Nigérien vient au Québec et subit l'hiver et qu'il attrappe une grippe, il pensera exactement la même chose que moi aujourd'hui. Chaque monde à son lot.
Je relève donc le défi spirituel d'aimer, même quand ça fait mal dans l'estomac. Comment être patient quand l'urgence vous prend? Or, il n'y a pas de pause pour aimer. Nous avons tous besoin d'être aimés, même si l'autre est malade.
N'ayez crainte, nous nous soignons, nous nous consolons et nous nous endurons. Heureusement ce ne sont pas les six qui sont malades. (Nous comptons six maintenant avec Joelle, l'enseignante des enfants, et non pas parce que nous aurions ajouté un bébé à votre insu.)

Bon, je vais arrêter de me plaindre. Je ne le fais pas souvent sur mon blog.
Demain, je me retrousse les manches, ce sera un nouveau jour.



En passant, les enfants s'adaptent très bien avec Joelle. La seule chose qui cloche est que nous n'avons pas encore eu le matériel pour Antoine et Marianne.
Nous apprécions vos prières, tant pour notre santé que pour l'école des enfants.

Dans les semaines à venir, nous explorerons les villages touaregs des alentours pour y faire des contacts et y déterminer des besoins en vue d'un plan de travail.

Har assarat!

Daniel

3 commentaires:

Nathan and Stefanie a dit…

Vous n'avez toujours pas reçu le matériel scolaire? Pensez-vous qu'il est perdu?
Je m'y connais un peu en matériel scolaire et il y a un Renaud-Bray à côté de l'Université; si vous voulez, je vous renverrez ce que vous aviez besoin par la poste.
Envoyez moi un courriel.

La famille Marineau a dit…

Merci Nathan
mais nous travaillons avec du matériel français de France. J'ai appris que la poste française a eu quelques jours de grève mais que c'est fini. On espère que le tout sera là demain, ou rapidement!

PS. Je ne suis pas sur mon ordi, alors je n'ai pas ton adresse avec moi, sinon je te répondrais directement.

Daniel

Isabelle Blanchet a dit…

Salut Daniel,

Tu devrais faire/acheter/te procurer des "boîtes/bacs/marches" pour tes enfants pour mettre leurs pieds dessus car les jambes pendantes ou écartées comme sur les photos, ça devient fatiguant à la longue. Ça tire and le dos et draine de l'énergie pour rien.

Isabelle