27 février, 2013

Comptoir Alimentaire 2

Hier encore, j'étais au comptoir alimentaire.  Je conteste les comptoirs et les banques alimentaires parce qu'elles proposent une prise en charge d'un besoin.  Elles sont des "acétaminophènes".  Je considère qu'il vaut mieux promouvoir la débrouillardise.  Par exemple, chercher les spéciaux de la semaine et prévoir son menu en fonction de ce qui est le moins cher ou apprendre des recettes simples et moins chères.
Parfois, j'ai entendu des gérants de banques alimentaire qui cherchent à contrôler la clientèle pour vérifier qu'elle est pauvre.  Les gérants craignent que les "clients" aillent revendre les denrées.  Pour ma part, si un "pauvre" va au comptoir alimentaire, prend des denrées et les revends, c'est une bonne débrouillardise.  D'abord, il ne deviendra pas riche comme cela.  Et s'il trouve un acheteur pour des denrées périmées ou à une semaine de l'être et à un prix "payant", il trouvera plusieurs concessionnaires d'occasions pour l'embaucher.  Non, le plus plate qui arrive est qu'une personne va prendre son panier et qu'elle va jeter les denrées qui sont périmées (bien qu'encore comestible) ou qu'elle va les jeter parce qu'elle ne sait pas ce que c'est ni comment les manger.
Là où le comptoir où je vais - Nouvelle Vision des Jeunes - me contredit c'est que ce sont les gens du quartier qui ont demandé un comptoir et ce eux qui le font.  Ils sont bien malhabiles, ils sont critiqués par d'autres organismes beaucoup plus efficaces, mais ils sont un témoignage de la débrouillardise que je valorise et de la solidarité que notre monde a besoin.  Deux valeurs qui vont à l'encontre de la course à la consommation de notre temps.

Daniel

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