Je vous ai écris que je donnerais des nouvelles de mes nouvelles péripéties.
Les voilà.
Ce matin même, je suis parti en quête d'un taxi.
Ma destination: Tilabéri, 113 km de chez moi.
Mon but est de rencontrer des Touaregs au marché et de me faire une idée de où se trouve leur village ou leur campement, dans le cas des nomades.
Il a bien fallu que j'attende sur le bord de la route.

J'ai manqué de réflexes sur un premier taxi qui était à moitié vide, je marchais le long de la route et je ne me suis pas retourné à temps. Mais j'ai bien vu venir celui qui me semblait rempli. Je ne l'ai pas manqué. J'ai eu une petite place à l'arrière.
- nous étions vingt. - nous serons jusqu'à vingt-quatre
J'étais squeezé, merci. Heureusement, que nous sommes dans la saison froide, sinon je n'ose imaginer la chaleur et les odeurs.
Il ne faut pas avoir peur des ascenseurs bondés. Celui-là était horizontal.
Après quelques kilomètres d'agoraphobie ou de claustrophobie, j'ai localisé les sorties de secours. Je me suis rappelé des vidéos des écoles Technic de conduite avec Donald Pilon où il est question des situations d'urgence. Toujours, il ne fallait pas paniquer et allumer ses feux de hazard. Je me suis souvenu aussi de l'homme qui appuyait sur le bouton "play" de la vidéo à l'école Technic, qui avait appuyé sur "pause" le temps de nous dire qu'en cas de chute dans l'eau, tout cela était inutile, les chances de sortir de la voiture dans l'eau sont presque nulle.
Heureusement, c'est la saison sèche, les cours d'eau sont à sec.

Je suis arrivé à bon port sain et sauf. Enkylosé un peu, avec quelques fourmis dans les jambes. La clientèle de ces taxi est fluide. Certains descendent plus tôt, d'autres embarquent plus tard. Ainsi, j'ai cru, à mis chemin que j'avais obtenu une place pour mes deux fesses jusqu'à la fin du voyage. Erreur, ma fesse droite a retrouvé le "vide", même sur la banquette arrière, je pouvais n'être assis que sur la fesse gauche! Il y a toujours des gens qui attendent sur le bord de la route, comme je l'ai fait...
Vous avez alors la même pensée que j'ai eu: je devrai revenir.
Je n'ai pas pu visiter Tilabéri, mais j'ai recueilli des informations sur les Touaregs dans le taxi. Je n'ai pas pu parce que j'avais mon passeport, mais pas mon permis de séjour: l'équivalent du visa. En fait, je l'ai, mais à la maison. Je croyais qu'il suffisait d'avoir un document qui dise qui je suis. Or, le document devait dire où j'ai le droit de circuler, comme un visa.
Gentiment, les policiers nationaux, à l'entrée de la ville, m'ont conduit vers la gare de taxi et mon remis dans un taxi pour Niamey.
J'ai quitté ma maison à 9h et je suis rentré à 17h. Je n'ai fait que 226 km entre temps.
Et j'ai vraiment goûté à une facette de la vie nigérienne.
Je me reprendrai, mieux équipé et mieux aguerri.
Daniel









