23 août, 2012

Face aux pauvres #1

Nous pouvons tenter de faire face à la pauvreté, mais la pauvreté n'a pas de face.  Je suggère donc de faire face aux visages de la pauvreté, les pauvres.
Ce livre, When helping hurts, qui veut dire "Quand aider fait du tort", m'avait été proposé il y a longtemps, mais c'est à mon église que j'ai décidé de le lire avec un groupe de prière.
La proposition des auteurs est d'approcher le problème de la pauvreté en se plaçant aux côtés des pauvres, quitte à s'effacer ou à se retirer complètement.  Le problème du secours fait aux pauvres est que nous prenons souvent leur place et nous les privons de leurs forces et de leur dignité.  Et s'ils ont des aptitudes à se prendre en main, nous devons nous retenir de résoudre leurs problèmes.  Avec eux, alors, nous pouvons explorer leurs aptitudes et combler  seulement ce qui manque.
Aimer les pauvres nous amène à les connaître en tant que personne.
Ciao!

19 août, 2012

Sortis de la brume!

Nous sommes revenus de Matane et de Rimouski jeudi.  Nous avons passé un très beau séjour.  Le climat était très agréable.  J'ai été impressionné par le brouillard.  Il était soit partout ou que sur le fleuve, mais toutes les journées, il y en avait quelque part.  Dans le parc du Bic, nous ne pouvions souvent pas bien voir les bateaux amarrés plus loin ou des îles pas si loin.
Nous avons expérimenté l'hospitalité au Bic et visité plusieurs personnes et endroits.

Les églises de la région vivent le défi du manque de vocation d'ouvriers.  Elles nous bénissent dans notre départ, tout en nous faisant sentir que nous serions les bienvenus par là-bas, si nous n'allions pas en Afrique.  Ce genre d'invitation et d'offre, nous en recevons de plusieurs endroits au Québec.  C'est par conviction que nous poursuivons notre désir et notre vocation pour l'Afrique et le Niger.

Notre levée de fonds avance à un rythme continu.  Nous espérons partir dans l'automne.  Pour cela, nous attendons une réponse d'une fondation.  Si cela ne fonctionne pas, Dieu aura un nouvelle surprise!

Aujourd'hui, je prêchais que Jésus est notre "champion", celui qui vainc nos "Goliath".  Nous n'avons pas à être des héros comme David, nous sommes comme le peuple qui tremble et qui craint.  Néanmoins, notre David, c'est Jésus, il terrasse nos obstacles.  Comme en regardant David, nous pouvons nous dire:"Comment va-t-il faire?"  Malgré tout, il l'a fait et il le fera.

Ciao!
Daniel

10 août, 2012

Sur la route du Bas du fleuve

Demain, nous partirons pour Rimouski.  Depuis notre retour du Niger, nous y allons à chaque année, pour visiter nos églises.  Elles nous soutiennent et elles prient pour nous.
Eux aussi, aimeraient bien que nous restions au Québec, et même qu'ils aimeraient que nous déménagions par là-bas.  Je suis mal placé pour dire que "Rimouski est loin en titi!" car nous nous en allons bien plus loin.  Si un jour nous revenions nous installer au Québec, j'y penserais, c'est sûr.
Je trouve que le Bas du Fleuve et la Gaspésie sont froids.  Mais il faisait beau les années passées.  Au moins, l'hiver, c'est l'hiver.

À bientôt
Daniel

09 août, 2012

Nomades dans un bloc appartements

Nous voici entre deux moments. Nous espérons pouvoir partir bientôt au Niger. Nous avons quitté notre appartement le 30 juin. Donc nous ne sommes plus chez nous et pas encore chez nous!
Sophie, qui pourrait passer pour une Touarègue, est une excellente "fabricante de tente". Chez les Touareg, ce sont les femmes qui montent les tentes. Pour être précis, les tentes appartiennent aux femmes. Ce qui fait que lorsqu'un homme divorce sa femme, il perd sa maison ( sa tente). D'ailleurs, un verbe pour le mariage dans leur langue est "faire maison".
Entre deux, on nous a prêté généreusement un 3 et demi au rez-de-chaussée, car il est loué à des étudiants qui n'en ont besoin que pour l'école. Il s'agit d'un appartement dans le même triplex que Élohise habitera. (Élohise reviendra du Sénégal jeudi soir!) Or, après le départ d'Élohise, un appartement s'est libéré à l'étage. Nous l'avons donc déménagée du sous-sol à en haut, sans qu'elle ne le sache encore.
Entre temps, les étudiantes qui prendront notre appartement actuel s'en vont au CEGEP. Or, le CEGEP commence plus tôt, avant septembre. Donc, nous devons laisser notre appartement. Nous irons donc au sous-sol, cette semaine, dans l'appartement qu'Élohise aurait dû rester.
Nous avons donc joué au casse-tête dans tout le bloc, ou presque.
Sophie compte déjà qu'un fois arrivée, nous logerons dans une maison de passage, avant de trouver notre maison et d'y aménager. Cela nous annonce encore des déménagements et que nous vivrons dans nos valises.

Merci de nous suivre.

Daniel

03 août, 2012

Un tour de cyclisme

 Depuis 3 semaines, il y a des cyclistes qui parcours le Canada pour une levée de fonds.  Une partie de ces fonds sera affectée à notre église à Pierrefonds pour le quartier où je travaillais: Cloverdale.  Samedi, j'ai accueilli le groupe qui venait de Toronto et lundi, un nouveau groupe partait pour Québec.  Comme j'ai vu qu'ils repassaient à Montréal mercredi, je me suis joint à eux avec le vélo que mon père m'a donné.
Je l'aime bien ce vélo.  En fait, toute la famille, sauf Antoine, se bat pour avoir ce vélo.  Mais en randonnée de 120 km par jour, il ne fait pas le poids, littéralement.  Il pèse facilement 3 fois celui des vélos de route...  Ce qui fait que j'étais le dernier. Bien sûr, ce n'est pas à cause du vélo, mais à cause de mes jambes.  Seulement, le vélo ne me facilitait pas la tâche!
Heureusement, j'ai amené mes supporters.  Ils ont été bien patients.  Marianne et Antoine étaient dans les véhicules de soutien qui nous attendaient à des distances régulières, ou presque.  Pour moi, ils semblaient toujours plus loin, d'une fois à l'autre.
Mal pris, nous pouvions embarquer dans les véhicules qui nous déposaient au prochain "check point".

C'est ainsi que j'ai pu laisser la place parfois à la relève.
Le mercredi, j'ai fait au moins 80 km sur un parcours de 127 km.  J'en suis content, même si mes jambes brûle encore.  Jeudi, j'ai dû faire un bon 40 km, mais comme je devais quitter le trajet pour aller chercher ma voiture, je n'ai plus de point de référence.  Ce détour m'a été facilité par mon pouce.  Je roulais sur la 116 à partir de Beloeil vers Longueil, le vent de face - la mort!  À McMasterville, j'ai posé le pied et levé le pouce.  Un pick-up m'a pris jusqu'aux Promenades St-Bruno.  La délivrance!  Je n'étais pas rendu, mais ouf!

Un des moments les plus heureux que j'ai eu était au départ du jeudi matin.  J'avais les jambes brûlantes avant le départ et nous devions faire un détour puis revenir sur nos pas.  Ce qui ne me plaisait guère.  Loin derrière, j'envisageais d'éviter le détour pour prendre 5 minutes d'avance.  Finalement, je m'engage dans le détour, car je n'avais pas la carte du trajet.  Et là au loin, je remarque un petit bonhomme qui roule vers moi.  C'était Antoine.  Quelle joie de le voir qui vient m'accompagner.  Mais surtout, il était le signe qu'il y avait un véhicule de soutien au bout.  Sinon, le prochain devait n'être qu'à 20 km plus loin.

Vers Québec, ils sont 7 maintenant, jusqu'à samedi, jour d'arrivée.  4 sont très performants et 3 constants.  Le plus impressionnant est Tim, le 2e à partir de la gauche.  Il ne change jamais de vitesse, et il garde toujours la cadence.  Hier soir, il est arrivé le premier, comme dans le lièvre et la tortue.  De plus, il en est à sa deuxième semaine.  Il a parcouru Toronto Montréal avant.

Ciao
Daniel