26 janvier, 2013

La guerre au Mali

C'est avec surprise que j'entends parler de la guerre au Mali dans nos bulletins de nouvelles.
Je suis heureux d'être encore au Canada seulement parce que ma famille ne s'inquiète pas pour nous... pour l'instant.
Peut-on légitimer cette guerre?  Toute guerre est pénible et tordue.  Une guerre coûte de l'argent et quelqu'un va pays.  Dans ce cas-ci, le Mali amassera une dette envers la France, c'est sûr.
Maintenant, le problème est que les groupes qui ont imposé leur pouvoir au Nord du Mali sont guidés par un idéal religieux intransigeant.  Ils ont la bonne façon de prier Dieu et ils l'imposent avec les armes.  Il n'y a pas de place à la diplomatie ou à la négociation.  Quand nous étions au Niger et qu'il y avait des rebelles touaregs, je n'étais pas tant inquiet, car les Touaregs ont des revendications sociales, territoriales et financières.  Ils sont parlables.  Mais l'aqim, le mujao ou l'ansar-dine, jusqu'à présent, ils ne laissent pas paraître qu'ils peuvent diminuer leur exigence pour viser un vivre ensemble.
Personnellement, je suis un homme de consensus.  J'imagine toujours que deux personnes peuvent arriver à s'entendre.  Je crois à la réconciliation.  Toutefois, je ne suis pas naïf.  Il y a des couples qui se brisent, et parfois pour des bagatelles.  Il y a des collègues qui se détestent tous les jours ouvrables de 9 à 5.  Il y a des groupes qui ne peuvent que contredire leurs opposants, peu importe le bien fondé ou le bien commun.
J'ai découvert un ONG britannique qui cherche à promouvoir la paix par le développement.  Il s'appelle CORD.  Je trouve leur vision intéressante.  Bien qu'ils sont Chrétiens, ils promeuvent un vivre ensemble en écoutant les personnes en milieu de conflits pour qu'ils prennent en charge leur développement.  Ce qui inclut le dialogue.  
Cela me rappelle lorsque je suis arrivé dans un village du Niger pour faire un sondage.  Un groupe du village a voulu que nous quittions parce que nous sommes Chrétiens.  Je leur ai répondu: "Pas de problème, je suis l'étranger, c'est votre terre.  Laissez-nous le temps de plier bagages et nous partirons."  Un de mes collaborateurs touaregs et chrétien aussi est allé leur parler.  Ils m'ont alors rappelé.  Avec le dialogue, ils ont ouvert leur coeur, nous nous sommes entendus.  Dès lors, nous n'avons jamais été menacé et je suis prêt à dire qu'ils nous auraient protégés si nous avions eu à craindre quoi que ce soit par la suite.

À bientôt
Daniel

02 janvier, 2013

Bonne année!

Bonne année 2013!

Nous sommes tous rendus à 2013, malgré toutes les menaces de fin du monde.
L'humain a la force de résilience.  Nous pouvons nous enfarger dans notre vie personnelle ou professionnelle et nous pouvons toujours rebondir...  De mon côté, je crois que notre capacité de rebondir est meilleur lorsque nous sommes entourés de personnes qui nous supportent.  De même, je crois que l'humanité peut rebondir, elle peut le faire en dehors des sillons tracés qui nous gardent captifs de la consommation et de la pollution.
Comment voir 2013?
Je ne considère pas les nouvelles pour trouver le sourire.  Dans mon coeur, j'ai le sourire, même si je n'ai rien de concret qui me garantit le bonheur, sinon ma foi.  Depuis, quelques semaines, il y a plus de portes fermées pour notre retour en Afrique et pourtant, j'ai espoir, même si ce n'est que cela.  Je crois en Dieu et c'est bien ma foi qui me permet de sourire à 2013.  Je le dis au risque d'être contredit dans 12 mois.  Est-ce un pari?  un bluff?  une folie?  une foi et un désir familial!

Je vous souhaite de la foi et de l'espoir en 2013.  Nous disons souvent que la santé vaut tout, mais être malheureux en santé, ça fait le malheur long.  Mais être confiant et espérant, en santé ou non, le temps s'allège et le visage sourit.

À bientôt

Daniel